vendredi 9 octobre 2026

The social Reckoning

 

The Social Reckoning d'Aaron Sorkin (U.S) °° 1 H 53

Enquête passionnante dans l'univers Facebook qui a été conçu pour booster les idées extrémistes et nauséabondes de l'Amérique trumpiste. Une lanceuse d'alerte effrayée parce qu'elle voit et un journaliste vont mener bataille pour dénoncer l'arnaque pendant les années Covid jusqu'à l'assaut sur le Capitol qui peut-être ( rien n'est plus sûr) fera naître un semblant de conscience. Suite du "Social Network", ce film qui a un peu de mal à démarrer se suit avec un réel intérêt. Pourquoi pas.

jeudi 8 octobre 2026

L'espèce explosive

 

L'espèce explosive de Sarah Arnold (Fr) °°° 1 H35

Que ça fait du bien! Enfin un film drôle... avec pêle-mêle: un flic dépressif (génial Alexis Manenti qui ose tout), un collègue égocentré (Vincent Dedienne antipathique pour la deuxième fois cette semaine, après Ni vue, ni connue) une psychologue borderline, des chasseurs corrompus et une horde de sangliers polonais géants. Dans le registre de "L'ours dans le jura" avec du burlesque en plus, de la dinguerie ( le mot est à la mode) et beaucoup de tendresse. Mélange des genres tout à fait réussi, audacieux. Cela rappelle Alain Guiraudie avec une séance LGBT dans un bar tout à fait réjouissante. Un pied de nez au monde actuel, "hors sol" comme cet élevage de sanglier. A voir pour une bonne poilade intelligente. 

Françoise par Sagan

 

Françoise par Sagan par Caroline Loeb (Essaïon) °° 1 H 10

Mise en scène par Alex Lutz. Monologue sensible, simple et délicat, souvent drôle, parfois un peu contradictoire mais toujours vrai et sincère de la part de la comédienne qui nous parle comme une Sagan pleine d'esprit et provocatrice. Tiré d'interviews, elle parle de tout: de littérature bien sûr, du succès, de la solitude, du jeu, de l'alcool, de la mort, bref de ce qui fait la vie. A voir.

mercredi 7 octobre 2026

Ni vue, ni connue

 

Ni vue, ni connue de Marc Fitoussi (Fr) °°° 1 H 53

Réussi. On est plus près du "triste" que de la comédie. Je m'explique: on suit trois comédiennes qui ne sont pas forcément heureuses. Isabelle Huppert est figurante depuis des années et n'arrive pas à décrocher ne serait-ce qu'un petit rôle ( autodérision totale) Elle harcèle tout le monde avec ses C.V, subit humiliation, vexations de la part de tous mais résiste, s'accroche. Sandrine Kiberlain la star, entre caprices et solitude, vit dans un monde de privilèges qui affadit son jeu et Anne Marivin, blasée, entre les deux, dont on ne se rappelle jamais le nom devenue presque méchante. Un film plein d'idées, hommage à Isabelle qu'on a plaisir à voir. La critique du milieu du cinéma n'est pas si légère que ça....

Singin' in the rain

 

Singin' in the rain adapté du film de Stanley Donen & Gene Kelly (Le Lido 2) °°°° 3H00

Robert Carsen réussit pour la deuxième fois son pari d'adaptation de la plus célèbre comédie musicale, celle qui fait du bien. Le passage du cinéma muet ( il y en a beaucoup dans la mise en scène) au parlant avec toutes les danses, toutes les chansons, de magnifiques costumes et une troupe géniale, d'une vivacité contagieuse qui ne veut qu'une chose : faire plaisir au public. Et malgré la panne, vite oubliée d'hier, on passe une merveilleuse soirée et on sort heureux. Monsieur Choplin, merci, et si pour le prochain vous proposeriez "Chorus line" !!! je dis cela comme cela .... Courez-y.

mardi 6 octobre 2026

Tip toe

 

Tip toe de Russel T. Davies (G.B) °°° 1 saison, 5 épisodes HBO

A Manchester, Léo et Clive voisins depuis des lustres s'entredéchirent quand ils apprennent que les fils de ce dernier sont gay ou influenceur sexy. Non, cette série ne date pas des années 80 mais est bien actuelle, dans toute sa cruauté. Ce brûlot contre la bêtise et l'aveuglement désespère d'un avenir radieux. Il décrit le masculinisme toxique, l'homophobie même plus rampante mais avérée et normalisée. Peut-être notre avenir proche. De toutes les façons, une fois de plus le final avec ses sportifs en chambre dégénérés me conforte dans mon exécration de l'esprit de bande qui est rarement bienfaisant et amical comme on le dit souvent . A voir.

Verity

 

Verity de Michael Showalter (U.S) ° 1 H 54

Les dix dernières minutes sauvent in extrémis ce film de l'ennui le plus total. C'est assez bête, téléphoné et mal joué par les deux comédiennes. Reste Josh toujours aussi séduisant mais cela ne fait pas un film. Il manque de chair, de sexe, de vie, dégouline de clichés. Bref on peut éviter.