vendredi 4 septembre 2026

The holy boy

 

The Holy Boy de Paolo Strippoli (I) °°° 2 H 02

Enfin un film fantastique intelligent même si comme d'habitude je n'ai pas très bien compris la fin. A Rémis, un petit village de montagne, le jeune garçon Matteo semble doté d'un pouvoir divin: ôter l'angoisse des gens par de simples accolades. Tout le village a l'air plutôt heureux. L'arrivée d'un nouveau professeur va changer quelque peu la donne. Mais est-il si bon d'absorber les souffrances des gens sans en subir  aucune conséquence. Conte philosophique sous forme de thriller assez réussi, surtout la première heure. Après c'est plus confus. A voir.

jeudi 3 septembre 2026

The good sister

 

The good sister de Sarah Miro Fischer (All/Esp) °° 1 H 36

Elle adore son frère, c'est un modèle. C'est tout naturellement que, quand elle se fait jeter par sa copine, elle vient squatter chez lui. Et là, elle est peut-être témoin d'un viol de la part de celui-ci. Cela ne fait aucun doute , c'est un malentendu. Mais petit à petit le doute, puis la certitude s'installent. Comment se positionner, comment réagir, elle, la lesbienne, féministe-MeToo. Un questionnement intéressant, sans manichéisme sur la loyauté à soi-même, aux gens qu'on aime, à ces idées. A voir.

mercredi 2 septembre 2026

La frappe

 

La frappe de Julien Gaspar-Oliveri (Fr) °° 1 H 46

Sur le sujet récurant actuellement, un traumatisme d'enfance percutant la vie d'un frère et d'une sœur, le film apporte un ton nouveau. Un père sort de prison et retrouve ses deux enfants. Dès la première rencontre, on sent que quelque chose ne va pas. Puis on n'arrête pas d'imaginer le pire, sans savoir d'où la catastrophe va surgir. Les comédiens sont parfaits: le garçon Enzo, avec une drôle de tête, souriant, respirant la gentillesse et l'envie de bien faire, de bien "être", la fille, Carla, tout en colère pas toujours retenue et le père taiseux respirant le mal sans rien laisser paraître. Très belle mise en scène, très près des corps, des peaux, avec peu de mots, qui sait créer le malaise. A voir.

Salvation

 

Salvation d'Emin Alper (Tur/Fr) °°° 2 h 00
C'est sûr, ce n'est pas une partie de franche rigolade que ce nouveau film d'Alper, mais le réalisateur de "Burning days" nous raconte une nouvelle fois un drame turc terrible. Deux villages proches, l'un en haut d'une colline, l'autre en bas, en Anatolie, se détestent, nourris de vieilles rancœurs que rien ne peut apaiser. Inspiré d'un cinéma de genre, il fleurte avec le fantastique, pour mieux analyser les comportements immuables du genre humain. Religion, fanatisme, jalousie, frustration, tout s'accumule et explose dans un final inévitable, logique, et terriblement débile dans une mise en scène parfaite. A voir. 

mardi 1 septembre 2026

 


Château de St Ouen et expo Ya rayi !

Visite de château (34 ème) à St Ouen , bâti sous la Restauration pour la comtesse du Cayla, comme une villa italienne, où la marquise de Pompadour a habité. En 1973, la délégation vietnamienne y prépare les accords de paix pour arrêter la guerre. En ce moment il y a une petite expo formidable sur la musique Raï, ce qui m'a rappelé mon séjour à Oran et Tlemcen. On y retrouve tous les grands noms (il manque juste une planche sur Rachid Taha). Tout autour il y le parc des Docks  magnifique avec une centaine de parcelles en jardins partagés: bref un bel après-midi. 

lundi 31 août 2026

The whisper man

 

The whisper man de James Ashcroft (U.S) ° 1 h 51

Thriller hyper classique, déjà vu cent fois. Un auteur dont le fils a été enlevé retrouve son père, ancien flic, ( Robert De Niro) pour le retrouver. Cette enquête renvoie à une autre affaire datant d'une autre époque. Aucune originalité, intrigue convenue. Si vous n'avez rien à voir d'autre.

