vendredi 31 juillet 2026

Le triangle d'or

 

Le triangle d'or de Hélène Rosselet-Ruiz (Fr) °°° 1 h 30

Très bon film sur les rapports toxiques entre un riche prince du golf et sa maîtresse tenue cloitrée et surveillée dans une riche villa parisienne. L'arrivée d'une domestique va aider (enfin peut-être) cette prisonnière à prendre conscience de la situation. Dès le début avec l'entretien d'embauche, sous caméra, on sait que ce sera un bon film, on le sent. Les relations entre la maîtresse de maison et sa domestique, tout d'abord vraiment difficiles (elle est odieuse) vont petit à petit prendre une tournure inattendue jusqu'à un final glaçant. C'est un vrai thriller psychologique passionnant. A voir.

jeudi 30 juillet 2026

I want your sex

 

I want your sex de Gregg Araki (U.S) ° 1 h 30

Vraiment déçu par ce nouvel opus d'Araki. On n'y trouve plus la sensualité, la provocation de ses premiers films. Tout semble fade pour un tel sujet, c'est un comble. Ce stagiaire qui tombe dans les mains sadomasochistes de sa patronne créatrice d'œuvre d'art chaudasses nous ennuie plus qu'il nous émeut. Allez revoir "the Doom generation" même si Olivia Wilde s'éclate ici, comme une petite folle. Bof.

mercredi 29 juillet 2026

L'odyssée

 

L'Odyssée de Christopher Nolan (U.S) °° 2 H 53

Superproduction modeste, ce qui semble contradictoire mais Nolan évite les super effets spéciaux pour resserrer l'action. Cela fonctionne plutôt bien avec le cyclope et les sirènes. Dans cet esprit, j'aurais aimé qu'il s'approche de l'univers de Pasolini épuré et exagéré en même temps. Pourtant je reste un peu sur ma fin car l'histoire est un peu vidée de son esprit d'aventure; les épreuves se succèdent sans qu'il y ait de véritable suspense, d'enjeu au profit d'une esthétique originale, d'une distribution de prestige et cela casse l'idée que je me fais de l'univers homérique. Ceci dit il traite les sujets de la mémoire, de l'oubli, de la responsabilité, des valeurs mais comme en retrait. C'est très beau mais il manque l'état de grâce,  l'émotion. Crépusculaire: à voir de toutes les façons.

mardi 28 juillet 2026

Gavagai et autres malentendus

 

Gavagai et autres malentendus de Ulrich Köhler (All) ¤ 1 h 31

Sur le tournage de Médée au Sénégal sous la direction d'une réalisatrice (Nathalie Richard) Nourou (Jean-Christophe Folly que j'adore mais qu'est-il venu faire dans cette galère?) a une liaison avec l'actrice principale. Ils se retrouve au festival de Berlin où l'acteur aura quelques problèmes avec des racistes. Il ya quelques bons moments (rares) et le reste du temps on s'ennuie ferme sans savoir où tout cela nous mène. Bof.

Proud

 

Proud de Karol Klementewicz & Monika Pecikiewicz (Pol) °°° HBO 1 saison, 8 épisodes

Filip, un jeune modèle gay impulsif et sûr de lui va devoir s'occuper d'un bébé, sa nièce, après la mort de sa mère. Comment préserver sa liberté, son style de vie tout en assumant une responsabilité toute nouvelle. Comment convaincre la population polonaise, l'administration hostile que c'est possible. Comment lutter au quotidien contre l'homophobie. Cette série est vraiment formidable, très bien écrite et bénéficie du charisme extraordinaire de son interprète principal Ignacy Liss. A voir.




lundi 27 juillet 2026

De la comédie française

 

De la comédie française de Martin Darondeau & Bertrand Usclat (Fr) °° 1 H 15

Pas aussi enthousiaste que la presse unanime pour ce film sympathique, avec un début parfait et une très jolie fin. Il faut noter la durée une heure quinze, une bonne chose. Nina (Pauline Clément) doit présenter sa première mise en scène d'une pièce de Shakespeare au Français, dans trois heures, alors que son actrice principale est bloquée en province. Les ennuis s'accumulent: entre les égos, les histoires de cul, la maniaquerie du régisseur, l'incompétence de la maquilleuse improvisée etc ... Certaines répliques font mouche, d'autres plus potaches sont plus lourdes (cf Danièle Lebrun et son joint ou l'histoire du slip) Par contre le film sait, ne pas suivre une ligne toute tracée, il révèle quelques surprises, on en sort assez content. A voir. 

