samedi 12 novembre 2016

Afficher l'image d'origineSnowden d'Oliver Stone (U.S) °° 2h15
On a connu Oliver Stone plus inspiré, plus mordant. Ce très très long film ne dénonce pas grand chose si ce n'est bien sûr le scandale des écoutes, mais il n'entre pas dans les méandres de la CIA ou de la NSA. Bien mené, bien joué ( Joseph Gordon-Levitt parfait), on s'interroge quand même sur sa naïveté mais on s'incline devant cette volonté de nous faire partager ses incroyables et détestables découvertes et on comprend l'intérêt total des lanceurs d'alertes. Puissent-ils être protégés un jour. Pourquoi pas.

vendredi 11 novembre 2016

Mr Wolff

Afficher l'image d'origineMr Wolff de Gavin O'Connor 2h10 (U.S) °°
Il est comptable, autiste et sociopathe ! Cela fait beaucoup pour un seul homme mais pas pour Ben Affleck assez bluffant dans ce rôle. C'est surtout une sorte de justicier qui manipule aussi bien les chiffres que la mitraillette. L'habileté du film c'est de mêler le passé douloureux du bonhomme, les rapports très difficiles avec son père militaire, sa vie de solitaire amateur d'art, de bienfaiteur avec des sursauts d'horreurs, de massacres systématiques sans une morale à l'américaine bénie-oui-oui. Une curiosité.

Inferno

Afficher l'image d'origineInferno de Ron Howard (U.S) ° 2 h02
Film inutile et bête. Robert Langdon continue ses aventures décrypto-symbolistes dans un rythme effréné. Nous spectateurs, on fatigue vite. Très vite. Rien à sauver, ici, même pas le monde. A éviter.

mercredi 9 novembre 2016

Tu ne tueras point

Afficher l'image d'origineTu ne tueras point de Mel Gibson (U.S) ° 2h11
Le propos est intrigant : Desmond Doss au passé assez lourd - père ancien militaire alcoolique et violent- s'engage dans l'armée mais refuse de porter une arme et de s'en servir. Il veut être infirmier sur le terrain. S'en suit une intéressante réflexion sur son rôle, ses motivations et sur le regard des autres. Mais Mel Gibson nous refait "Full metal jacket" puis "il faut sauver le soldat Ryan " en nous évitant aucune tripe étalée, bras arraché, pour arrêter là, la longue liste des horreurs filmées. Et en filigrane un discours pompeux, bible en main, assez agaçant. Par contre Andrew Garfield est tout à fait remarquable. Bof. 

mardi 8 novembre 2016

Réparer les vivants

Afficher l'image d'origineRéparer les vivants de Katell Quillévéré (Fr) °°
Film plein de bons sentiments qui fait un peu " Dossiers de l'écran". On s'attend à la fin du film que commence le débat sur les dons d'organes. Intéressant mais pas captivant ni aussi émouvant qu'on aurait pu croire. Les comédiens (tous connus) ne sont pas mauvais, ils sont sobres, n'en font pas trop. De toutes façons c'est très pédagogique, on se rend compte des difficultés du don, des greffes, selon le temps et les circonstances. On est quand même loin du magnifique Suzanne qu'avait réalisé Katell. La musique est un peu trop présente. C'est un travail honnête que l'on peut voir sans problème.

samedi 5 novembre 2016

Moi, Daniel Blake

Afficher l'image d'origineMoi, Daniel Blake de Kenneth Loach (G.B) °°° 1h39
S'il n'en reste qu'un, ce sera lui: Ken Loach, toujours aussi combatif. Il a pourtant 80 ans et il continue vaille que vaille à nous parler des "petites" gens, de leur lutte, de leur espoir, de leurs amours. Il dénonce brillamment ces drames sociaux:  ces hommes , ces femmes aux mains d'une administration sans âme mais d'une façon pas tapageuse, presque mine de rien, par petites touches. La mise en scène redoutablement efficace ne se voit pas, tellement elle est maîtrisée. Les acteurs Dave Johns et Hayley Squires pris dans les filets kafkaïens des agents de pôle-emploi sont remarquables. Quand La femme se jette sur une boîte de conserve au secours populaire et mange à pleine main des haricots , ses larmes de honte rejoignent les nôtres de compassion et d'émotion. C'est Brazil de Terry Gilliam mais en vrai comme diraient les enfants : on est en "absurdie ": cercle vicieux, employés zélés qui se vengent de leur vilaine vie, téléphonie mortelle, vigils débiles, froids, sans cœur. Et pourtant il y a beaucoup d'espoir, d'entraide, de joie de vivre pour des riens. Tout n'est pas noir, ce qui fait la force de ce film même si ici on parle d'humiliation mortelle. A voir absolument.

Mademoiselle

Afficher l'image d'origineMademoiselle de Park Chan-Wook (Corée) °°° 2h25
La première se fane recluse dans un palais d'un érotomane bibliophile fan de Sade qui l'oblige à faire des lectures devant des hommes pervers avides d'érotisme. L'autre, voleuse pétillante, est employée par un mafieux pour l'arnaquer. Celle-ci va entrer à son service pour l'inciter à tomber amoureuse de son "mac", histoire de récupérer le magot la de riche héritière. Mais tout n'est pas si simple. Qui trompe qui ? Film en trois actes qui est d'abord un très grand film d'amour mais qui ne correspond pas forcément aux critères habituels.  Audacieux, manipulateur, osé et même cru, esthétique, sensuel, fétichiste, féministe, surprenant mais aussi pour finir romantique. La mise en scène est grandiose, les actrices sublimement belles parfaites. Et pas une petite récompense à cannes. Honte. A voir absolument.