dimanche 24 mai 2026

Plumes du paradis

 

Plumes du paradis ( Musée du quai Branly) °°°

Très belle expo sur la gente ailée de la Papouasie - Nouvelle Guinée dont l'oiseau du paradis est l'emblème fragile car en voie de disparition. Il y a tout: les oiseaux eux-mêmes, mais toute leur histoire en tableaux, images, photos, cartes, modes ( les femmes du début du siècle étaient très friandes de plumes pour leurs chapeaux, robes etc.., jusqu'à la disparition probable de l'espèce). Maintenant c'est la disparition des arbres qui pose problème. A voir.

Histoires parallèles

 

Histoires parallèles de Asghar Farhadi (Fr) °° 2 H 19

C'est un mélange un peu étonnant de "Brève histoire d'amour" de Kieslovski, de "Fenêtre sur cour" sans le côté enquête dans un enchevêtrement Almodovarien dans lequel j'ai eu beaucoup de mal à entrer. Mais une fois installé je me suis laissé charmer, souvent, pas tout le temps, par ce récit gigogne. Farhadi s'est offert une distribution de rêve. Il faut accepter qu'un SDF (Adam Bessa) devienne du jour au lendemain l'aide d'Isabelle Huppert, écrivaine en mal d'inspiration qui espionne ses voisins (Niney, Efira, Cassel: on aimerait avoir les mêmes) pour son roman, etc .... Mais la mise en scène qui alterne réalité, fiction, fantasme, est vraiment prodigieuse. On y retrouve des scènes d'autres films de Kielovski comme un hommage à celui-ci. Un imaginaire très intéressant.

vendredi 22 mai 2026

Un pas de côté

 
Un pas de côté (Théâtre de la Renaissance) ° 1 H 25

Cette pièce n'est pas désagréable mais on a l'impression de l'avoir vu cent fois. Il n'y rien de nouveau, ni dans le texte, dans le jeu ou la mise en scène. Les acteurs font leur boulot. Isabelle carré et Bernard Campan se retrouvent pour la énième fois et s'entendent très bien. Comme dit dans la pièce c'est une anecdote sans plus.

L'être aimé

 

L'être aimé de Rodrigo Sorogoyen (Esp) °° 2 H 15

Même si ce film a des qualités indéniables, il m'a surtout ennuyé. Surtout le début interminable. On s'accroche pour Javier Bardem éblouissant en réalisateur tyrannique qui ne pense qu'à son film où il fait jouer pour la première fois sa fille qu'il n'a pas vu depuis 13 ans. On pense bien sûr à "valeur sentimentale" que je n'avais pas vraiment aimé non plus ou à la "nuit américaine" qu'il faudrait que je revois. Et vient la scène du repas incroyable et tellement vraie qu'elle efface le reste et mérite le détour comme dirait le guide Michelin. Mais tout cela est vraiment très long et autocentré. A vous de voir.

La zone indigo

 

La zone indigo de Mélody Mourey (Théâtre des Béliers Parisiens) °° 1 h 50

Pas tout à fait séduit par cette nouvelle création de Mélody Mourey, même si tous les ingrédients y sont présents: une bonne histoire, assez bien écrite avec de bons comédiens et un décors intéressant. Alors quoi ? Peut-être trop de mouvements tout le temps dans la mise en scène, trop de texte sans aucune respiration. Le spectateur n'a pas le temps de souffler, de s'approprier le sujet important du futur écologique. (Et puis pour moi l'heure tardive de la représentation, papy est un couche tôt) ... Pourquoi pas.

The criminals

 

The criminals de David mackenzie (U.S) °°° 1 H 37

Enfin un film de genre réussi. Ici un braquage rondement mené, possible grâce à une évacuation massive pour alerte à la bombe non explosée de la seconde guerre mondiale. Action, rebondissement, coup de théâtre il y a tout, même nos chouchous Aaron Taylor-Johnson et Theo James qui n'oublient pas de nous monter leurs abdos et on les en remercie. Un très bon divertissement.

jeudi 21 mai 2026

De si remarquables créatures

 

De si remarquables créatures de Olivia Newman (U.S) °° 1 H 51 (Netflix)

C'est plus un conte de fée qu'un film, le genre qu'on regarde sous la couette en couple, en essayant de se réchauffer les pieds. Heureusement qu'il y a Sally Field en femme de ménage qui nettoie des aquariums ( J'ai fait ce métier au palais de la découverte en 83) qui s'est pris d'amitié pour une pieuvre géante et Lewis Pulmann en vagabond au grand cœur. Une tragi-comédie familiale un peu neuneu mais sympatoche.