dimanche 15 novembre 2015

Une histoire de fou

Résultat de recherche d'images pour "une histoire de fou affiche"  Une histoire de fou de Robert Guédiguian (Fr) °° 2h14
La communauté arménienne souffre de la non reconnaissance du génocide turc. Robert Guédiguian nous offre un film pédagogique qui nous explique le pourquoi du comment. D'abord il nous parle du procès en Allemagne de l'assassin de Talaat Pacha responsable du génocide et où le meurtrier est acquitté et qui devient le héros des jeunes arméniens qui veulent venger leur histoire. C'est Grégoire Leprince-Ringuet,( je n'arrive pas à entrer dans son jeu) victime collatérale d'un attentat qui va servir d'étudiant à la cause en intégrant la famille dont le fils a déclenché la bombe qui l'a estropié! C'est invraisemblable mais il parait que cela s'est vraiment passé. Le fils étant parti au Liban lutter pour ses frères. Quand on voit ce film aujourd'hui il résonne étrangement à nos oreilles vu le contexte. On y apprend beaucoup donc. C'est Simon Abkarian tout en sobriété qui sort le film de la seule leçon d'histoire. Pourquoi pas.

Les anarchistes

Résultat de recherche d'images pour "les anarchistes" Les anarchistes d'Elie Wajeman (Fr) °° 1h41
C'est une histoire d'amour que nous offre Elie Wajaman  plutôt qu'un film fiévreux sur un groupe d'anarchistes. D'actions révolutionnaires on n'en voit pas vraiment ; quelques larcins dans de belles maisons bourgeoises. Tahar Rahim, policier discret, est chargé d'infiltrer cette bande et tombe amoureux de la belle Adèle Exarchopoulos. Les rapports entre les membres sont très réussis, leurs doutes, leurs colères dans ce Paris magnifiquement reconstitué, comme les décors, les costumes. Rien à dire, mais tout cela manque de nerf. Swann Arlaud et Karim Leklou sont de nouveau parfaits. Bien sans plus.

vendredi 13 novembre 2015

007 spectre

Résultat de recherche d'images pour "007 spectre" 007 spectre de Sam Mendes (U.S) °°°
Qu'on se le dise, Daniel Craig reste mon Bond préféré, sexy et sombre, traînant un passé douloureux. Un très bon cru. Le film démarre d'excellentes façons dans les rues de Mexico en pleine fête des morts. Les décors y sont grandioses. Sam Mandes joue sur les codes du 007 et ce début m'a enchanté. Ensuite c'est plus conventionnel mais le contrat est respecté: on visite la moitié du monde, on accompagne de très belles créatures et on s'amuse à chercher qui trahira qui. On apprend plein de choses sur l'enfance de James, sur sa famille ce qui nous intéresse plus que les poursuites en bagnoles qui sont toujours là, of course, mais moins présentes. Le suspense est bien présent, une peur sourde  planant tout le long du film. A voir.

dimanche 8 novembre 2015

Lolo

Résultat de recherche d'images pour "lolo le film"Lolo de Julie Delpy (Fr) °°° 1h39
On adore Julie dans ces comédies américaine, dans "La comtesse" incroyable film gore et on l'aime tout autant dans cette comédie simple, très française et réussie. Ce film c'est d'abord un ton, vif, cru, vrai et charmant, une histoire crédible. Des acteurs ensuite, tous excellents ( oui, même Dany Boon) avec un vrai coup de cœur pour Vincent Lacoste, odieux à souhait, qui pourrit la vie de sa mère parce qu'amoureux d'elle, le cordon solidement noué, il est irrésistible. Le duo Karin Viard- Julie Delpy fonctionne à merveille. On reproche la vulgarité de leur dialogue, on aurait rien relevé si c'en étaient des masculins. Bref une jolie surprise. Pour le plaisir, ne le boudons pas. A voir.

samedi 7 novembre 2015

Le fils de saul



Résultat de recherche d'images pour "le fils de saul" Le fils de Saul de làszlo Nemes (Hongrie) ¤ (1 h 47)
Je vais sans doute me faire des ennemis, mais je suis désolé de dire que j'ai détesté ce film, pas le sujet. Auréolé du Grand prix du jury au festival de cannes , il me tardait de découvrir ce qui faisait débat à l'époque. Finalement, il n'y a pas de débat du tout. Tous semblent adorer ce "fils" et Claude Lanzeman l'a adoubé, donc je me sens un peu bête ( qui je suis pour etc...). Mais bon, il emploie un dispositif sophistiqué, caméra à l'épaule pour nous faire vivre une expérience du génocide nazi, en  suivant un homme Sonderkommando d'Auschwitz, sans aucun arrêt comme dans le film d'Alexi Guerman "Il est difficile d'être un Dieu". C'est usant. Si l'on apprécie que les hommes, les corps restent dans le flou, je ne comprends pas ce qu'a voulu faire le réalisateur. Son héros pète les plombs, car le film est quand même scénarisé, avec un suspense: après avoir peut-être reconnu son fils, il cherche un rabbin pour essayer de l'enterrer. Pourquoi pas, mais ses compagnons d'horreur, fomentent un "coup" qu'il va délibérément faire échouer (ou pas). Pourquoi, vu son état délirant, les autres vont-ils s'acharner à l'employer, le nombre de fois qu'il se fait tirer par le bras est hallucinant, jusqu'à la scène dans la rivière grotesque. Filmer l'infilmable n'est pas ce qui me gène, c'est le film lui même, même si je reconnais que Nemes est brillant et qu'il a su éviter tous les pièges. A vous de juger et de partager vos avis.





























jeudi 5 novembre 2015

Le poisson belge



Résultat de recherche d'images pour "le poisson belge" Le poisson belge de Léonore Confino (La pépinière)°
mise en scène de Catherine Schaub
C'est l'écriture de la pièce qui me gène. La mise en scène, somme toute banale, n'arrange pas vraiment le propos. Les deux comédiens sont assez bons, ils se donnent à fond, défendent l'histoire à laquelle ils ont l'air de croire mais pas nous, hélas : celle d'une rencontre entre un homme se sentant femme et une gamine fugueuse qui deviendra orpheline ( état qu'elle apprendra par les journaux!) Toujours ces contraires obligés de se côtoyer qui vont apprendre à se connaître et à s'apprécier. Artificiel, alambiqué, vain, l'émotion n'est pas là et pourtant de temps en temps il y a deux , trois répliques qui font mouche. Décevant.

Avril et le mone truqué

Résultat de recherche d'images pour "avril et le monde truqué"  Avril et le monde truqué de Franck Ekinci & Christian Desmares (Fr/Bel/ Can)°°° 1h45
Napoléon V règne sur la France. Tous les savants ont disparu et du coup ils n'ont pu inventer, trouver ou partager leur découvertes. On ne connaît pas l'électricité, on marche à la vapeur. Avril est la fille de deux de ces savants volatilisés, elle vit dans une statue géante avec un chat qui parle, sujet de manipulations anciennes. Elle est pourchassée par la police et par d'étranges lézards. Curieux! ce film est un petit bijou. le dessin de Tardi reconnaissable entre tous fait merveille. C'est le film qui faut projeter avant la Cop 21 tant le propos est d'actualité. C'est poétique, inventif, drôle, émouvant. On le vit comme un hommage à Léo Malet et Gaston Leroux, clin d'œil à Adèle Blanc-sec. A voir absolument.