The choral

 

The choral de Nicholas Hytner (G.B) °° 1 H 53 sorti en VOD en mars 26

Dans la ville de Ramsden, la chorale est la principale activité. Mais les chanteurs partent les uns après les autres à la guerre. Il faut trouver un nouveau chef de chœur. Ce sera Ralph Fiennes qui sen chargera amenant avec lui un passé douloureux. Saura t-il fédérer toutes ces différentes personnalités au fort caractère. Construction classique, prévisible, théâtrale mais avec de vrais moments d'émotions. Le jeu un peu caricatural de certains personnages s'oublie avec d'autres plus convaincants comme Jacob Dudman en jeune homme revenu manchot du front. Pourquoi pas.

Eterny

 

Eterny de David Freyne (U.S) °° 1 H 54

Romance attachante sur un vieux couple qui se retrouve, après leur mort, dans un au-delà plutôt innovant où l'on doit choisir un lieu pour l'éternité. Mais Elisabeth Olsen y retrouve aussi son premier amour mort au combat. Que faire, qui choisir ? Intéressant , quelque fois un peu sirupeux, mais bien joué.

vendredi 10 juillet 2026

L'âge atomique

 

L'âge atomique d'Héléna Klotz (Fr) ¤ 1 H 08 [2012]

C'est carrément incompréhensible, cette courte chose qui semble durer des heures, ratée comme c'est pas possible a reçu le prix Jean Vigo. C'est d'une nullité profonde. Dans quel monde vit la réalisatrice? C'est caricaturale, ridicule et surtout très prétentieux. Ces jeunes qui trainent la nuit et qui dialoguent dans le vide me donnent la gerbe. A fuir.

La chaleur

 

La chaleur de Stéphane Demoustier (Fr) °° 1 H 32

"L'inconnu de la grande arche" ne m'avait pas emballé mais celui-ci est drôlement bien foutu. Dans un camping de bord de mer, un ado provoque sans le vouloir la mort d'un autre vacancier. Il panique sur la marche à suivre et va être confronter des moments d'angoisse dans les jours qui suivent. Les héros sont ordinaires, voire moches, gros, coincés, même les plus "populaires" ça nous change, l'histoire totalement crédible, le suite des événements logique. Pas d'esbroufe, de coup de théâtre, c'est une tragédie de camping qui suit son cheminement inéluctable. A voir.

jeudi 9 juillet 2026

Evil Dead Burn

 

Evil Dead Burn de Sébastien Vanicek (U.S) °° 1 H 50

On se rappelle de "Vermines" très réussi du même réalisateur qui a été appelé aux States par Sam Raimi, pour faire le numéro 6 de la série. Il a fait le job, plutôt bien. Ce sont les mêmes ingrédients, les mêmes lieux mais la victime, ex victime d'un mari violent, se bat avec ses beaux parents possédés par le diable. Souheila Yacoub s'en sort bien ( en tant qu'actrice je précise parce que dans le film c'est autre chose). C'est très gore, et les maquillages et effets spéciaux sont vraiment flippants. Pour public consentant. 

mercredi 8 juillet 2026

Microsta

 

Microstar de Léopold Kraus (Fr) °° 1 H 27

Un film générationnel sans prétention, qui pose la question du comment réussir dans le show biz sans être le fils "de" ce qui ne manque pas d'autodérision puisque Abraham Wappler et Raïka Hazanavicius y sont les personnages principaux. Certaines scènes sont réussies mais le film tourne un peu en rond, sans véritable scénario. Pourquoi pas. 

mardi 7 juillet 2026

Sebastiane

 

Sebastiane de Derek  Jarman (G.B) ° reprise [1977]

Poème érotique gay, politiquement érotique, un peu sado-maso qui a pris un sacré coup dans l'aile. Tout cela parait un peu cucul de nos jours; nous sommes au 4ème siècle après J.C, Sébastien est garde et favori de l'empereur Dioclétien persécuteur de chrétiens. Dégradé et exilé sur une île il va subir les tortures de Séverius. Entièrement en latin, ce n'est qu'un prétexte à dénuder les garçons qui s'adonnent aux plaisirs charnels dans un monde sans femmes. Bof.

Cintré

 
Cintré de J.Max (Apollo) °° 1 H 00

Mis en scène de Delphine Grand. Un seul en scène sur la mode composé d'anecdotes sur les personnalités de Coco Chanel, Yves Saint-Laurent, Paco Rabane, J.P Gaultier etc ... Souvent drôle (Le personnage de YSL est très réussi) bien rythmé, J. Max prend du plaisir à nous raconter tout cela et réussit à faire passer son texte. La mise en scène gagnerait à être plus présente pour "étoffer" , jeu de mots, tout cela. Pourquoi pas.

samedi 4 juillet 2026

Eega, la mouche vengeresse

 

Eega, la mouche vengeresse de S.S. Rajamouli (Inde) °°° 2 H 14 [film de 2012]

Inconnu en France, adulé dans les reste du monde ce réalisateur souvent nommé aux Oscars débarque cet été. Jamais on avait vu une vengeance traitée avec une telle folie et d'inventivité. C'est un pur bonheur sans oublier le côté hilarant et le second degré de la chose (surtout les 20 premières minutes caricatures des films bollywoodiens) C'est tellement hors sol qu'on jubile à chaque idée, même le côté violent (ce n'est pas du tout le principal) a quelque chose de réjouissant, comme dans destination finale. D'ailleurs les américains ont dévalisé son imagination pour les remettre à leur sauce. Le contraste entre la facétie de l'insecte et le machisme grotesque du méchant est génial. RRR de 2022 arrive le 29 juillet. Miam-Miam...