A different man

 

A different man d'Aaron Schimberg (U.S) °° 1 H 52 Netlix

Exercice déconcertant et audacieux, entre comédie et film fantastique qui questionne l'identité par le truchement d'un thriller psychologique. Jeu de miroirs angoissant du monde culturel qui se sert de la souffrance pour créer. Renate Reinsve est décidément partout en ce moment. A voir.

dimanche 30 août 2026

Le poids de l'eau

 

Le poids de l'eau d'Alexandre Testagrossa, mis en scène par lui (A la folie théâtre) ° 

Deux hommes se rencontrent dans les vestiaires d'une piscine et c'est le début d'une amitié qui vacille au gré des confidences, des fragments de vie, de la dureté du passé de chacun. Si le début de la pièce est assez chouette, la suite est beaucoup plus laborieuse, écrite un peu à la hache. Joseph Gabison se donne à fond avec un naturel assez touchant, A. Testagrossa semble moins à l'aise, ne sachant pas trop quoi faire de son corps. C'est maladroit avec un côté touchant. A vous de voir.

samedi 29 août 2026

L'inconnue

 

L'inconnue d'Arthur Harari (Fr) °°° 2 h 20

Assis en bord de rang, prêts à quitter la salle, après avoir lu des dizaines de mauvaises critiques, nous sommes restés jusqu'au bout et avons été emballés. Les deux heures vingt passent très vite, tant on est, à se torturer la tête à bien suivre cette histoire pas si compliquée que ça. Un photographe paumé et solitaire se retrouve dans le corps d'une femme avec qui il a eu un rapport sexuel. Il n'est pas le seul à qui cette mésaventure est arrivée. Commencent évidemment angoisse, questionnements nombreux. Comment réagir, comment se positionner avec les amis, sa famille, que dire, que taire? C'est un film original de facture parce que le sujet, lui, a déjà été maintes fois abordé. C'est sombre, cauchemardesque, étonnant, au cheminement imprévisible. Bref un bon moment de cinéma.

jeudi 27 août 2026

Quinze dias

 

Quinze dias de Daniel Lieff (Arg) ° 1 H 40

Felipe est obèse et souffre de grossophobie , harcelé au lycée et un peu partout. Sa mère accueille chez eux un beau voisin en galère pour quinze jours. Les rapports plutôt difficiles au début vont se transformer en histoire d'amour. C'est plein de bons sentiments, un poil lourdaud ( sans jeu de mot facile), appuyé sans rien d'original. Bof.

The white lotus

 

The white lotus de Mike White (U.S) °° 3 saisons 21 épisodes 

En attendant la saison 4 sur la côte d'Azur avec Vincent Cassel voici les trois premières saisons tout à fait inégales. La première se regarde, la seconde est réussie, la troisième assez mauvaise. Il faut vouloir s'intéresser à des gens très riches en vacances dans de superbes lieux avec leur problèmes de riches. On devrait s'en foutre un peu mais notre côté voyeur est sollicité et bien sûr on succombe, voir souffrir les autres est assez réjouissant. Ce n'est pas la série du siècle mais pourquoi pas.

Dégel

 

Dégel de Manuela Martelli (Chili) °°° 1 H 48

Encore plus intéressant que "Chili 1976" ce film de M. Martelli parle des non-dits. Une fillette en vacances dans l'hôtel de ses grands-parents va être obligée de garder un très lourd secret sur la disparition d'une jeune skieuse allemande, comme la neige qui recouvre tout, métaphore d'une dictature qui étouffe la parole. Très belle mise en scène qui accompagne cette tragédie, où les apparences doivent être sauvées coûte que coûte, à travers le regard d'une petite fille qui comprend déjà tout, les magouilles des adultes, les odeurs politiques, le désespoir d'une mère condamnée à espérer en vain. A voir.

mercredi 26 août 2026

The Dog Stars

 

The Dog Stars de Ridley Scott (U.S) °° 1 h 59

Bien sûr cela fait un épisode de plus dans la longue liste des films postapocalyptiques, après "Last of us" , "The walking dead, " La route" etc... on retrouve ici des actions déjà vues, l'aéroport lieu miracle, l'attaque zombique...  mais Scott a un vrai talent de narration et rend hommage à ce genre de cinéma en y apportant sa pierre. Film sombre où la violence n'est pas que le cœur du récit, où l'on réfléchit sur le mode de vie le plus cool, seul ou mal accompagné? Et pourquoi pas être sauvé par l'amour. La fin mennonite est de trop, dommage parce que Jacob Elordi (beau gosse vraiment touchant dans sa mélancolie à bord de son avion comme  une échappatoire au malheur)  Josh Brolin, Guy Pearce et Margaret Qualley sont tous très bien. Pourquoi pas.

