Marty supreme de Josh Safdie (U.S) ° 2 H 29
Eloge de la goujaterie. Cet homme-enfant persuadé d'être un génie du ping-pong et sûr de sa réussite va écraser tout sur son chemin: sa copine, ses amis, ses rencontres quitte à mentir, voler, blesser, tuer etc... c'est affligeant. Certes la performance de Chamalet, dans un rythme effréné et fatigant, est indéniable mais pour défendre quoi? L'appât du gain, la quête de reconnaissance dans un tourbillon insupportable. C'est invraisemblable, bourré de clichés (qu'on reprocherait à quiconque, la sortie sur les camps est à vomir) et tout est l'avenant ( le chien d'Abel Ferrara, la grossesse d'Odessa A'Zion, la femme objet Gwyneth Paltrow à mille lieux de me too, l'ami d'enfance autiste, le copain noir qu'on gruge (et pas rancunier) cela n'en finit pas. On a envie de botter le cul de ce merdeux mais une scène avec une raquette nous venge et sauve le film in extrémis. Petit beurk.