C'est mon coup de cœur de ce début d'année déjà bien entamée. Deux frères: un tout maigre avec un œil en moins ( Stef Aerts) tient un bar, l'autre (Tom Vermeir) avec des faux airs de Peter Mullan s'occupe du chenil de sa femme. Ils vont se retrouver pour agrandir le "Belgica" du premier. Et commence une aventure passionnante mêlant toutes les passions, les excès, les regrets, les remords, les coups de gueules, les histoires d'amour, les petits arrangements avec la vie. Le lieu magique, adulé des foules belges s'est bâti sur des fausses bases, aussi il faudra beaucoup de chance , d'amour de travail pour qu'il puisse perdurer. Surtout que l'alcool, la drogue, le sexe jouent un rôle plus que de raison. La musique, moi qui ne suit pas très sensible à ces ambiances, m'a transporté véritablement. Cette utopie on a envie qu'elle se réalise alors que planent au-dessus d'eux les vécus familiaux avec leurs démons. A voir absolument. Une petit bijou.
dimanche 13 mars 2016
Belgica
C'est mon coup de cœur de ce début d'année déjà bien entamée. Deux frères: un tout maigre avec un œil en moins ( Stef Aerts) tient un bar, l'autre (Tom Vermeir) avec des faux airs de Peter Mullan s'occupe du chenil de sa femme. Ils vont se retrouver pour agrandir le "Belgica" du premier. Et commence une aventure passionnante mêlant toutes les passions, les excès, les regrets, les remords, les coups de gueules, les histoires d'amour, les petits arrangements avec la vie. Le lieu magique, adulé des foules belges s'est bâti sur des fausses bases, aussi il faudra beaucoup de chance , d'amour de travail pour qu'il puisse perdurer. Surtout que l'alcool, la drogue, le sexe jouent un rôle plus que de raison. La musique, moi qui ne suit pas très sensible à ces ambiances, m'a transporté véritablement. Cette utopie on a envie qu'elle se réalise alors que planent au-dessus d'eux les vécus familiaux avec leurs démons. A voir absolument. Une petit bijou.
The assassin
Parfois l'artiste confond peinture et cinéma, souvent pour le meilleur "Barry Lyndon" de Kubrick ou "les moissons du ciel" de Malik mais aussi vainement comme ici. Pourquoi tant de beautés, de paysages somptueux, de décors à couper le souffle, de scènes d'intérieur aux lumières feutrées pour rien. Aucun soupçon d'histoire ou juste une trame qui se résume en une phrase. Pourtant le prologue en noir et blanc promettait beaucoup. Tout s'arrête d'un coup sans raison, comme les combats souvent inachevés; Bref une énigme. Jugez vous même de la chose.
vendredi 11 mars 2016
L'histoire du géant timide
Fùsi est un colosse, par vraiment rejeté par les autres mais pas accepté non plus. Son physique le tient à l'écart des femmes, des collègues, même de sa mère. Il est plutôt la personne serviable qu'on exploite et sur laquelle on passe ses nerfs. Mais il tombe amoureux, il sait que sa relation ne sera pas simple mais cela lui ouvre des horizons nouveaux. Gunnar Jònsson est filmé avec tendresse infinie, on partage immédiatement les doux rêves de ce géant. Finalement sa solitude assumée depuis si longtemps, ses relations fragiles avec son entourage qu'il gère remarquablement, seront un atout et toutes les personnes qui gravitent autour de lui, avec un physique ou une vie plus faciles traversent elles aussi dans une détresse profonde et d' autres formes de solitude. Remarquable.
Anselm Kiefer (Beaubourg) °°°Dans les années 70 il ravive le passé douloureux de l'Allemagne nazie pour lutter contre l'oubli, l'indifférence avec des oeuvres souvent colossales. L'expo en montre 150 en thématiques simples, chronologiques, avec des hommages à Genet, Bachmann, Heidegger, Rimbaud, Baudelaire. Le nazisme faisant partie de son passé d'allemand il s'interroge sur son être propre. Cette expo vaut bien plusieurs séances chez un psy. Il y a des oeuvres d'une force incroyable comme celle "Pour Paul Celan" une poésie, des mots, des livres calcinés illustrant Heinrich Heine : " là où l'on brûle des livres, on finira par brûler des hommes. Fort, pas très gai mais souvent bouleversant.
mercredi 9 mars 2016
C'est vraiment un tout petit film qui démarre difficilement, surjoué que c'en est gênant et puis arrive Lambert Wilson et tout s'éclaircit. Il peut décidément tout jouer, même ces choses toutes bêtes. On y croit pas un seul instant à cette histoire où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Lourd, lourd, mais la fin est assez sympathique.
mardi 8 mars 2016
The revenant d' Alejandro González Iñarritu (U.S) °°° 2h36On peut dire que Leonardo DiCaprio n'a pas volé son Oscar, il crève l'écran. C'est un rôle en or: un trappeur déchiqueté par un grizzly (comme violé) est laissé volontairement pour mort par ses compagnons d'infortune, assiste à l'assassinat de son fils et surmonte la nature hostile et tous les pièges humains par sa seule volonté de vengeance. La mise en scène est vraiment virtuose avec des contre-plongées fantastiques et des trouvailles géniales qui aident à supporter les 2h30 que dure le film. On est loin des classiques westerns d'antan, le réalisateur ose tout, trop peut-être, enchaînant les situations les plus extrêmes sans discontinuer, la douleur étant le fil rouge. Cela fait un peu The Walking_Dead , mais les réflexions sur la nature humaine l'emportent au final. Tom Hardy et Domhnall Gleeson sont parfaits. A voir de toutes les façons.
lundi 7 mars 2016
Nahid
Dans la famille "Branque" je voudrais la mère, le père, le fils, l'amant.... Une femme iranienne veut vivre sa vie de femme pleinement, dans un monde d'homme. Le désespoir, la fatigue la font agir de façon irraisonnée. Son ex, un drogué, dealeur pas tout à fait repenti agit comme tel mais arrive à presque séduire le fils; celui-ci livré à lui même en profite et ne sait plus où se poser . Mensonges, vols, crises, achats compulsifs et mariage temporaire - qui existe en Iran - un autre regard sur le divorce loin et proche de " La séparation". Intéressant, courageux, avec mise en scène futée mais pas totalement captivant, servi par une Sareh Bayat impeccable.
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