Le guide du parfait gentleman assassin

 
Le guide du parfait gentleman assassin (Théâtre de Palais royal) °°°

de Freedman (livret) & Lutvak (Musique) adapté par Stéphane Lapporte et brillamment mis en scène par Virginie Lemoine. 

D'après le roman de Roy Horniman. On passe un excellent moment avec cette comédie musicale qui rappelle "Le noir de va si bien"  Pacôme-Le poulain, où la mort est sujet à rire. Nous sommes à Londres en 1906, un jeune homme sans le sou apprend par hasard qu'il pourrait être l'héritier de riches nobles qui ont, jadis, brutalisé sa mère. Mais huit autres héritiers le précèdent, il va méthodiquement les éliminer un par un. La mise en scène très inventif, efficace et réussie fait beaucoup pour la pièce avec bien sûr le talent des acteurs Gaëtan Borg (Les funambules, 31, Exit, super chanteur) et surtout Benoît Cauden hilarant dans tous les rôles de le riche famille ( moliérisé avec "Les producteurs" de Michalik). A voir en étant mieux placés que nous.



mardi 25 août 2026

 

La bande dessinée parle cash (Musée de la monnaie) °°°

Très belle et intéressante expo au musée de la monnaie quand la BD parle argent, flouze, oseille, pognon, trésor, aventuriers, voleurs (euses) épargnants (avares), milliardaires, joueurs (euses), faussaires, et de la pierre philosophale. J'ai beaucoup aimé. dépêchez-vous elle finit bientôt.

samedi 22 août 2026

True detective (saison 4)

 

True detective de Nic Pizzolatto (U.S) °° saison 4 , 6 épisodes.

En Alaska, deux femmes détectives enquêtent sur la mort de 8 scientifiques qui travaillaient dans une station de recherche arctique de Tsalal. Récit intime avec une Jodie Foster austère qui fleurte avec le fantastique. C'est assez étouffant, ça manque pas mal de nuance dans le récit. Il faut attendre la fin pour trouver un peu de cohérence entre vieilles histoires personnelles, enquête actuelle, croyances religieuses et vie sociale compliquée qu'implique le lieu du drame. Pourquoi pas.

Oklahoma honey

 

Oklahoma honey de Andrew Patterson (U.S) °°° 2 H 18

En voilà une surprise qu'elle est super bonne! McConaughey ( que j'apprécie moyen d'habitude) revient ressuscité en apiculteur amateur de bluegrass et il est formidable. La première heure est à pisser de rire, d'un humour noir certes mais qui fait tellement de bien. ( la fonte du miel et l'aventure dans le collège on n'est pas près de les oublier). Et puis il y a de beaux moments de poésie simple: le concert improvisé du parking, les abeilles sur le bras de Matthew, un repas entre amis jusqu'au coup de théâtre et le vol des ruches, là, le ton change et on s'embarque dans un thriller sanglant tout aussi passionnant avec une jeune amérindienne Angelina Lookingglass parfaite. C'est un ovni risqué , inventif, maîtrisé, bref du plaisir à revendre. A voir.

mercredi 19 août 2026

Adya et Otto van Rees

 

Adya et Otto van Rees (Musée Montmartre) °°° 

Très belle expo sur des artistes néerlandais inconnus (de moi) qui ont tout partagé: l'amour bien sûr, la peinture, de début des avant-gardes: divisionnisme, cloisonnisme, cubisme etc... avec un retour au réalisme, les deuils aussi ( ils ont perdu leur première fille dans un accident de train). Couple romanesque qui essaie de s'affranchir des codes bourgeois en s'installant dans une maison sans confort, recevant toute l'intelligentsia de l'époque vers Fontainebleau mais aussi à Montmartre au bateau-lavoir. Ils cultiveront leur propre style, en changeant souvent, en expérimentant passant du paysage postimpressionniste au collage, la broderie, la sculpture. Une belle vie artistique réussie.

