samedi 7 novembre 2026

Paolo

 

Paolo de Sébastien Marnier (Fr) °° 1 saison, 7 épisodes HBO

Comédie noire. Thriller social, psychologique addictif avec un casting assez brillant (Jérôme Niel en tête) qui interroge les divergences entre les classes. Paolo, enfant, est tombé amoureux de Théophane. Quand il le retrouve adulte se présentant aux élections, il va vriller. Il va se rendre indispensable pour sa campagne jusqu'au meurtre. On suit cette chronique acide provinciale avec beaucoup de plaisir. 

Artistes au muséum

 

Artistes au muséum (Grande galerie de l'évolution) °°

Intéressante expo sur les artistes qui ont été inspirés par le muséum d'histoire naturelle dans tous les domaines, peintures, sculptures, dessins, photographies, films etc... Des très connus, Dali, Pompon, Doisneau, Denise Bellon, Barye, Bilal, Buffet, Delacroix .... et des moins ou pas connus. Des peintures sur velin et quantités de planches d'animaux, de plantes, de fleurs. A découvrir.

Moulin

 

Moulin de Làszlò Nemes (Fr/Hon) °° 2 H 14

Ce n'est pas vraiment un biopic mais le face à face entre Moulin et Barbie durant les derniers jours de la vie du résistant. Le choix de Gilles Lellouche se trouve être vraiment judicieux, il apporte une épaisseur, un regard, une posture intéressante. On ne retrouve pas dans ce film la patte des deux autres films du réalisateur, c'est plus académique, plus convenu, mais aussi plus lisible du coup. On est plutôt avec Moulin que spectateur de celui-ci. Lars Eidinger, Félix Lefebvre sont aussi formidables. A voir.

vendredi 6 novembre 2026

Lanterns

 

Lanterns de Damon Lindelof , Chris Mundy & Tom King ( U.S) °1 saison, 8 épisodes HBO

Encensée par la critique, cette série m'a déprimé. Une série de super-héros sans doute ambitieuse mais qui raconte quoi, au juste ? On s'y ennuie souvent même si ça lorgne vers "True détective". L'Amérique profonde même avec du fantastique, ça donne pas envie d'y vivre. Allez visionner autre chose. 

L'arabe

 

L'arabe de Malek Bensmaïl (Alg/Fr/Sui) °°° 1 H 46

Autant je n'avais pas trop accroché au livre de Kamel Daoud "Meursault contre-enquête" autant je me suis laissé séduire par ce film qui revisite l'histoire de l'Algérie. Qui était l'arabe assassiné par Meursault ? Il a maintenant un nom Moussa et une histoire. C'est son frère Haroun devenu vieux qui raconte à un journaliste  (Ahmed Benaïssa mort  en 22 dont c'est le dernier film) la "vraie" version du meurtre. Lui et sa mère pendant l'indépendance du pays. Très belle mise en scène qui oscille entre les époques, les formats différents, le  noir & blanc et la couleur, (on se remémore le Ozon). Un premier film touchant avec quelques maladresses. Et puis il y a Hiam Abbass et surtout Dali Benssalah ❤

Les enfants du paradis

 

Les enfants du paradis de Jacques Prévert (Ranelagh) ° 2 H 00

Il faut avoir vu le film si l'on veut suivre cette nouvelle pièce de Jean-Philippe Daguerre. ( Mon compagnon de théâtre n'a rien compris à l'histoire). Sûr, toutes les répliques célèbres sont là, l'histoire est  reproduite mais aucune passion, aucun parti pris, aucune mise en scène. Garance (Aurélie Noblesse) débite son texte robotiquement, le décors n'est pas exploité. Frédérik Lemaître (Stéphane Dauch s'en sort très bien, dynamique et charmant) comme Sandrine Moaligou en Jéricho ou madame Hermine. Baptiste est assez fade et c'est dommage qu'il ne soit pas un vrai mime, ça enlève quelque chose. Bref, on n'a pas été emballé, l'affiche elle, est très belle.

jeudi 5 novembre 2026

Club kid

 

Club kid de Jordan Firstman (U.S) °° 2 H 02

Peter, clubber de New York à la vie plus que débridée, découvre qu'il a un fils de 10 ans. Sa vie va en être chamboulée. C'est une comédie queer complètement inattendue sur le fait de devenir père. Tourné en 35 mm, les protagonistes sont toujours dans une sorte de lumière doucereuse qui contraste avec l'exubérance et les excès des fêtes. On pense un peu à Gloria de Cassavetes. Même si au début le débit infernal d'Edison (qui amène l'enfant m'a agacé) tout le reste est hyper émouvant, même si c'est un "good movie" son cheminement n'est pas l'évidence, sans pathos, et c'est très bien. A voir.