mercredi 30 septembre 2026

Les éléphants dans la brume

 

Les éléphants dans la brume de Abinash Bikram Shah (Népal) °°°° 1 H 47

Magnifique. Immersion choc dans une communauté transgenre où le matriarcat est loi. Pirati enquête sur la disparition de sa fille d'adoption avec acharnement se cognant à l'hostilité de tous, des flics, des villageois qui les désignent comme responsables, de ses compagnes parce qu'elle a fricoté avec un homme alors que les rapports sexuels sont interdits. Les Kinnar sont autant respectées ou craintes pour leur pouvoir de bénédiction que détestées parce que hommes. Formidablement interprété par Pushpa Thing Lama (militante LGBTQIA+ du Népal) ce film est de toute beauté, sa mise en scène envoutante, les images surtout nocturnes somptueuses jusqu'à la scène finale tête haute au son des barrissements des éléphants. Prix du jury mérité "Un certain regard" à Cannes. A Découvrir.

mardi 29 septembre 2026

Fini de rire

 

Fini de rire de Jean-Baptiste Rivoire (Fr) °°° 1 H 32

Au pays de Sarko, Flamby et surtout sous Jupiter l'humour est de plus en plus muselé. Ce documentaire édifiant le prouve sans peine par un ancien de Canal + en donnant la parole à de très nombreuses personnalités de Guillon, D. Porte à Guillaume Meurice. Sans oublier Charline, Thomas VDB, Mathieu Madenian, Aymeric Lompret, Akim Omiri et les filles aussi... Les faits sont absolument irréfutables sous la houlette de Vincent Boloré. Cela fait peur. Fini les guignols, la satire à France Inter, à France télévision, la direction est aux ordres du président Macron. ( la plupart des émissions s'autocensure ) Cela s'est détérioré depuis Philippe Val et Adèle Van Reeth et la lâcheté de Delphine Ernotte PDG de France télévision. Sophia Aram a de beaux jours devant elle avec son humour au garde à vous des dirigeants. A voir surtout si vous n'en êtes pas persuadé.

lundi 28 septembre 2026

Les contrebandiers

 

Les contrebandiers de Padraic Mckinley (Canada/ all/ U.S) °° 1 H 55

Un film à l'ancienne qui prend son temps, un hommage ( voulu?) au "salaire de la peur" de Clouzot ou de "Sorcerer" de Friedkin avec des touches de "Délivrance" avec un budget moindre qui rend la scène du pont suspendu géniale de dérision. C'est quand même bien foutu et bien joué: pendant la grande dépression quatre compagnons de bagne acceptent de transporter de l'or en échange de leur liberté. Une marche sous la pluie, dans le froid, en milieu hostile qui finira mal comme prévu (ou pas) ... A voir par nostalgie

vendredi 25 septembre 2026

Pressure

 

Pressure de Anthony Maras (G.B/Fr) °° 1H40

Suspense climatologique. De facture absolument classique, ce film intéressant n'apporte rien de nouveau si ce n'est une information météo sur le jour choisi du débarquement. Il se regarde sans déplaisir sans éviter un certain pathos qui alourdit le propos. Il fait pâle figure en comparaison avec les films d'Antonin Baudry. Pourquoi pas pour un jour de pluie....

jeudi 24 septembre 2026

10 %

 

10 % d'Emilie Noblet (Fr) °°° 1 H 59 Netflix

On retrouve avec plaisir nos amis cinq après la fermeture de l'agence ASK. Andréa (Camille Cottin) va réaliser son film avec Noémie (Laure Calamy) comme productrice. Laurent Lafitte doit en être l'acteur principal avec Laetitia Casta. Mais tout ne va pas se passer comme prévu. De gaffes en catastrophes on savoure les situations avec des guest en cadeau ( Clooney, Longoria) sans oublier T. De Montalembert, N. Maury, G. Montel, F. Sidney, L. Rovère et O. Kolb.

Rose

 

Rose de Markus Scheinzer (All) °°° 1 H 34

Un "Martin Guerre" allemand en noir et blanc, queer, porté par une Sandra Hûller formidable. Âpre, ce western rural, à la lumière impeccable, aux cadres soignés vise l'ambiance "Ruban blanc", les tableaux flamands mais sans être figé et nous tient en halène jusqu'au bout. Un combat pour la liberté, l'émancipation, face à un système corseté religieux, patriarcal. A voir.

mercredi 23 septembre 2026

Mon frère

 

Mon frère (Rond point) °°° 1 H 45

de et avec François Gremaud et son frère Christian, en LSF surtitré. Il a voulu donner la parole, les mots, les signes à son frère confronté à l'hostilité du monde en général et à celui du travail en particulier. Pas décors inutile, on se concentre sur les mains, les gestes, la gestuelle du corps. Essayer de faire tomber l'incompréhension, lutter contre le manque de connaissance et la peur de l'inconnu, mais tout ça traité avec humour, joie, sans oublier l'acte politique, les revendications, l'art et l'amour. Très didactique mais très plaisant, on passe une excellente soirée.