Fjord

 

Fjord de Cristian Mungiu (Fr/Nor/Rou) °°° 2 H 26

Dérangeant donc passionnant. En Norvège une famille d'origine roumaine perd la garde de ses enfants après un signalement. Certes on peut reprocher au film une sorte de parti pris plutôt favorable à la famille mais je pense que le réalisateur loin de vouloir critiquer le système de protection de l'enfance norvégien met plutôt en exergue la radicalisation systémique de celui-ci. Ce film n'est pas aimable, il tiraille, il trouble le spectateur que nous sommes, il questionne et ça fait du bien. Choc des cultures. Selon son "camp" elle sert ou dessert l'un comme l'autre. Religion, laïcité, vie privée, protection de mineurs , tout y est. Doit-on enquêter puis selon sévir, ou sévir et prendre le temps d'une enquête? Ici ce qui pose problème, c'est la rapidité des sanctions et l'engrenage des choses qui bloquent tout dialogue. D'ailleurs on n'entend jamais la parole des enfants, ni leur souhait. Les mesures de précautions pour le bien de ceux-ci ne vont-elles pas dans le sens opposé, plutôt inhumaines? Faut dire que la représentante de l'assistance sociale n'est pas piquée des hannetons, c'est une sorte de gorgone sans âme, un brin caricatural mais bon, en tant qu'enseignant ( chez nous la démarche est totalement différente) j'ai vu des personnes qui ayant un petit pouvoir se comporter presque pareil. Bref un film à voir absolument ( le casting est parfait) pour en discuter dans nos chaumières.

lundi 17 août 2026

Undertone

 

Undertone de Ian Tuason (Canada) °° 1 H 34

Ce youtubeur canadien de Toronto, brillant, paraît-il, veut nous faire peur, de façon originale par le son, le bruitage en nous obligeant à imaginer des choses que l'on ne voit pas forcément. Le début du film est poussif, on s'ennuie, pour un film d'épouvante c'est un peu ballot, mais au fur et à mesure le podcast envoyé par des auditeurs qu'on écoute chapitre par chapitre fait son effet et l'angoisse s'installe pour de bon. Ce qui est remarquable ici, c'est la mise en scène, avec un lieu unique, trois plans dans une maison ( là, où le réalisateur a veillé ses propres parents malades) il réussit avec inventivité, malice à nous faire frissonner. Pourquoi pas.

Une aube nouvelle

 

Une aube nouvelle de Yoshitoshi Shimomiya (Japon)° 1 H 16

Sous fond de faillite d'entreprise familiale, deux frères s'embrouillent. Je dois dire que pendant un long moment, je n'ai pas compris l'histoire: qui est qui, qui fait quoi et pourquoi. Et surtout qu'un film aussi court me paraisse aussi long. Bref malgré quelques jolis décors on s'ennuie ferme. Pour aficionados du genre.

samedi 15 août 2026

La fin d'Oak street

 

La fin d'Oak street de David Robert Mitchell (U.S) ¤ 1 H 40 

Je crois qu'on a inventé le mot "ridicule" pour pouvoir parler de ce film. Une ville est transportée au temps des dinosaures. Admettons. Cela n'empêche pas de faire des effets spéciaux un peu réussis, une interprétation qui se tienne ( ils jouent tous comme des pieds) C'est tellement bête que cela en devient hyper drôle. Long, laborieux, superficiel. Après "It follows" c'est vraiment très décevant. Par contre si tout cela est voulu, cela devient un pastiche des années 80 , avec une ambiance réussie, des décors bien foutus avec des effets spéciaux à l'avenant. A voir bourré avec des copains un samedi soir de déprime.

vendredi 14 août 2026

Un grand raccourci

 

Un grand raccourci d'Armand Foëx & Clément Devilliers (Fr) °°° 1 H 21

Un premier film tout à fait réjouissant. Quatre jeunes bretons gentiment border line essaient de vivre tout simplement avec des moyens inhabituels. L'un devient dératiseur chez les particuliers où il apporte, avant, lui-même les rats aidé par un cousin serveur dans un restau vide de client, l'autre revend des bijoux en toc tout en aidant sa copine à devenir miss ( en fraudant) pour promouvoir sa marque. Bref c'est très drôle, très tendre, pas prétentieux parce que totalement vrai et sincère à l'image des interprétations des quatre jeunes acteurs absolument parfaits de naturel sur des dialogues écrits au couteau, faussement improvisés, toujours justes, amusants et même terriblement touchants. Ces cinq futurs grands on les a déjà vu dans "Vampire humaniste, Bistromania, L'épreuve du feu " notamment. A voir absolument et des réalisateurs qui savent faire court , c'est à noter. 

jeudi 13 août 2026

Une affaire turque

 

