dimanche 30 août 2026

Le poids de l'eau

 

Le poids de l'eau d'Alexandre Testagrossa, mis en scène par lui (A la folie théâtre) ° 

Deux hommes se rencontrent dans les vestiaires d'une piscine et c'est le début d'une amitié qui vacille au gré des confidences, des fragments de vie, de la dureté du passé de chacun. Si le début de la pièce est assez chouette, la suite est beaucoup plus laborieuse, écrite un peu à la hache. Joseph Gabison se donne à fond avec un naturel assez touchant, A. Testagrossa semble moins à l'aise, ne sachant pas trop quoi faire de son corps. C'est maladroit avec un côté touchant. A vous de voir.

samedi 29 août 2026

L'inconnue

 

L'inconnue d'Arthur Harari (Fr) °°° 2 h 20

Assis en bord de rang, prêts à quitter la salle, après avoir lu des dizaines de mauvaises critiques, nous sommes restés jusqu'au bout et avons été emballés. Les deux heures vingt passent très vite, tant on est, à se torturer la tête à bien suivre cette histoire pas si compliquée que ça. Un photographe paumé et solitaire se retrouve dans le corps d'une femme avec qui il a eu un rapport sexuel. Il n'est pas le seul à qui cette mésaventure est arrivée. Commencent évidemment angoisse, questionnements nombreux. Comment réagir, comment se positionner avec les amis, sa famille, que dire, que taire? C'est un film original de facture parce que le sujet, lui, a déjà été maintes fois abordé. C'est sombre, cauchemardesque, étonnant, au cheminement imprévisible. Bref un bon moment de cinéma.

jeudi 27 août 2026

Quinze dias

 

Quinze dias de Daniel Lieff (Arg) ° 1 H 40

Felipe est obèse et souffre de grossophobie , harcelé au lycée et un peu partout. Sa mère accueille chez eux un beau voisin en galère pour quinze jours. Les rapports plutôt difficiles au début vont se transformer en histoire d'amour. C'est plein de bons sentiments, un poil lourdaud ( sans jeu de mot facile), appuyé sans rien d'original. Bof.

The white lotus

 

The white lotus de Mike White (U.S) °° 3 saisons 21 épisodes 

En attendant la saison 4 sur la côte d'Azur avec Vincent Cassel voici les trois premières saisons tout à fait inégales. La première se regarde, la seconde est réussie, la troisième assez mauvaise. Il faut vouloir s'intéresser à des gens très riches en vacances dans de superbes lieux avec leur problèmes de riches. On devrait s'en foutre un peu mais notre côté voyeur est sollicité et bien sûr on succombe, voir souffrir les autres est assez réjouissant. Ce n'est pas la série du siècle mais pourquoi pas.

Dégel

 

Dégel de Manuela Martelli (Chili) °°° 1 H 48

Encore plus intéressant que "Chili 1976" ce film de M. Martelli parle des non-dits. Une fillette en vacances dans l'hôtel de ses grands-parents va être obligée de garder un très lourd secret sur la disparition d'une jeune skieuse allemande, comme la neige qui recouvre tout, métaphore d'une dictature qui étouffe la parole. Très belle mise en scène qui accompagne cette tragédie, où les apparences doivent être sauvées coûte que coûte, à travers le regard d'une petite fille qui comprend déjà tout, les magouilles des adultes, les odeurs politiques, le désespoir d'une mère condamnée à espérer en vain. A voir.

mercredi 26 août 2026

The Dog Stars

 

The Dog Stars de Ridley Scott (U.S) °° 1 h 59

Bien sûr cela fait un épisode de plus dans la longue liste des films postapocalyptiques, après "Last of us" , "The walking dead, " La route" etc... on retrouve ici des actions déjà vues, l'aéroport lieu miracle, l'attaque zombique...  mais Scott a un vrai talent de narration et rend hommage à ce genre de cinéma en y apportant sa pierre. Film sombre où la violence n'est pas que le cœur du récit, où l'on réfléchit sur le mode de vie le plus cool, seul ou mal accompagné? Et pourquoi pas être sauvé par l'amour. La fin mennonite est de trop, dommage parce que Jacob Elordi (beau gosse vraiment touchant dans sa mélancolie à bord de son avion comme  une échappatoire au malheur)  Josh Brolin, Guy Pearce et Margaret Qualley sont tous très bien. Pourquoi pas.

Le guide du parfait gentleman assassin

 
Le guide du parfait gentleman assassin (Théâtre de Palais royal) °°°

de Freedman (livret) & Lutvak (Musique) adapté par Stéphane Lapporte et brillamment mis en scène par Virginie Lemoine. 

D'après le roman de Roy Horniman. On passe un excellent moment avec cette comédie musicale qui rappelle "Le noir de va si bien"  Pacôme-Le poulain, où la mort est sujet à rire. Nous sommes à Londres en 1906, un jeune homme sans le sou apprend par hasard qu'il pourrait être l'héritier de riches nobles qui ont, jadis, brutalisé sa mère. Mais huit autres héritiers le précèdent, il va méthodiquement les éliminer un par un. La mise en scène très inventif, efficace et réussie fait beaucoup pour la pièce avec bien sûr le talent des acteurs Gaëtan Borg (Les funambules, 31, Exit, super chanteur) et surtout Benoît Cauden hilarant dans tous les rôles de le riche famille ( moliérisé avec "Les producteurs" de Michalik). A voir en étant mieux placés que nous.