jeudi 21 mai 2026

De si remarquables créatures

 

De si remarquables créatures de Olivia Newman (U.S) °° 1 H 51 (Netflix)

C'est plus un conte de fée qu'un film, le genre qu'on regarde sous la couette en couple, en essayant de se réchauffer les pieds. Heureusement qu'il y a Sally Field en femme de ménage qui nettoie des aquariums ( J'ai fait ce métier au palais de la découverte en 83) qui s'est pris d'amitié pour une pieuvre géante et Lewis Pulmann en vagabond au grand cœur. Une tragi-comédie familiale un peu neuneu mais sympatoche.

Obsession

 

Obsession de Curry Barker (U.S) °° 1 H 49

Retour aux sources pour ce film presque d'épouvante: plus épuré, plus simple, mieux pensé que la plupart des autres qui tendaient à l'exagération. Ici , c'est plus fin. Un jeune homme en faisant un vœu par le truchement d'un objet vaudou reçoit artificiellement l'amour de Nikki qui le calculait pas plus que ça.( Un peu comme dans "Big" avec Tom Hanks. Et cela tourne au cauchemar. Une sorte de réflexion sur les rapports toxiques au sein du couple ( mais là c'est puissance 1000). Bien maitrisé, avec quelques longueurs, un acteur un peu fade, parfait pour le rôle et une Inde Navarette totalement habitée et vraiment flippante. Pourquoi pas.

mercredi 20 mai 2026

Pour le plaisir

 

Pour le plaisir de Reem Kherici (Fr) ° 1 H 29

Malgré toute mon admiration pour Alexandra Lamy, ce film poussif qui traite d'un sujet intéressant est franchement pas très réussi. Il semble beaucoup plus long que sa durée réelle. Humour facile, pas potache mais presque, avec quand même quelques moments plus sincères. Tout cela manque d'invention, d'audace, de provocation vu le sujet, le plaisir féminin, peu abordé. Bof.

mardi 19 mai 2026

C'est quoi l'amour ?

 

C'est quoi l'amour de Fabien Gorgeart (Fr) °° 1 H 48

Film chorale sympathique plein de vitalité sur la famille, l'amour, les relations, porté par un bon casting où domine la générosité qui traine un peu en longueur et du coup se disperse. La mise en scène habile et efficace joue sur les changements de registre ce qui en fait sa force principale. Pourquoi pas.

lundi 18 mai 2026

La venus électrique

 

La vénus électrique de Pierre Salvatori (Fr) °°° 1 H 58

Formidable. Je ne suis pas un grand fan de Salvatori dont les films emballent les critiques et me laisse un peu dubitatif mais là, je les rejoins totalement. Quel plaisir de suivre les conséquences de ce quiproquo forain, une Vénus electrificata qui s'improvise voyante pour consoler un jeune veuf. Tout est parfaitement écrit, dialogué et joué dans des décors magnifiques et des costumes parfaits. Une comédie sentimentale rocambolesque légère mais sincère. Sans parler des acteurs: on savait les talents de Pio Marmaï et Anaïs Demoustier, on découvre celui de Gilles Lellouche très émouvant. Du plaisir.

Sauvons les meubles

 

Sauvons les meubles de Catherine Cosme (Fr) °°° 1 H 26

Subtil. Contrairement à ce que pourrait laisser croire le titre, ce film n'est pas une comédie mais une réflexion sur le deuil, sur la maladie et le surendettement. Mais il n'est pas triste, ni plombant bien au contraire la réalisatrice séduit par son approche originale, sensible, réaliste et sobre. Il est servi par Vilama Pons et Guilaine Londez formidables comme tous les autres personnages Yann Zimmer, Jean-Luc Piraux, Bruno Pardalides ou Dominique Reymond, Benoit Hamon ou Ophélie Bau. A voir.

L' abandon

 

L'abandon de Vincent Garenq (Fr) °°° 1 H 40

Pédagogique et nécessaire. C'est un film utile qui pourra peut-être armer les futurs collégiens et lycéens s'ils vont le voir. A part l'avant générique maladroit il décortique de façon glaçante le processus de l'emballement médiatique d'une broutille jusqu'au final tragique. Antoine Reinartz est l'acteur idéal pour incarner Samuel Paty avec cette fragilité qui nous bouleverse immédiatement. Et il est très réaliste par rapport à la hiérarchie toujours prête à "abandonner" ses adjoints par lâcheté ou suffisance (le titre est vraiment bon). Bien sûr cette histoire ne servira pas de leçon et la promesse républicaine continuera à se déliter petit à petit, la prise de conscience  étant comme pour tout éphémère. A voir.