mercredi 25 février 2026

Marty supreme

 

Marty supreme de Josh Safdie (U.S) ° 2 H 29

Eloge de la goujaterie. Cet homme-enfant persuadé d'être un génie du ping-pong et sûr de sa réussite va écraser tout sur son chemin: sa copine, ses amis, ses rencontres quitte à mentir, voler, blesser, tuer etc... c'est affligeant. Certes la performance de Chamalet, dans un rythme effréné et fatigant, est indéniable mais pour défendre quoi? L'appât du gain, la quête de reconnaissance dans un tourbillon insupportable. C'est invraisemblable, bourré de clichés (qu'on reprocherait à quiconque, la sortie sur les camps est à vomir) et tout est l'avenant ( le chien d'Abel Ferrara, la grossesse d'Odessa A'Zion, la femme objet Gwyneth Paltrow à mille lieux de me too, l'ami d'enfance autiste, le copain noir qu'on gruge (et pas rancunier) cela n'en finit pas. On a envie de botter le cul de ce merdeux mais une scène avec une raquette nous venge et sauve le film in extrémis. Petit beurk.

mardi 24 février 2026

Le rêve américain

 

Le rêve américain d'Anthony Marciano (Fr) °° 2 H 01

Deux français aux rêves qui dépassent l'entendement vont devenir des agents des joueurs de la NBA. C'est le genre de film qui d'habitude ne m'intéresse pas, pour différentes raisons, d'abord le basket est pour repoussoir, le modèle américain auquel il faut se plier pour être reconnu, le monde de l'argent etc... mais cette histoire vraie de Jérémy Medjana et Bouna Ndiaye incarnée par Zadi et Quenard tient la route, évite les facilités, décrypte tout le processus sans oublier le côté sombre de la force. Alors oui, pourquoi pas. 

Gourou

 

Gourou de Yann Gozlan (Fr) °° 2 H 06

Sorte de huis clos qui se passe dans de grandes salles de conférences où Matthieu (Pierre Niney assez impressionnant) soulève les foules suivant un mentor américain dans l'affirmation de soi. Tout est en surchauffe , le gourou, les salles, la mise en scène. Une ministre veut imposer des diplômes (qu'il n'a pas) et donc stopperait son ascension. Il utilisera tous les moyens pour arriver à sa fin (ou pas). Personnage très antipathique dont on suit le parcours sans qu'on ait envie qu'il réussisse. Etonnant.



dimanche 22 février 2026

The rip

 

The rip de Joe Carnahan (U.S) ¤ 2 H 13

Le degré zéro du film d'action. Au cœur d'une équipe de flics de Miami, la méfiance s'installe quand ils découvrent une forte somme d'argent dans une planque. Ils n'y comprennent rien, mais on les rasure nous non plus. C'est débile. Passez votre chemin.

Bistromania

 

Bistromania de Marie-Sophie Chambon (Fr) °°° 1 saison, 9 épisodes

Dans le milieu de la grande restauration trois amis, la vingtaine, décident d'ouvrir leur propre restaurant pour  des raisons qui leur sont propres. L'une après cinq ans d'apprentissage souffre physiquement du rythme imposé, de la violence des services, une autre est agressée sexuellement par un chefaillon, une troisième asiatique par timidité ou culturellement ne sait pas dire non et le dernier travaille dans un guide culinaire et veut s'ouvrir aux réseaux sociaux. Vont-ils réussir leur pari: il leur faut un endroit, de l'argent, et tellement d'autres choses que l'entreprise semble impossible. Très belle série dynamique, intéressante et addictive. A voir.

Marsupilami

 

Marsupilami de Philippe Lacheau (Fr) °° 1 H 39

C'est ma foi une assez bonne surprise. Bien sûr cela ne donne pas dans la dentelle mais les gags souvent font mouche. La bande à fifi se frotte aux anciens et ça marche. Le réalisateur privilégie la vitesse, le rythme, le trash. Il y a de grands moments drolatiques, d'autres moins réussis, plus lourdingues mais dans l'ensemble on passe un bon moment. On n'est pas dans la tendresse d'un Chabbat mais dans l'immédiateté du gag. Pourquoi pas.

Nuremberg

 

Nuremberg de James Vanderbilt (U.S) °° 2 H 28

C'est toujours délicat de nos jours de s'emparer d'un tel sujet car au moindre faux pas on vous traite d'antisémite ou votre façon de faire porte à confusion. Je trouve que le réalisateur s'en sort plutôt très bien et évite le grand Guignol, même si deux, trois scènes sont assez appuyées (le quai de gare, les rapports souvent un peu trop too much entre Rémi Malek (Le psy) et Russel Crow ( Göring)). Mais il évite aussi pas mal de piège; sa durée pour une fois ne gène pas trop. Pourquoi pas.