mercredi 23 septembre 2026

La vie d'une femme

 

La vie d'une femme de Charline Bourgeois-Tacquet (Fr) °° 1 H 38

C'est un film qui n'existe que par Léa Drucker qui incarne tous les rôles de façon exceptionnelle. Ici elle est chirurgienne et on y croit immédiatement. Un portrait vif et fort qui fait oublier la faiblesse de l'histoire, une romance bourgeoise où l'on s'ennuie un peu. Pourquoi pas.

mardi 22 septembre 2026

Si tu penses bien

 

Si tu penses bien de Géraldine Nakache (Fr) °° 1 H 34

Un film sans doute réussi puisqu'il met mal à l'aise tout le long. Gil épouse un homme très pieux et hyper possessif et se retrouve sous sa coupe. Elle subit des violences psychologiques très fortes sans réagir et refusant l'aide de ses parents, amis et autres. Niels Scheider est un pervers narcissique parfait. Mais je n'arrive pas vraiment à entrer dans la tête de Mona Chokri, à comprendre cette passivité parce qu'elle n'est pas seule face au danger, ce n'est pas mon caractère. On a envie de foutre un pain très vite au garçon. Par contre Clémentine Célarié est magistrale en mère inquiète. A vous de voir.

Adieu, monde cruel

 

Adieu monde cruel de Félix de Givry (Fr) °°° 1 h 33

Otto, 14 ans, disparait après avoir adressé une lettre d'adieu aux élèves de sa classe qui le harcelaient. La ville est en deuil mais une nuit une jeune fille le reconnaît en train d'errer et le prend en charge clandestinement. Ce n'est pas un film sur le harcèlement, mais une histoire d'amour de deux adolescents mal dans leur peaux qui vont se tourner de nouveau vers la vie. Magnifique photographie pour deux comédiens parfaits. Sensible et mélancolique.

lundi 21 septembre 2026

Histoires de la nuit

 

Histoires de la nuit de Léa Mysius (Fr) ° 1 H 54

Pas emballé par cette histoire glauque à souhait, même si le décors de ferme avec une nuit sombre et des jeux de lumières sont très réussis. L'histoire est classique; il se passe ce qui doit se passer avec un lourd passé qui resurgit dans la vie bien tranquille de cette petite famille. Benoit Magimel et Paul Hamy sont flippants, Monica Bellucci parfaite en voisine peintre mais je ne crois pas au jeu de Hafsia Herzi que je préfère comme réalisatrice. A vous de voir.

vendredi 4 septembre 2026

The holy boy

 

The Holy Boy de Paolo Strippoli (I) °°° 2 H 02

Enfin un film fantastique intelligent même si comme d'habitude je n'ai pas très bien compris la fin. A Rémis, un petit village de montagne, le jeune garçon Matteo semble doté d'un pouvoir divin: ôter l'angoisse des gens par de simples accolades. Tout le village a l'air plutôt heureux. L'arrivée d'un nouveau professeur va changer quelque peu la donne. Mais est-il si bon d'absorber les souffrances des gens sans en subir  aucune conséquence. Conte philosophique sous forme de thriller assez réussi, surtout la première heure. Après c'est plus confus. A voir.

jeudi 3 septembre 2026

The good sister

 

The good sister de Sarah Miro Fischer (All/Esp) °° 1 H 36

Elle adore son frère, c'est un modèle. C'est tout naturellement que, quand elle se fait jeter par sa copine, elle vient squatter chez lui. Et là, elle est peut-être témoin d'un viol de la part de celui-ci. Cela ne fait aucun doute , c'est un malentendu. Mais petit à petit le doute, puis la certitude s'installent. Comment se positionner, comment réagir, elle, la lesbienne, féministe-MeToo. Un questionnement intéressant, sans manichéisme sur la loyauté à soi-même, aux gens qu'on aime, à ces idées. A voir.

mercredi 2 septembre 2026

La frappe

 

La frappe de Julien Gaspar-Oliveri (Fr) °° 1 H 46

Sur le sujet récurant actuellement, un traumatisme d'enfance percutant la vie d'un frère et d'une sœur, le film apporte un ton nouveau. Un père sort de prison et retrouve ses deux enfants. Dès la première rencontre, on sent que quelque chose ne va pas. Puis on n'arrête pas d'imaginer le pire, sans savoir d'où la catastrophe va surgir. Les comédiens sont parfaits: le garçon Enzo, avec une drôle de tête, souriant, respirant la gentillesse et l'envie de bien faire, de bien "être", la fille, Carla, tout en colère pas toujours retenue et le père taiseux respirant le mal sans rien laisser paraître. Très belle mise en scène, très près des corps, des peaux, avec peu de mots, qui sait créer le malaise. A voir.