mercredi 15 avril 2026

La corde au cou

 

La corde au cou de Gus Van Sant (U.S) °°° 1 h 45

Gus Van Sant, en pleine forme, rend un hommage appuyé à "Un après-midi de chien" du très regretté Sidney Lumett film de 1975 avec Al Pacino, qu'on retrouve ici dans un rôle contraire avec l'histoire vraie de Tony Kiritsis, homme ruiné par une société de crédit dont il kidnappe le fils du directeur. Film fiévreux, politique, et vain comme d'habitude, le pot de terre ne détruira jamais le pot de fer. Bill Skarsgard est parfait en homme blessé comme son otage, Dacre Montgommery, dont on sent qu'il pourrait sympathiser avec lui vu comme le traite son père. A voir.

mardi 14 avril 2026

Les trouble fêtes

 

Les trouble fêtes de Lucas Santa Ana (Arg) ° 1 h 40

Un repas d'anniversaire entre amis gays tourne aux règlements de compte dans une belle propriété de Buenos Aires. On s'ennuie ferme dès le début de ce film et cela ne va pas en s'arrangeant. La plastique du petit ami ne fait pas tout. Complètement dispensable.

Envers et contre tous

 

Envers et contre tous de Paul Oremland (Sam) ° 2023 1 H 30

Une tempête médiatique veut empêcher le mariage entre un prêtre et son petit ami samoan. Vraiment pas terrible, mais si vous n'avez rien d'autre à vous mettre sous la dent. Un gros bof.

L'âme d'un champion

 

L'âme d'un champion de Benjamin Howard (U.S) ° 1 H 33

Film qui ressemble à beaucoup d'autres, sur le coming out, d'un joueur de foot américain. Aucune originalité, mais plutôt bien joué. Il faudrait que les auteurs se mettent à travailler leur scénarios pour pouvoir nous intéresser un peu. Bof.



Le cri des gardes

 

Le cri des gardes de Claire Denis (Fr) ¤ 1 H 49

En 1983, Chéreau créait "Combat de nègre et de chiens" de Koltès sur un chantier de travaux publics en Afrique où un homme vient chercher le corps de son frère qu'on lui refuse. J'en garde un souvenir ému. Rapports de domination sur fond de racisme et de capitalisme rance. On ne retrouve rien ici, pas même une vision nouvelle que proposerait la réalisatrice qui n'est pas ma tasse de thé puisque je n'ai pas aimé son travail depuis "beau travail" justement. On se fout des protagonistes (Matt Dillon en fait des caisses, Bankolé stoïque comme d'hab, et les autres m'ont agacé de suite) Certes je suis fatigué, mais je n'ai pas accroché du tout et suis sorti avant la fin. Mais à vous de voir. 

 

L'Affaire Laura Stern de Frederic Krivine & Marie Kremer (Fr) °°° 1 saison, 4 épisodes

Laura, pharmacienne et mère de famille, a fondé une association d'aide aux femmes victimes de violence. Une adhérente est victime de féminicide sous ses yeux. Traumatisée, elle va assassiner deux maris violents avant de se rendre à la police et d'attendre son procès. Très belle série, très bien écrite et interprétée notamment par Valérie Bonneton et Pauline Parigot. A voir.

lundi 13 avril 2026

L'œuvre invisible

 

L'œuvre invisible d'Avril Tembouret & Vladimir Rodionov (Fr) °° 1 H 11

Cela ressemble à un poisson d'Avril : dans les années 50/60 un réalisateur Alexandre Trannoy monte de nombreux projets de films dont aucun ne verra le jour, qu'il soit annulé, inachevé, brûlé ou autres. Ce documentaire vaut surtout par les interventions drolatiques de Jean Rochefort, Jean-Claude Carrière, Edouard Bear, Claude Lelouch ou Anouk Aimé. Une curiosité qu'on a du mal à croire...