mercredi 5 août 2026

RRR

 
RRR de S.S. Rajamouli (Inde) °°° 3 H 07

Pas aussi drôle et inventif que Eega, la mouche, mais tout aussi outrancier dans la mise en scène, dans le jeu des comédiens, mais dans le bon sens du mot. Les chansons sont top, les ralentis grossissants géniaux, les couleurs saturées comme on aime, l'histoire basique mais prenante tout est poussé à son paroxysme pour notre plus grand bonheur. Les méchants ( les anglais d'avant l'indépendance) sont très méchants, les gentils sont (ou seront) très gentils. On est comme un enfant devant le sapin de Noël, ça déborde de jouets et on a envie de tous les ouvrir. On en a pour son budget qui dépasse l'entendement et on savoure les cascades , la mise en scène énorme parce que l'on sait que tout va bien finir. Franchement ça vaut bien un Marvel débile. En ce moment au cinéma mais aussi sur Netflix. A savourer.

Spider-man: Brand New Day

 

Spider-man : Brand New Day de Destin Daniel Cretton (U.S) °°° 2 H 25

C'est le seul héros Marvel que je suis ( du verbe suivre, restons modeste) parce qu'il reste d'abord un humain malgré ses superpouvoirs. Et cet épisode sonde joliment les interrogations, espérances ou les souffrances sans oublier les scènes d'action qui sont formidables. On aborde la peur de l'oubli, le passage à l'âge adulte, le côté sombre qui nous habite aussi. On y prend beaucoup de plaisir même s'il est un peu trop long. Même le(a) méchant (e) n'est pas méchant(e) bêtement, son comportement est tout à fait justifié, même si on devine facilement la vraie vipère de l'histoire et ce n'est pas le scorpion. La première heure est une des meilleures de la saga. N'écoutez pas les pisse-froid qui ne sont jamais contents de rien et allez passer un bon moment. 

Aux origines

 

Aux origines (Musée de l'histoire de l'immigration) °°° > 23 août

Très belle expo où l'on trouve des œuvres chargées d'émotions, des travaux scientifiques, une cinquantaine d'artistes tous concernés par les discriminations raciales et d'autres approches sur le sujet avec entre autres la photo de Yohanne Lamoulère,  le film de Bouchra Khalili, les toiles de Roméo Mivekannin etc ... Les jeunes hommes perçus comme noirs, arabes ou magrébins ont quatre fois plus de risques de se faire contrôler par la police...

mardi 4 août 2026

Sur la route d'Omaha

 

Sur la route d'Omaha de Cole Webley (U.S) °° 1 H 23

Un père emmène avec lui ses deux enfants pour une traversée des U.S pour une destination inconnue. L'ouverture troublante éveille notre curiosité, puis la destination le "Nebraska" quand on se souvient de la loi "refuge" fait qu'on sait ce qui va arriver. C'est surtout Ella qui nous fait fondre avec ses grands yeux tristes parce qu'elle sait quelque part qu'un malheur approche à grands pas. L'inquiétude règne, les moments de joie ( le zoo) s'amenuisent et les minutes restantes pèsent (trop?) John Magaro (First cow) est très bien. Film plombant mais à voir.

lundi 3 août 2026

Looking

 

Looking de Michael Lannan (U.S) °° 2 saisons, 19 épisodes HBO

Les amours, les joies et les peines de trois amis gays à San Francisco. C'est le pouls d'une génération dans sa vie quotidienne sans débordement ni exagération mais sans non plus masquer les problèmes, le sida etc... des gens normaux, sans le côté militant habituel ni le côté "gays bobos" chiant. On a nos personnages préférés, d'autres qu'on aime moins comme dans la vie. Certains ne sont pas assez fouillés mais on passe un bon moment en leur compagnie. Why not?

Drôle de drame

 

Drôle de drame de Marcel Carné (Fr) ° [1937] 

Je n'avais jamais vu que le passage du "canard à l'orange, bizarre, bizarre" et c'est avec stupéfaction que j'ai découvert le reste du film qui oserai je le dire a très mal vieilli. Un amateur de mimosa qui écrit des livres policiers accusé d'avoir tué sa femme bien vivante réfugié dans un hôtel minable côtoyant l'assassin de bouchers qui tombe amoureux, tout ça,  à cause d'un évêque libidineux peu charitable qui ...  Bref un inventaire absurde qui m'a laissé dubitatif. Bizarre, vous avez dit bizarre.

Les matins merveilleux

 

Les matins merveilleux d'Avril Besson (Fr) °°° 1 H 27

Ce film est un petit bijou de tendresse, ce qui est rare dans le cinéma. Une jeune femme part dans le sud à Cavalaire pour donner un caisse de vinyles à un certain Titou, caviste obéissant aux dernières volontés de sa grand-mère qui vient de décéder. Dans ce village, elle va y faire des rencontres merveilleuses, simples qui pourraient être improbables mais qui sont rayonnantes, magiques, bienveillantes et bénéfiques. Faut dire que cette trentenaire est jouée par India Hair ( sur un petit nuage), Eric Cantona (génial en contre emploi fan de disco) et surtout Raya Martigny d'une vérité infinie qui bouleverse. On est sous son charme, sa façon d'être, de distribuer sa joie de vivre, dans un contexte pas évidant, sa transidentité nous emporte. Un film doux, surprenant, presque irréel , tant on aimerait que quelquefois les choses se passent comme ça. A voir.