Une affaire turque de Hüseyin Aydin Gürsoy (Tur) °° 1 H 34

Mustafa, turc d'origine, dit Mathieu  (Lionel Erdogan parfait)  a réussi comme avocat d'affaires dans un cabinet parisien tenu par Charles Berling. Il accepte pour rendre service à sœur de s'occuper d'un jeune compatriote qui s'est fait tabassé dans un taxi par un raciste, fils de bonne famille. Mal lui en prend parce que cela sera le début d'une galère sans nom. De facture classique on suit ce film, plus pour ses côtés politiques que du thriller à proprement parlé. Intégration, trahison, transfuge de classe ce sont les thèmes du film. Pourquoi pas.

mercredi 12 août 2026

Soudain

 

Soudain de Ryüsuke Hamaguchi (Jap/Fr) °°° 3 H 16

Très beau film sur l'amitié profonde entre deux femmes, l'une directrice EPHAD qui essaie de nouvelles méthodes, basées sur l'humanitude, et l'autre japonaise, metteuse en scène et mourante d'un cancer. Un film différent des autres par ses multiples approches scéniques, ses disgressions bavardes (pour la bonne cause) sur le capitalisme, le théâtre, la santé , le bien être etc... mais quand même beaucoup trop long, même, s'il passe assez bien vu sa durée mais le réalisateur a l'air de jouer avec la forme, le fond en prenant des libertés souvent bienvenues. Le duo d'actrices est formidable, leur prix a Cannes n'est pas usurpé. Un mélange a découvrir de toutes les façons.

lundi 10 août 2026

Des fleurs pour Tokyo

 

Des fleurs pour Tokyo de Yuiga Danzuka (Japon) ¤ 1 H 55

C'est drôle comme les gens qui n'ont rien à dire mettent un temps fou à le faire, et il commence jeune (28 ans). Sur un scénario très mince, il confond mise en scène épurée, exigeante et celle-ci prétentieuse et m'as tu vu. Tout parait faux, tarabiscoté et sans fin comme ces couloirs et escaliers que le papa architecte a conçus pour Shibuya et que dire de la fin, d'une bêtise ... Je n'ai pas osé quitté la salle comme mes compagnons de visionnage. A vous de voir.

dimanche 9 août 2026

Le dernier refuge

 

Le dernier refuge de Louis Leterrier (U.S) ¤ 1 H 50

Une production Netflix vraiment ratée. On s'ennuie ferme devant ce huis clos complètement idiot, où l'on devine sans effort la scène qui va suivre tellement tout est tellement téléphoné. Mais c'est surtout le ridicule de la situation qui n'a pas tué cette famille enfermée dans une maison sous la pluie mais où les tomates poussent comme en plein soleil. Il y a un nouveau concept la pêche cheminée , plus débile tu meures mais bon, le réalisateur a du toucher un bon chèque. Rendez-nous les requins dans la Seine c'est presque aussi bête mais au moins c'est rigolo. Qu'est venu faire Wagner Moura dans cette chose?

vendredi 7 août 2026

L'aventure rêvée

 

L'aventure rêvée de Valeska Grisebach (Bul/Aut/All/Fr) °° 2 H 44

Chiant et passionnant en même temps. Il faut savoir prendre son temps en patience pour suivre cette histoire bulgare. A Svilengrad, petite ville sinistrée à la frontière turque les gens vivent de trafics en tout genre. Veska qui fait des fouilles archéologiques renoue avec Said un ami d'enfance qui disparait après que sa voiture a été volée. On déambule dans un monde trouble, dangereux, où la peur guide tout le monde, pourtant il ne se passe pas grand chose. C'est la durée du film qui pour une fois justifie l'intérêt avec une mise en scène assez exceptionnelle qui sait rendre cette violence ambiante. Prix du jury à Cannes. Pourquoi pas.



mercredi 5 août 2026

RRR

 
RRR de S.S. Rajamouli (Inde) °°° 3 H 07

Pas aussi drôle et inventif que Eega, la mouche, mais tout aussi outrancier dans la mise en scène, dans le jeu des comédiens, mais dans le bon sens du mot. Les chansons sont top, les ralentis grossissants géniaux, les couleurs saturées comme on aime, l'histoire basique mais prenante tout est poussé à son paroxysme pour notre plus grand bonheur. Les méchants ( les anglais d'avant l'indépendance) sont très méchants, les gentils sont (ou seront) très gentils. On est comme un enfant devant le sapin de Noël, ça déborde de jouets et on a envie de tous les ouvrir. On en a pour son budget qui dépasse l'entendement et on savoure les cascades , la mise en scène énorme parce que l'on sait que tout va bien finir. Franchement ça vaut bien un Marvel débile. En ce moment au cinéma mais aussi sur Netflix. A savourer.