La vie d'une femme

 

La vie d'une femme de Charline Bourgeois-Tacquet (Fr) °° 1 H 38

C'est un film qui n'existe que par Léa Drucker qui incarne tous les rôles de façon exceptionnelle. Ici elle est chirurgienne et on y croit immédiatement. Un portrait vif et fort qui fait oublier la faiblesse de l'histoire, une romance bourgeoise où l'on s'ennuie un peu. Pourquoi pas.

mardi 22 septembre 2026

Si tu penses bien

 

Si tu penses bien de Géraldine Nakache (Fr) °° 1 H 34

Un film sans doute réussi puisqu'il met mal à l'aise tout le long. Gil épouse un homme très pieux et hyper possessif et se retrouve sous sa coupe. Elle subit des violences psychologiques très fortes sans réagir et refusant l'aide de ses parents, amis et autres. Niels Scheider est un pervers narcissique parfait. Mais je n'arrive pas vraiment à entrer dans la tête de Mona Chokri, à comprendre cette passivité parce qu'elle n'est pas seule face au danger, ce n'est pas mon caractère. On a envie de foutre un pain très vite au garçon. Par contre Clémentine Célarié est magistrale en mère inquiète. A vous de voir.

Adieu, monde cruel

 

Adieu monde cruel de Félix de Givry (Fr) °°° 1 h 33

Otto, 14 ans, disparait après avoir adressé une lettre d'adieu aux élèves de sa classe qui le harcelaient. La ville est en deuil mais une nuit une jeune fille le reconnaît en train d'errer et le prend en charge clandestinement. Ce n'est pas un film sur le harcèlement, mais une histoire d'amour de deux adolescents mal dans leur peaux qui vont se tourner de nouveau vers la vie. Magnifique photographie pour deux comédiens parfaits. Sensible et mélancolique.

lundi 21 septembre 2026

Histoires de la nuit

 

Histoires de la nuit de Léa Mysius (Fr) ° 1 H 54

Pas emballé par cette histoire glauque à souhait, même si le décors de ferme avec une nuit sombre et des jeux de lumières sont très réussis. L'histoire est classique; il se passe ce qui doit se passer avec un lourd passé qui resurgit dans la vie bien tranquille de cette petite famille. Benoit Magimel et Paul Hamy sont flippants, Monica Bellucci parfaite en voisine peintre mais je ne crois pas au jeu de Hafsia Herzi que je préfère comme réalisatrice. A vous de voir.

vendredi 4 septembre 2026

The holy boy

 

The Holy Boy de Paolo Strippoli (I) °°° 2 H 02

Enfin un film fantastique intelligent même si comme d'habitude je n'ai pas très bien compris la fin. A Rémis, un petit village de montagne, le jeune garçon Matteo semble doté d'un pouvoir divin: ôter l'angoisse des gens par de simples accolades. Tout le village a l'air plutôt heureux. L'arrivée d'un nouveau professeur va changer quelque peu la donne. Mais est-il si bon d'absorber les souffrances des gens sans en subir  aucune conséquence. Conte philosophique sous forme de thriller assez réussi, surtout la première heure. Après c'est plus confus. A voir.

jeudi 3 septembre 2026

The good sister

 

The good sister de Sarah Miro Fischer (All/Esp) °° 1 H 36

Elle adore son frère, c'est un modèle. C'est tout naturellement que, quand elle se fait jeter par sa copine, elle vient squatter chez lui. Et là, elle est peut-être témoin d'un viol de la part de celui-ci. Cela ne fait aucun doute , c'est un malentendu. Mais petit à petit le doute, puis la certitude s'installent. Comment se positionner, comment réagir, elle, la lesbienne, féministe-MeToo. Un questionnement intéressant, sans manichéisme sur la loyauté à soi-même, aux gens qu'on aime, à ces idées. A voir.

mercredi 2 septembre 2026

La frappe

 

La frappe de Julien Gaspar-Oliveri (Fr) °° 1 H 46

Sur le sujet récurant actuellement, un traumatisme d'enfance percutant la vie d'un frère et d'une sœur, le film apporte un ton nouveau. Un père sort de prison et retrouve ses deux enfants. Dès la première rencontre, on sent que quelque chose ne va pas. Puis on n'arrête pas d'imaginer le pire, sans savoir d'où la catastrophe va surgir. Les comédiens sont parfaits: le garçon Enzo, avec une drôle de tête, souriant, respirant la gentillesse et l'envie de bien faire, de bien "être", la fille, Carla, tout en colère pas toujours retenue et le père taiseux respirant le mal sans rien laisser paraître. Très belle mise en scène, très près des corps, des peaux, avec peu de mots, qui sait créer le malaise. A voir.

Salvation

 

Salvation d'Emin Alper (Tur/Fr) °°° 2 h 00
C'est sûr, ce n'est pas une partie de franche rigolade que ce nouveau film d'Alper, mais le réalisateur de "Burning days" nous raconte une nouvelle fois un drame turc terrible. Deux villages proches, l'un en haut d'une colline, l'autre en bas, en Anatolie, se détestent, nourris de vieilles rancœurs que rien ne peut apaiser. Inspiré d'un cinéma de genre, il fleurte avec le fantastique, pour mieux analyser les comportements immuables du genre humain. Religion, fanatisme, jalousie, frustration, tout s'accumule et explose dans un final inévitable, logique, et terriblement débile dans une mise en scène parfaite. A voir. 

mardi 1 septembre 2026

 


Château de St Ouen et expo Ya rayi !

Visite de château (34 ème) à St Ouen , bâti sous la Restauration pour la comtesse du Cayla, comme une villa italienne, où la marquise de Pompadour a habité. En 1973, la délégation vietnamienne y prépare les accords de paix pour arrêter la guerre. En ce moment il y a une petite expo formidable sur la musique Raï, ce qui m'a rappelé mon séjour à Oran et Tlemcen. On y retrouve tous les grands noms (il manque juste une planche sur Rachid Taha). Tout autour il y le parc des Docks  magnifique avec une centaine de parcelles en jardins partagés: bref un bel après-midi.