samedi 24 octobre 2026

Karma

 

Karma de Guillaume Canet (Fr) ° 2 H 20

Mais pourquoi Marion Cotillard retourne dans la secte où elle a grandi après la disparition inquiétante de son filleul ? Après un début vraiment laborieux on commence à s'y intéresser un peu quand on entre dans cette communauté mais tout y est convenu, on a déjà vu (ou plutôt lu) tout cela dans les thrillers genre Chattam ou Niko Tackian. Pour une nuit d'hiver, quand on a rien d'autre à se mettre sous la dent. Bof.

Le grand déplacement

  

Le grand déplacement de Jean-Pascal Zadi (Fr) ¤ 1 H 23 [2025]

On se demande si ce nanar intersidéral n'a pas été fait pour voir jusqu'où on peut accepter le foutage de gueule. Il n'y a rien: pas un gag, pas un bon mot, des acteurs qui s'ennuient ( pas autant que le spectateur), même visuellement c'est plat, un vaisseau à la vitesse de la lumière qui fait du surplace, c'est chaud. Et la fin plonge dans le ridicule géopolitique. Désolé pour les comédiens qui ont cru à ceci. J.P Zadi se rattrapera sans doute. 

vendredi 23 octobre 2026

Wicker

 

Wicker d'Eleanor Wilson & Alex Huston Fischer (U.S) °° 1 H 45

Sympatoche. Une vieille fille (Olivia Colman), risée du village, parce que pêcheuse de poisson d'eau douce et sentant mauvais demande au vannier de lui fabriquer un homme pour époux. En osier hyper sexy ( Alexander Skarsgàrd, dont on regrette de na pas voir la plastique, du coup) il devient l'envie de toutes les femmes frustrées du village. Fable gentillette un peu coquine avec de très bons effets spéciaux. Pourquoi pas.

jeudi 22 octobre 2026

Monstre 4

 

Monstre n°4 Lizzie Borden de Ian Brennan & Ryan Murphy (U.S) ° 8 épisodes

Si le début la série promet, on s'ennuie assez vite avec Lizzie Borden ( Ella Beatty) et sa compagne (Vicky Krieps). En 1892, elles sont accusées du meurtre à la hache de leur parents/patron à Fall River dans le Massachusetts. C'est long, surligné, convenu. Ce ne sont pas les icônes féministes modèles qu'on aimerait suivre comme on essaie de nous le faire croire. Bof.

La Gradiva

 

La Gradiva de Marine Atlan (Fr) °°°° 2 H 25

Après une très longue période de disette, voici que tous les bons films sortent en même temps. Le sujet pourtant n'est pas des plus attrayants: un voyage scolaire d'adolescents à Naples et Pompéi Mais le charme opère, fragile au début et terriblement émouvant ensuite. Ce n'est absolument pas une comédie mais une alchimie de plein de choses, de sensations, d'émotions, de découvertes, de beautés (les lieux, les gens) mais aussi de rapports difficiles entre jalousie, désespoir, amour, désir, déception... Ce premier long est formidable de justesse dans tous les domaines mais surtout pour les caractères des ados. James, le beau ( chacun ses goûts) séducteur qui sera le grain de sable, Toni, le désinvolte ( la révélation du film Colas Quignard, aux lèvres sensuelles irrésistibles, un César, sans doute, de la révélation ....) gay assumé et trublion fragile et (Suzanne) l'intello taciturne. Visites, balades, apprentissages, échanges, escapades nocturnes, tout est passionnant, peut-être grâce à la formidable professeur madame Mercier (Antonia Buresi), passionnée à l'opposé des caricatures habituelles qui nous fascine tout autant. Un écho du tumulte d'aujourd'hui. A voir absolument.

mercredi 21 octobre 2026

Double Fracture

 

Double fracture de Jean-Baptiste Darosey et Stéphanie Gagneux (Essaïon) °°°

Encore une belle surprise, après Antoine Heuillet et sa "course à la catastrophe", voici Jean-Baptiste Darosey ( plus que charmant) dans un seul en scène très émouvant. Comment exister en Haute-Saône, entre sept sœurs, un père bourru et une mère aimante trop tôt disparue? Comment survivre au sentiment de solitude, aux remarques homophobes quand on rêve de comédies musicales à Paris? Il y a un côté "Comment en finir avec Eddy Bellegueule" dans ce spectacle où l'acteur joue une dizaine de personnages passant de l'un à l'autre avec maestria. Une émancipation très poignante à découvrir.

Une femme aujourd'hui

 

Une femme aujourd'hui de Robert Guédiguian (Fr) °° 2 H 03

Je suis retourné voir la famille. Il m'avait manqué. Ariane Ascaride et Gérard Meylan vont bien, leur fille Marilou Aussilloux cartonne dans son boulot et n'a plus le temps de rien. Par contre Robinson Stévenin est au chômage, et Adrien Jolivet vivote. Le voisin, J.P Darousssin espionne gentiment et Jacques Boudet nous fixe de son cadre fixé au mur, on ne l'a pas oublié. Mais un viol va démolir ce petit monde. La golden girl souillée par son patron va prendre conscience de ce qui est  "l'important "en s'investissant dans le social. Remise en question sans dramatiste appuyé, avec même un certain recul ce qui n'empêche pas notre dernier gaucho à dénoncer le patriarcat, l'injustice sociale. Je retournerai les voir sans faute au prochain film. Un film qui fait du bien.