Spider-man: Brand New Day

 

Spider-man : Brand New Day de Destin Daniel Cretton (U.S) °°° 2 H 25

C'est le seul héros Marvel que je suis ( du verbe suivre, restons modeste) parce qu'il reste d'abord un humain malgré ses superpouvoirs. Et cet épisode sonde joliment les interrogations, espérances ou les souffrances sans oublier les scènes d'action qui sont formidables. On aborde la peur de l'oubli, le passage à l'âge adulte, le côté sombre qui nous habite aussi. On y prend beaucoup de plaisir même s'il est un peu trop long. Même le(a) méchant (e) n'est pas méchant(e) bêtement, son comportement est tout à fait justifié, même si on devine facilement la vraie vipère de l'histoire et ce n'est pas le scorpion. La première heure est une des meilleures de la saga. N'écoutez pas les pisse-froid qui ne sont jamais contents de rien et allez passer un bon moment. 

Aux origines

 

Aux origines (Musée de l'histoire de l'immigration) °°° > 23 août

Très belle expo où l'on trouve des œuvres chargées d'émotions, des travaux scientifiques, une cinquantaine d'artistes tous concernés par les discriminations raciales et d'autres approches sur le sujet avec entre autres la photo de Yohanne Lamoulère,  le film de Bouchra Khalili, les toiles de Roméo Mivekannin etc ... Les jeunes hommes perçus comme noirs, arabes ou magrébins ont quatre fois plus de risques de se faire contrôler par la police...

mardi 4 août 2026

Sur la route d'Omaha

 

Sur la route d'Omaha de Cole Webley (U.S) °° 1 H 23

Un père emmène avec lui ses deux enfants pour une traversée des U.S pour une destination inconnue. L'ouverture troublante éveille notre curiosité, puis la destination le "Nebraska" quand on se souvient de la loi "refuge" fait qu'on sait ce qui va arriver. C'est surtout Ella qui nous fait fondre avec ses grands yeux tristes parce qu'elle sait quelque part qu'un malheur approche à grands pas. L'inquiétude règne, les moments de joie ( le zoo) s'amenuisent et les minutes restantes pèsent (trop?) John Magaro (First cow) est très bien. Film plombant mais à voir.

lundi 3 août 2026

Looking

 

Looking de Michael Lannan (U.S) °° 2 saisons, 19 épisodes HBO

Les amours, les joies et les peines de trois amis gays à San Francisco. C'est le pouls d'une génération dans sa vie quotidienne sans débordement ni exagération mais sans non plus masquer les problèmes, le sida etc... des gens normaux, sans le côté militant habituel ni le côté "gays bobos" chiant. On a nos personnages préférés, d'autres qu'on aime moins comme dans la vie. Certains ne sont pas assez fouillés mais on passe un bon moment en leur compagnie. Why not?

Drôle de drame

 

Drôle de drame de Marcel Carné (Fr) ° [1937] 

Je n'avais jamais vu que le passage du "canard à l'orange, bizarre, bizarre" et c'est avec stupéfaction que j'ai découvert le reste du film qui oserai je le dire a très mal vieilli. Un amateur de mimosa qui écrit des livres policiers accusé d'avoir tué sa femme bien vivante réfugié dans un hôtel minable côtoyant l'assassin de bouchers qui tombe amoureux, tout ça,  à cause d'un évêque libidineux peu charitable qui ...  Bref un inventaire absurde qui m'a laissé dubitatif. Bizarre, vous avez dit bizarre.

Les matins merveilleux

 

Les matins merveilleux d'Avril Besson (Fr) °°° 1 H 27

Ce film est un petit bijou de tendresse, ce qui est rare dans le cinéma. Une jeune femme part dans le sud à Cavalaire pour donner un caisse de vinyles à un certain Titou, caviste obéissant aux dernières volontés de sa grand-mère qui vient de décéder. Dans ce village, elle va y faire des rencontres merveilleuses, simples qui pourraient être improbables mais qui sont rayonnantes, magiques, bienveillantes et bénéfiques. Faut dire que cette trentenaire est jouée par India Hair ( sur un petit nuage), Eric Cantona (génial en contre emploi fan de disco) et surtout Raya Martigny d'une vérité infinie qui bouleverse. On est sous son charme, sa façon d'être, de distribuer sa joie de vivre, dans un contexte pas évidant, sa transidentité nous emporte. Un film doux, surprenant, presque irréel , tant on aimerait que quelquefois les choses se passent comme ça. A voir.

