mardi 13 octobre 2026

Baahubali

  

Baahubali 1ère et 2ème partie de S.S Rajamouli [2016] (Inde) °°° 4 H 00

Décidément Rajamouli est un génie. Ses films (le troisième vu cette année) sont magiques, C'est la plus chère production indienne de l'histoire, il nous en met plein la vue dans un univers rêvé, démesuré, fou avec des décors gigantesques, des effets spéciaux à faire rougir Hollywood. Il fait des clichés habituels ( misogynie, ralentis, romantisme poussé à l'extrême, batailles épiques dantesques, trahison, etc... un spectacle inoubliable, même si ce péplum pique un peu. Les héros (père et fils) sont parfaits, sans défaut, les méchants sont méchants, très méchants et le peuple baba devant leur roi qu'ils ont choisi. Bref malgré les outrances, tout ce que j'aime.

Leviticus

 

Léviticus d'Adrian Chiarella (Australie) °° 1 H 28

Nouvelle méthode de Thérapie de conversion en Australie par exorcisme qui tourne au carnage. Trois garçons homosexuels sont obligés par leur famille à en faire un. Ils devront lutter contre une entité qui prend la forme de l'être aimé pour le détruire. L'habilité du film est d'installer le doute dans la tête du spectateur sur l'identité des personnages, on se sait jamais à qui on a affaire. Ange ou démon ? Film anticlérical pour dénoncer l'homophobie toujours présente ( et de plus en plus) dans le monde. Bien joué avec le retour de Mia Wasikowska qu'on avait perdu de vue. A voir.

vendredi 9 octobre 2026

The social Reckoning

 

The Social Reckoning d'Aaron Sorkin (U.S) °° 1 H 53

Enquête passionnante dans l'univers Facebook qui a été conçu pour booster les idées extrémistes et nauséabondes de l'Amérique trumpiste. Une lanceuse d'alerte effrayée parce qu'elle voit et un journaliste vont mener bataille pour dénoncer l'arnaque pendant les années Covid jusqu'à l'assaut sur le Capitol qui peut-être ( rien n'est plus sûr) fera naître un semblant de conscience. Suite du "Social Network", ce film qui a un peu de mal à démarrer se suit avec un réel intérêt. Pourquoi pas.

jeudi 8 octobre 2026

L'espèce explosive

 

L'espèce explosive de Sarah Arnold (Fr) °°° 1 H35

Que ça fait du bien! Enfin un film drôle... avec pêle-mêle: un flic dépressif (génial Alexis Manenti qui ose tout), un collègue égocentré (Vincent Dedienne antipathique pour la deuxième fois cette semaine, après Ni vue, ni connue) une psychologue borderline, des chasseurs corrompus et une horde de sangliers polonais géants. Dans le registre de "L'ours dans le jura" avec du burlesque en plus, de la dinguerie ( le mot est à la mode) et beaucoup de tendresse. Mélange des genres tout à fait réussi, audacieux. Cela rappelle Alain Guiraudie avec une séance LGBT dans un bar tout à fait réjouissante. Un pied de nez au monde actuel, "hors sol" comme cet élevage de sanglier. A voir pour une bonne poilade intelligente. 

Françoise par Sagan

 

Françoise par Sagan par Caroline Loeb (Essaïon) °° 1 H 10

Mise en scène par Alex Lutz. Monologue sensible, simple et délicat, souvent drôle, parfois un peu contradictoire mais toujours vrai et sincère de la part de la comédienne qui nous parle comme une Sagan pleine d'esprit et provocatrice. Tiré d'interviews, elle parle de tout: de littérature bien sûr, du succès, de la solitude, du jeu, de l'alcool, de la mort, bref de ce qui fait la vie. A voir.

mercredi 7 octobre 2026

Ni vue, ni connue

 

Ni vue, ni connue de Marc Fitoussi (Fr) °°° 1 H 53

Réussi. On est plus près du "triste" que de la comédie. Je m'explique: on suit trois comédiennes qui ne sont pas forcément heureuses. Isabelle Huppert est figurante depuis des années et n'arrive pas à décrocher ne serait-ce qu'un petit rôle ( autodérision totale) Elle harcèle tout le monde avec ses C.V, subit humiliation, vexations de la part de tous mais résiste, s'accroche. Sandrine Kiberlain la star, entre caprices et solitude, vit dans un monde de privilèges qui affadit son jeu et Anne Marivin, blasée, entre les deux, dont on ne se rappelle jamais le nom devenue presque méchante. Un film plein d'idées, hommage à Isabelle qu'on a plaisir à voir. La critique du milieu du cinéma n'est pas si légère que ça....

Singin' in the rain

 

Singin' in the rain adapté du film de Stanley Donen & Gene Kelly (Le Lido 2) °°°° 3H00

Robert Carsen réussit pour la deuxième fois son pari d'adaptation de la plus célèbre comédie musicale, celle qui fait du bien. Le passage du cinéma muet ( il y en a beaucoup dans la mise en scène) au parlant avec toutes les danses, toutes les chansons, de magnifiques costumes et une troupe géniale, d'une vivacité contagieuse qui ne veut qu'une chose : faire plaisir au public. Et malgré la panne, vite oubliée d'hier, on passe une merveilleuse soirée et on sort heureux. Monsieur Choplin, merci, et si pour le prochain vous proposeriez "Chorus line" !!! je dis cela comme cela .... Courez-y.