mardi 4 août 2026

Sur la route d'Omaha

 

Sur la route d'Omaha de Cole Webley (U.S) °° 1 H 23

Un père emmène avec lui ses deux enfants pour une traversée des U.S pour une destination inconnue. L'ouverture troublante éveille notre curiosité, puis la destination le "Nebraska" quand on se souvient de la loi "refuge" fait qu'on sait ce qui va arriver. C'est surtout Ella qui nous fait fondre avec ses grands yeux tristes parce qu'elle sait quelque part qu'un malheur approche à grands pas. L'inquiétude règne, les moments de joie ( le zoo) s'amenuisent et les minutes restantes pèsent (trop?) John Magaro (First cow) est très bien. Film plombant mais à voir.

lundi 3 août 2026

Looking

 

Looking de Michael Lannan (U.S) °° 2 saisons, 19 épisodes HBO

Les amours, les joies et les peines de trois amis gays à San Francisco. C'est le pouls d'une génération dans sa vie quotidienne sans débordement ni exagération mais sans non plus masquer les problèmes, le sida etc... des gens normaux, sans le côté militant habituel ni le côté "gays bobos" chiant. On a nos personnages préférés, d'autres qu'on aime moins comme dans la vie. Certains ne sont pas assez fouillés mais on passe un bon moment en leur compagnie. Why not?

Drôle de drame

 

Drôle de drame de Marcel Carné (Fr) ° [1937] 

Je n'avais jamais vu que le passage du "canard à l'orange, bizarre, bizarre" et c'est avec stupéfaction que j'ai découvert le reste du film qui oserai je le dire a très mal vieilli. Un amateur de mimosa qui écrit des livres policiers accusé d'avoir tué sa femme bien vivante réfugié dans un hôtel minable côtoyant l'assassin de bouchers qui tombe amoureux, tout ça,  à cause d'un évêque libidineux peu charitable qui ...  Bref un inventaire absurde qui m'a laissé dubitatif. Bizarre, vous avez dit bizarre.

Les matins merveilleux

 

Les matins merveilleux d'Avril Besson (Fr) °°° 1 H 27

Ce film est un petit bijou de tendresse, ce qui est rare dans le cinéma. Une jeune femme part dans le sud à Cavalaire pour donner un caisse de vinyles à un certain Titou, caviste obéissant aux dernières volontés de sa grand-mère qui vient de décéder. Dans ce village, elle va y faire des rencontres merveilleuses, simples qui pourraient être improbables mais qui sont rayonnantes, magiques, bienveillantes et bénéfiques. Faut dire que cette trentenaire est jouée par India Hair ( sur un petit nuage), Eric Cantona (génial en contre emploi fan de disco) et surtout Raya Martigny d'une vérité infinie qui bouleverse. On est sous son charme, sa façon d'être, de distribuer sa joie de vivre, dans un contexte pas évidant, sa transidentité nous emporte. Un film doux, surprenant, presque irréel , tant on aimerait que quelquefois les choses se passent comme ça. A voir.

vendredi 31 juillet 2026

Le triangle d'or

 

Le triangle d'or de Hélène Rosselet-Ruiz (Fr) °°° 1 h 30

Très bon film sur les rapports toxiques entre un riche prince du golf et sa maîtresse tenue cloitrée et surveillée dans une riche villa parisienne. L'arrivée d'une domestique va aider (enfin peut-être) cette prisonnière à prendre conscience de la situation. Dès le début avec l'entretien d'embauche, sous caméra, on sait que ce sera un bon film, on le sent. Les relations entre la maîtresse de maison et sa domestique, tout d'abord vraiment difficiles (elle est odieuse) vont petit à petit prendre une tournure inattendue jusqu'à un final glaçant. C'est un vrai thriller psychologique passionnant. A voir.

jeudi 30 juillet 2026

I want your sex

 

I want your sex de Gregg Araki (U.S) ° 1 h 30

Vraiment déçu par ce nouvel opus d'Araki. On n'y trouve plus la sensualité, la provocation de ses premiers films. Tout semble fade pour un tel sujet, c'est un comble. Ce stagiaire qui tombe dans les mains sadomasochistes de sa patronne créatrice d'œuvre d'art chaudasses nous ennuie plus qu'il nous émeut. Allez revoir "the Doom generation" même si Olivia Wilde s'éclate ici, comme une petite folle. Bof.

mercredi 29 juillet 2026

L'odyssée

 

L'Odyssée de Christopher Nolan (U.S) °° 2 H 53

Superproduction modeste, ce qui semble contradictoire mais Nolan évite les super effets spéciaux pour resserrer l'action. Cela fonctionne plutôt bien avec le cyclope et les sirènes. Dans cet esprit, j'aurais aimé qu'il s'approche de l'univers de Pasolini épuré et exagéré en même temps. Pourtant je reste un peu sur ma fin car l'histoire est un peu vidée de son esprit d'aventure; les épreuves se succèdent sans qu'il y ait de véritable suspense, d'enjeu au profit d'une esthétique originale, d'une distribution de prestige et cela casse l'idée que je me fais de l'univers homérique. Ceci dit il traite les sujets de la mémoire, de l'oubli, de la responsabilité, des valeurs mais comme en retrait. C'est très beau mais il manque l'état de grâce,  l'émotion. Crépusculaire: à voir de toutes les façons.