vendredi 31 juillet 2026

Le triangle d'or

 

Le triangle d'or de Hélène Rosselet-Ruiz (Fr) °°° 1 h 30

Très bon film sur les rapports toxiques entre un riche prince du golf et sa maîtresse tenue cloitrée et surveillée dans une riche villa parisienne. L'arrivée d'une domestique va aider (enfin peut-être) cette prisonnière à prendre conscience de la situation. Dès le début avec l'entretien d'embauche, sous caméra, on sait que ce sera un bon film, on le sent. Les relations entre la maîtresse de maison et sa domestique, tout d'abord vraiment difficiles (elle est odieuse) vont petit à petit prendre une tournure inattendue jusqu'à un final glaçant. C'est un vrai thriller psychologique passionnant. A voir.

jeudi 30 juillet 2026

I want your sex

 

I want your sex de Gregg Araki (U.S) ° 1 h 30

Vraiment déçu par ce nouvel opus d'Araki. On n'y trouve plus la sensualité, la provocation de ses premiers films. Tout semble fade pour un tel sujet, c'est un comble. Ce stagiaire qui tombe dans les mains sadomasochistes de sa patronne créatrice d'œuvre d'art chaudasses nous ennuie plus qu'il nous émeut. Allez revoir "the Doom generation" même si Olivia Wilde s'éclate ici, comme une petite folle. Bof.

mercredi 29 juillet 2026

L'odyssée

 

L'Odyssée de Christopher Nolan (U.S) °° 2 H 53

Superproduction modeste, ce qui semble contradictoire mais Nolan évite les super effets spéciaux pour resserrer l'action. Cela fonctionne plutôt bien avec le cyclope et les sirènes. Dans cet esprit, j'aurais aimé qu'il s'approche de l'univers de Pasolini épuré et exagéré en même temps. Pourtant je reste un peu sur ma fin car l'histoire est un peu vidée de son esprit d'aventure; les épreuves se succèdent sans qu'il y ait de véritable suspense, d'enjeu au profit d'une esthétique originale, d'une distribution de prestige et cela casse l'idée que je me fais de l'univers homérique. Ceci dit il traite les sujets de la mémoire, de l'oubli, de la responsabilité, des valeurs mais comme en retrait. C'est très beau mais il manque l'état de grâce,  l'émotion. Crépusculaire: à voir de toutes les façons.

mardi 28 juillet 2026

Gavagai et autres malentendus

 

Gavagai et autres malentendus de Ulrich Köhler (All) ¤ 1 h 31

Sur le tournage de Médée au Sénégal sous la direction d'une réalisatrice (Nathalie Richard) Nourou (Jean-Christophe Folly que j'adore mais qu'est-il venu faire dans cette galère?) a une liaison avec l'actrice principale. Ils se retrouve au festival de Berlin où l'acteur aura quelques problèmes avec des racistes. Il ya quelques bons moments (rares) et le reste du temps on s'ennuie ferme sans savoir où tout cela nous mène. Bof.

Proud

 

Proud de Karol Klementewicz & Monika Pecikiewicz (Pol) °°° HBO 1 saison, 8 épisodes

Filip, un jeune modèle gay impulsif et sûr de lui va devoir s'occuper d'un bébé, sa nièce, après la mort de sa mère. Comment préserver sa liberté, son style de vie tout en assumant une responsabilité toute nouvelle. Comment convaincre la population polonaise, l'administration hostile que c'est possible. Comment lutter au quotidien contre l'homophobie. Cette série est vraiment formidable, très bien écrite et bénéficie du charisme extraordinaire de son interprète principal Ignacy Liss. A voir.




lundi 27 juillet 2026

De la comédie française

 

De la comédie française de Martin Darondeau & Bertrand Usclat (Fr) °° 1 H 15

Pas aussi enthousiaste que la presse unanime pour ce film sympathique, avec un début parfait et une très jolie fin. Il faut noter la durée une heure quinze, une bonne chose. Nina (Pauline Clément) doit présenter sa première mise en scène d'une pièce de Shakespeare au Français, dans trois heures, alors que son actrice principale est bloquée en province. Les ennuis s'accumulent: entre les égos, les histoires de cul, la maniaquerie du régisseur, l'incompétence de la maquilleuse improvisée etc ... Certaines répliques font mouche, d'autres plus potaches sont plus lourdes (cf Danièle Lebrun et son joint ou l'histoire du slip) Par contre le film sait, ne pas suivre une ligne toute tracée, il révèle quelques surprises, on en sort assez content. A voir. 

