dimanche 28 juin 2026

Les petites femmes de Maupassant

 

Les petites femmes de Maupassant adapté par Roger Defossez (Lucernaire) °° 1 H 35

Cette mosaïque de récits piqués dans l'œuvre de Maupassant, malgré le talent des comédiennes qui se donnent à fond (elles sont très bien) ne m'a pas tout à fait emballé (Peut-être étais je fatigué de cette semaine caniculaire) mais la mise en scène fait beaucoup bouger les actrices, ça virevolte, traverse la scène dans tous les sens et on n'a pas le temps de savourer le texte. C'est un peu le défaut des spectacles du moment, faut que ça remue. Dans les nouvelles de Maupassant, il y a toujours une chute plus ou moins étonnante, décalée ou touchante et c'est ce qui manque ici. Mais globalement c 'est tout à fait honorable.

La bataille de Gaulle, j'écris ton nom

 

La bataille de Gaulle; j'écris ton nom d'Antonin Baudry (Fr) °°° 2 h 40

Voilà un second volet, tout aussi passionnant que le premier, voire plus. Un film antifa qui donne envie de se révolter, de lutter à désobéir s'il le faut. L'héroïsation de Leclerc, et des autres est ici la bienvenue. Le face à face De Gaulle - Roosevelt est palpitant. Le film est plus fluide, plus accessible même si bien sûr tout va très vite mais ce dynamisme emporte. Les interprétations sont parfaites, c'est une véritable réussite, il y a un souffle impressionnant. On y découvre, enfin pour ma part, ce que aurait pu devenir la France avec le président américain et c'est pas joli-joli. Imaginons un seul instant un Bardella, un Retailleau, un Glusksmann, un Macron ou d'autres, face à cette situation, ça fait froid dans le dos. Amis, entends-tu l'appel de la raison pour 2027.... A voir.

samedi 27 juin 2026

Fondation Cartier

 

Fondation Cartier pour l'art contemporain (°°)

Première visite dans ce nouveau lieu parisien où l'on retrouve beaucoup des expos de l'ancien centre boulevard Raspail. Le lieu en lui même est déjà passionnant; Jean Nouvel est un très grand architecte. quant aux œuvres il y en a pour tous les goûts. Beaucoup m'indiffèrent, voir m'agacent mais certaines m'ont intéressé, amusé ( surtout au niveau -1) avec une pièce avec deux carrés de couleurs qui vous happent dans le vrai sens du mot. A voir. 

vendredi 26 juin 2026

Euphoria

 

Euphoria de Sam Levinson (U.S) °° 3 saisons, 24 épisodes HBO max

Voilà une série assez déroutante, cela commence comme une sorte d' "Elite" américain. Au lycée Rue est une toxico qui cherche à donner un sens à sa vie, elle tombe amoureuse de Jules une trans. Autour d'eux gravitent d'autres ados plus ou moins attachants, Nate le beau gosse sportif odieux, les bimbos etc... Cela parle de sexe principalement et de drogues. Puis ca tourne un peu thriller, puis à la "Scarface" Bref, ça va dans tous les sens et ça ne raconte pas grand chose au final avec Zendaya, Hunter Schafer et Jacob Elordi (attention spoiler à qui on a donné une des morts des plus spectaculaires) Pas entièrement convaincu. 

Seuls les rebelles

 

Seuls les rebelles de Danielle Arbid (Fr/Lib/ Emir) ° 1 H 38

Les bonnes intentions ne font pas forcément un bon film. Malgré Hiam Abbas on ne croit un seul instant à cet amour décalé entre une palestinienne catholique et un soudanais de 40 ans son cadet, dans la ville de Beyrouth, filmé à Paris. C'est long, un peu vide, sans chair. Bien sûr on y parle racisme, préjugé, violence mais sans vraiment y croire . Bof 

jeudi 25 juin 2026

Les caprices de l'enfant roi

 

Les caprices de l'enfant roi de Michel Leclerc (Fr) °° 1 H 55

L'histoire de France revisitée de belle façon parce qu'à des années lumières de la réalité et c'est tant mieux. Après un début un peu laborieux la machine s'emballe et nous emballe comme un hommage à "de Broca" ou à "Oury" on pense même à Rappeneau. D'Artagnan (F. Dubosc rigolo dans un petit rôle) est chargé par la reine (Dora Tillier) de protéger Louis pendant la "Fronde". Il se défausse sur Cyrano qui le refile à Molière qui... C'est un mélange d'humour qui fonctionne très bien avec moultes références littéraires ou théâtrales, des références à l'actualité fort bien trouvées. Suzanne de Baecque fait un sans faute mais la palme revient au trio hyper touchant que forment Julia Piaton, Artus et Nemo Schiffman; Cela peut paraître foutraque, le petit roi est un peu fragile, mais on s'en fout, on a passé un bon moment.

mercredi 24 juin 2026

Maspalomas

 

Maspalomas d'Aitor Arregi & José Mari Goenaga (Esp) °°° 1 H 55

Puissant, excellent. Après un début très cru ce film nous remue les tripes par son sujet jamais abordé au cinéma ou si peu. Après un AVC au Canaries, un gay âgé, rejoint un établissement pour vieux où il va rencontrer l'amitié, retrouver sa fille qu'il a négligé, et repenser à son passé festif, amoureux, à la dictature, à l'homophobie, à la honte qu'il a toujours ressenti; José Ramon Soroiz, magnifique, a amplement mérité son Goya du meilleur acteur. Ce film tout en nuance, en délicatesse est un petit bijou de mise en scène avec une très belle fin. A voir absolument.