samedi 14 février 2026

Le gâteau du président

 
Le gâteau du président de Hasan Hadi (Irak) °° 1 H 42

Un film irakien, ce n'est pas courant aussi on est ravi de pouvoir découvrir le sud de ce pays, une région de marais tout à fait cinématographique. Nous sommes sous le règne de Saddam Hussein dont le culte de la personnalité se voit à chaque image. Pour son anniversaire, il demande aux enfants des écoles de lui faire un gâteau. Pas de chance le titrage au sort désigne Lamia, une bonne élève, mais pauvre qui vivote avec sa grand mère. Commence une chasse à l'ingrédient pour composer ce gâteau épique dans les rues qui va tourner au cauchemar (même s'il y a quelques scènes drôles). On pense à Vittorio de Sica (du vélo) tant les malheurs s'enchaînent sur cette magnifique petite Baneen Ahmad Nayyef qui crève l'écran. A découvrir.

vendredi 13 février 2026

Dreams

 

Dreams de Michel Franco (Mex) °°° 1 H 35

Cynique. Un danseur mexicain franchit clandestinement la frontière U.S pour entrer dans une compagnie de San Francisco et retrouver sa directrice dont il est l'amant. Mais sa présence tant appréciée sexuellement dérange en dehors des ébats. Rapports de force, pouvoir de l'argent, différence sociale, tout ne va pas se passer simplement. Chacun se comportant de façon assez dégueulasse jusqu'à la dernière scène horrible. Dans une mise en scène âpre et sobre, Jessica Chastain et Isaac Hernandez sont parfaits. A découvrir.  

Send help

 

Send help de Sam Raimi (U.S) °° 1 H 53

Jubilatoire. C'est le retour de Sam Raimi qui nous amuse plus qu'il nous effraie avec cette robinsonnade gore. Un patron hors sol, prétentieux et un brin tyrannique se retrouve sur une île déserte après le crash de son avion en compagnie d'une secrétaire qu'il ne peut pas blairer parce que, quoique très compétente et jeune, ressemble plus à Carmen Cru qu'à Margot Robbie. S'en suit une guerre des Roses très réjouissante. Amusant.

jeudi 12 février 2026

Diamanti

 

Diamanti de Ferzan Ozpetek (It) °° 2 H 15

Malgré les critiques pas très élogieuses je trouve ce film généreux et plein de tendresse. Le réalisateur veut rendre hommage aux femmes, surtout aux actrices. Il imagine un atelier de couture où est représenté un panel de femmes ( amoureuse, battue, la cheffe tyrannique, l'alcoolique etc..) mais sans être trop démonstratif. C'est souvent attachant, quelque fois drôle mais toujours intéressant. A découvrir.

The mastemind

 

The mastermind de Kelly Reichardt (U.S) °°° 1 H 50

Très joli film qui s'apprécie petit à petit. Le générique illisible fait craindre le pire, surtout que le début est franchement raté mais dès que l'action ( c'est un grand mot puisqu'il s'agit d'un faux film de braquage) commence on est, encore une fois, sous le charme de Josh O'Connor monstre d'égoïsme même s'il semble ne pas s'en rendre compte, un homme commun, sans qualité qui se rêve cambrioleur et qui s'y jette avec de l'aide de branquignoles à qui je ne confirais pas la garde de mon chat. Amérique moche des années 80, dans le Massachusetts, la réalisatrice déroule sa mélancolie, son cynisme, dans un décors visuel et sonore qui ponctue l'actualité et qui s'amuse avec nous, avec un héros pas à la hauteur, et des seconds rôles qui déjouent tout espoir. La fin est magnifique comme quoi... A découvrir.

mercredi 21 janvier 2026

Le mage du Kremlin

 
Le mage du Kremin d'Olivier Assayas (fr) °° 2 H 36

L'ascension de Vladimir Poutine décortiqué avec brio dans une belle adaptation de Giuliano da Empoli, sous l'emprise redoutable et cynique de Vadim Baranov, (Vladislav Sourkov, en vrai) homme de l'ombre comme un poisson dans les eaux troubles des arcanes du pouvoir. Thriller efficace, long, très long, comme une piqûre de rappel (Boris Eltsine, le capitalisme sauvage du début, les oligarques richissimes, les trafiquants, Autocratie, complotisme, etc...) A découvrir.

Un jeune homme de bonne famille

 

Un jeune homme de bonne famille de Sébastien Lifshitz (Fr) °° 1 H 30

Autre documentaire de Lifshitz sur un acteur porno homo de films hétéros. On replonge dans les années 70 80, ce qui est intéressant: la libération sexuelle, le Paris ouvert, l'industrie pornographique, la censure, l'arrivée du SIDA mais on reste un peu en dehors parce que c'est un peu lisse. Mais la vie de Claude est vraiment hors norme, il vit en Ariège et se raconte avec émotion mais avec trop de détachement. Pourquoi pas.