The choral

 

The choral de Nicholas Hytner (G.B) °° 1 H 53 sorti en VOD en mars 26

Dans la ville de Ramsden, la chorale est la principale activité. Mais les chanteurs partent les uns après les autres à la guerre. Il faut trouver un nouveau chef de chœur. Ce sera Ralph Fiennes qui sen chargera amenant avec lui un passé douloureux. Saura t-il fédérer toutes ces différentes personnalités au fort caractère. Construction classique, prévisible, théâtrale mais avec de vrais moments d'émotions. Le jeu un peu caricatural de certains personnages s'oublie avec d'autres plus convaincants comme Jacob Dudman en jeune homme revenu manchot du front. Pourquoi pas.

Eterny

 

Eterny de David Freyne (U.S) °° 1 H 54

Romance attachante sur un vieux couple qui se retrouve, après leur mort, dans un au-delà plutôt innovant où l'on doit choisir un lieu pour l'éternité. Mais Elisabeth Olsen y retrouve aussi son premier amour mort au combat. Que faire, qui choisir ? Intéressant , quelque fois un peu sirupeux, mais bien joué.

vendredi 10 juillet 2026

L'âge atomique

 

L'âge atomique d'Héléna Klotz (Fr) ¤ 1 H 08 [2012]

C'est carrément incompréhensible, cette courte chose qui semble durer des heures, ratée comme c'est pas possible a reçu le prix Jean Vigo. C'est d'une nullité profonde. Dans quel monde vit la réalisatrice? C'est caricaturale, ridicule et surtout très prétentieux. Ces jeunes qui trainent la nuit et qui dialoguent dans le vide me donnent la gerbe. A fuir.

La chaleur

 

La chaleur de Stéphane Demoustier (Fr) °° 1 H 32

"L'inconnu de la grande arche" ne m'avait pas emballé mais celui-ci est drôlement bien foutu. Dans un camping de bord de mer, un ado provoque sans le vouloir la mort d'un autre vacancier. Il panique sur la marche à suivre et va être confronter des moments d'angoisse dans les jours qui suivent. Les héros sont ordinaires, voire moches, gros, coincés, même les plus "populaires" ça nous change, l'histoire totalement crédible, le suite des événements logique. Pas d'esbroufe, de coup de théâtre, c'est une tragédie de camping qui suit son cheminement inéluctable. A voir.

jeudi 9 juillet 2026

Evil Dead Burn

 

Evil Dead Burn de Sébastien Vanicek (U.S) °° 1 H 50

On se rappelle de "Vermines" très réussi du même réalisateur qui a été appelé aux States par Sam Raimi, pour faire le numéro 6 de la série. Il a fait le job, plutôt bien. Ce sont les mêmes ingrédients, les mêmes lieux mais la victime, ex victime d'un mari violent, se bat avec ses beaux parents possédés par le diable. Souheila Yacoub s'en sort bien ( en tant qu'actrice je précise parce que dans le film c'est autre chose). C'est très gore, et les maquillages et effets spéciaux sont vraiment flippants. Pour public consentant. 

mercredi 8 juillet 2026

Microsta

 

Microstar de Léopold Kraus (Fr) °° 1 H 27

Un film générationnel sans prétention, qui pose la question du comment réussir dans le show biz sans être le fils "de" ce qui ne manque pas d'autodérision puisque Abraham Wappler et Raïka Hazanavicius y sont les personnages principaux. Certaines scènes sont réussies mais le film tourne un peu en rond, sans véritable scénario. Pourquoi pas. 

mardi 7 juillet 2026

Sebastiane

 

Sebastiane de Derek  Jarman (G.B) ° reprise [1977]

Poème érotique gay, politiquement érotique, un peu sado-maso qui a pris un sacré coup dans l'aile. Tout cela parait un peu cucul de nos jours; nous sommes au 4ème siècle après J.C, Sébastien est garde et favori de l'empereur Dioclétien persécuteur de chrétiens. Dégradé et exilé sur une île il va subir les tortures de Séverius. Entièrement en latin, ce n'est qu'un prétexte à dénuder les garçons qui s'adonnent aux plaisirs charnels dans un monde sans femmes. Bof.