Lee Miller

 

Lee Miller (MAM)°°

Courageuse, elle suit l'actualité sur tous les fronts, la libération de Paris, des camps. Curieuse, elle voyage (Egypte, Roumanie etc...) Amoureuse, elle vit plusieurs histoires. Fidèle en amitiés par exemple avec Pablo Picasso, Man Ray etc... son travail est impressionnant parfois déroutant ( dans la maison d'Hitler) mais elle ne m'a pas autant ému que Denise Bellon, sur les mêmes sujets ou à peu près. A découvrir.

vendredi 3 juillet 2026

Enola Holmes 3

 

Enola Holmes 3 de Philip Barantini (G.B) ° 1 H 45 Netflix

C'est le degré zéro du scénario. On ne retrouve pas l'humour, le petit plaisir narratif des deux premiers. On s'y ennuie ferme. Tout est téléphoné et Millie Bobby Brown est assez mauvaise. Quant à Henry Cavill et Héléna Bonham-Carter leur présence est anecdotique, c'est un peu du gâchis. Restent les paysages de l'île de Malte. Un gros bof.

On l'appelait Robin des bois

 

On l'appelait Robin des bois de Michael Sarnoski (U.S) ¤ 2 H 01

Nul. Allez, une fois n'est pas coutume je vais être catégorique. Je ne suis resté que 40 minutes parce que je n'en pouvais plus de toutes cette violence gratuite ( d'habitude ça ne me dérange pas plus que cela, parce qu'il y un scénario). Robin aurait été horrible, sanguinaire et se foutait des gens comme de sa première chemise, bon, pourquoi pas et ? ... Et rien, cela veut sans doute s'inspirer de "Games of Thrones" mais c'est surtout un puits sans fond. Au secours.

jeudi 2 juillet 2026

Miss Mermaid

 

Miss Mermaid de Pauline Brunner & Marion Verlé (Fr/Bel) °° 1 H 32

Après un début de film un peu difficile et ennuyeux, l'histoire intéresse avec l'arrivée d'Annie Mercier & Thomas VDB qui accompagnent Aloïse Sauvage dans sa quête à de venir sirène. Convenu mais touchant, avec un côté social sans être trop appuyé. Pourquoi pas.

Antigone

 

Antigone de Jean Anouilh (Théâtre poche) °° 1 H 50

Mis en scène sobre et un peu effacée de Didier Long. Quel plaisir de retrouver cette pièce que j'ai jouée il y a 50 ans maintenant et de retrouver les mots comme si je les avais appris la veille. Antigone celle qui dit non à l'autorité incarnée par Créon qui refuse les honneurs funéraires à Polynice, Sa désobéissance qui lui vaudra la mort. Anouilh a écrit cette pièce pendant la guerre comme un appel à la résistance, jouée en 44. Elle est devenue un classique. Même un peu figés les acteurs sont très bien surtout Eric Laugérias (Créon), Séverine Vincent (Nounou) et Antony Cochin (le garde) . Hermine Granville (Antigone) manque un peu de charisme et ne sait pas quoi trop faire de son corps, mais on passe une belle soirée.

mercredi 1 juillet 2026

Fonds Enki Bilal

 

Fonds Enki Bilal (Rue Charlot) °°

Tout nouveau petit musée consacré à Enki Bilal dans le marais où l'on retrouve avec plaisir des planches du bédéiste, des tableaux, mélange d'acrylique et de pastels, petits et grands formats. C'est un bonheur pour les yeux. On replonge dans notre enfance avec la "femme piège", "La foire aux immortels", "Partie de chasse","Le sommeil du monstre" etc... Sympa.

Notre histoire, chroniques du Caire

 

Notre histoire, chroniques du Caire de A.B. Shawky (Aut/Egypte) °° 2 H 00

Saga familiale au Caire depuis 1967. Ahmed commence une correspondance avec Liz, autrichienne avec qui il partage la passion de la musique. Mais en Egypte c'est le chaos total et cela va durer les 30 ans que dure le film, jusqu'à l'assassinat de Sadate. Sa famille prend beaucoup de place, parle fort, vit dans le brouhaha permanant, presqu'autant que dans les rues. Après un séjour en Autriche où ils vont conclure, Ahmed revient au pays où il épousera Liz qui l'aura rejoint. Film chaleureux, un peu cliché, qui va vite, plein d'énergie, avec de vrais moments d'émotions. A découvrir.