samedi 27 juin 2026

Fondation Cartier

 

Fondation Cartier pour l'art contemporain (°°)

Première visite dans ce nouveau lieu parisien où l'on retrouve beaucoup des expos de l'ancien centre boulevard Raspail. Le lieu en lui même est déjà passionnant; Jean Nouvel est un très grand architecte. quant aux œuvres il y en a pour tous les goûts. Beaucoup m'indiffèrent, voir m'agacent mais certaines m'ont intéressé, amusé ( surtout au niveau -1) avec une pièce avec deux carrés de couleurs qui vous happent dans le vrai sens du mot. A voir. 

vendredi 26 juin 2026

Euphoria

 

Euphoria de Sam Levinson (U.S) °° 3 saisons, 24 épisodes HBO max

Voilà une série assez déroutante, cela commence comme une sorte d' "Elite" américain. Au lycée Rue est une toxico qui cherche à donner un sens à sa vie, elle tombe amoureuse de Jules une trans. Autour d'eux gravitent d'autres ados plus ou moins attachants, Nate le beau gosse sportif odieux, les bimbos etc... Cela parle de sexe principalement et de drogues. Puis ca tourne un peu thriller, puis à la "Scarface" Bref, ça va dans tous les sens et ça ne raconte pas grand chose au final avec Zendaya, Hunter Schafer et Jacob Elordi (attention spoiler à qui on a donné une des morts des plus spectaculaires) Pas entièrement convaincu. 

Seuls les rebelles

 

Seuls les rebelles de Danielle Arbid (Fr/Lib/ Emir) ° 1 H 38

Les bonnes intentions ne font pas forcément un bon film. Malgré Hiam Abbas on ne croit un seul instant à cet amour décalé entre une palestinienne catholique et un soudanais de 40 ans son cadet, dans la ville de Beyrouth, filmé à Paris. C'est long, un peu vide, sans chair. Bien sûr on y parle racisme, préjugé, violence mais sans vraiment y croire . Bof 

jeudi 25 juin 2026

Les caprices de l'enfant roi

 

Les caprices de l'enfant roi de Michel Leclerc (Fr) °° 1 H 55

L'histoire de France revisitée de belle façon parce qu'à des années lumières de la réalité et c'est tant mieux. Après un début un peu laborieux la machine s'emballe et nous emballe comme un hommage à "de Broca" ou à "Oury" on pense même à Rappeneau. D'Artagnan (F. Dubosc rigolo dans un petit rôle) est chargé par la reine (Dora Tillier) de protéger Louis pendant la "Fronde". Il se défausse sur Cyrano qui le refile à Molière qui... C'est un mélange d'humour qui fonctionne très bien avec moultes références littéraires ou théâtrales, des références à l'actualité fort bien trouvées. Suzanne de Baecque fait un sans faute mais la palme revient au trio hyper touchant que forment Julia Piaton, Artus et Nemo Schiffman; Cela peut paraître foutraque, le petit roi est un peu fragile, mais on s'en fout, on a passé un bon moment.

mercredi 24 juin 2026

Maspalomas

 

Maspalomas d'Aitor Arregi & José Mari Goenaga (Esp) °°° 1 H 55

Puissant, excellent. Après un début très cru ce film nous remue les tripes par son sujet jamais abordé au cinéma ou si peu. Après un AVC au Canaries, un gay âgé, rejoint un établissement pour vieux où il va rencontrer l'amitié, retrouver sa fille qu'il a négligé, et repenser à son passé festif, amoureux, à la dictature, à l'homophobie, à la honte qu'il a toujours ressenti; José Ramon Soroiz, magnifique, a amplement mérité son Goya du meilleur acteur. Ce film tout en nuance, en délicatesse est un petit bijou de mise en scène avec une très belle fin. A voir absolument. 

lundi 22 juin 2026

Jim Queen

 

Jim Queen de Marco Nguyen & Nicolas Athané (Fr) °°° 1 H 25

Hilarant. Cela faisait un certain temps que je n'avais pas entendu une salle rire de bon cœur, et ça fait du bien. Une IST, l'hétérose, transforme les gays en hétéros fans de foot, en doudoune sans manches et ventre à bière ... C'est l'enfer pour Jim (Alex Ramirès) fier de ses abdos et influenceur prétentieux, roi du pump et des podiums et pour Lucien (Jérémy Gillet) crevette énamourée qui partent à la recherche d'un remède chez le professeur Ragout. Satire trash, politique, qui impose des représentations queer libres, cartoonesques, presque pédagogique pour nos amis hétéros. En effet cette recherche va passer dans tous les lieux gays de Paris, rencontrer tous les différents gays qui s'étiquettent eux-mêmes, bears, twinks, sados, masos, sniffers ... pas toujours en harmonie et va inciter chacun à balayer devant sa porte. Visuellement très réussi, inventif, rythmé, sous tabou. Un hymne à la prostate (Philippe Katrine) génial. Mais c'est surtout très très drôle.

Ulysse

 

Ulysse de Laetitia Masson (Fr) °°° 1 H 37

C'est le genre de film qu'on va voir en trainant les pieds et dont on sort content. Une mère se bat pour que son enfant handicapé aille à l'école, trouve une place dans la société. Elodie Bouchez y est formidable de bout en bout, son sourire humide en fin de film est totalement bouleversant. Le handicap d'Ulysse l'empêche de faire les choses de façon simple; tout lui est pénible, et l'apprentissage se fait en différé. Le combat de la mère est présenté comme récit épique, avec des obstacles à franchir, des étapes à passer, qui soient administratifs ou humains. Bonne interprétation de tous, R. Bohringer, Gringe, Consigny, Merhar. A voir.