mardi 28 avril 2026

A voir basse

 

A voix basse de Leyla Bouzid (Tun/Fr)°°° 1 H 53

Un très beau film sur la question de l'homosexualité en Tunisie, gay ou lesbienne. Lilia ( Eya Bouteraa) revient à Sousse pour l'enterrement d'un oncle dont le décès provoque des questionnements. Dans la même veine du très beau "Une histoire d'amour et de désir", ce film va bouleverser et faire avancer les us et coutumes d'une famille plus tolérante qu'on aurait pu le penser. Alice ( Marion Barbeau) sa compagne va y jouer un rôle . Tout est filmé en douceur, avec une grande sensibilité et avance pas à pas faisant tomber les dominos les uns après les autres. La grande Hiam Abbass y joue une mère tout en complexité. A voir.

Michael

 

Michael d'Antoine Fuqua (U.S) ° 2 H 08

Aseptisé. Sans préjugé aucun, j'y allais, ne serait-ce que pour la musique du roi de la pop. Mais tout cela est lisse, sans aucune boursouflure. Tout le monde est d'une gentillesse infinie, à part le père qui est un bourreau aux coups de ceinture faciles. Ses frères n'existent pas, ils ont peut-être sur tout le film une phrase à dire et encore pas tous, la mère est effacée, Bill (le grade du corps) souriant de bout en bout, Branca ( Miles Teller) itou, on croise Quincy Jones en une minute mais pas Janet Jackson. On ne parle pas bien sûr de Neverland, de sa pédophilie supposée, mais on le voit avec ses animaux apprivoisés, au chevet d'enfants malades, dans sa chambre étouffé sous des peluches. On s'ennuie ferme. On a juste envie de réécouter les chansons de l'icône, c'est déjà ça. Un très gros bof.

lundi 27 avril 2026

Acharnés

 

Acharnés (Beef) de Lee Sung-Jin , 2 saisons, 18 épisodes (Netflix) °° 

Série intéressante qui décortique beaucoup des travers des américains d'aujourd'hui mais qui va dans l'excès et qui peut fatiguer surtout dans la première saison. La deuxième moins exagérée mais tout aussi provocatrice se regarde plus facilement même si je dois avouer qu'on en a finalement rien à faire des ces personnages outranciers et débiles. A vous de voir.

jeudi 23 avril 2026

Nous, l'Orchestre

 

Nous, l'Orchestre de Philippe Béziat (Fr) °°° 1 H 30

Quel plaisir de retrouver dans ce documentaire magnifiquement réalisé, Eric Picard avec qui j'ai travaillé pendant un an, avec l'orchestre de Paris et ma classe de Ce1 sur la symphonie fantastique de Berlioz sous la direction de Christophe Eschenbach. il est toujours premier violoncelle et a gardé son caractère sérieux, et perfectionniste. On est vraiment dans l'orchestre, comme un des musiciens et on perçoit tout de ce qui s't passe musicalement ou non. L'introduction avec Klaus Mäkelä donne le ton, nerveux, fantastique et beau comme le sera ce film qui souligne l'importance du travail partagé et de l'engagement en essayant d'oublier les égos. A voir.
 

mercredi 22 avril 2026

Drunken Noodles

 

Drunken noodles de Lucio Castro (U.S/Arg) ° 1 H 22

Construit à rebours ce film a des relents de Guiraudie bienvenus et des moments d'une platitude désarmante. Un jeune homme stagiaire dans une galerie d'art fréquente les parcs gays la nuit. Comment est-il arrivé ici. Voilà le propos. On remonte le passé avec deux scènes géniales, la rencontre avec le vieil artiste et celle fantasmée avec un centaure dans les bois. Le reste se perd un peu surtout la fin, inutile. Bof. 

mardi 21 avril 2026

Compostelle

 

Compostelle de Yann Samuell (Fr)°° 1 h 54

Sincère. Fred (excellente Alexandra Lamy) doit accompagner un jeune garçon en rupture (Julien Le Berre, très chouette)sur le chemin de St Jacques pour lui éviter la prison. Elle même fragile, dans sa vie, elle cherche à canaliser la colère du jeune homme abandonné par sa mère. Au fil des kilomètres vont naître des sentiments contradictoires au fur et à mesure des affrontements, réconciliations etc.. Film chaleureux, un peu convenu ( la scène chez les moines est un peu too much, cf les misérables) mais on a envie d'y croire, tant il trimbale de tendresse et de chaleur humaine. Un autre feel good movie. Pourquoi pas.

dimanche 19 avril 2026

Nature predatrice

 

Nature prédatrice de Tommy Wirkola (U.S) ° 1 H 23

Assez mauvais. On regrette notre "sous la Seine" avec Bérénice Béjo. Le dérèglement climatique fait que des tempêtes de plus en plus forte déferlent aux U.S. Des tsunamis envahissent les terres, inondent les villages transportant quantité de requins qui avalent tout ce qui passe devant leur gueule. Débile.