mercredi 14 décembre 2016

Ballerina

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                                                       Ballerina d'Eric Summer et Eric Warin (FR/can) °° 1h29
Deux orphelins s'échappent de leur pension pour réaliser leur rêve: elle veut devenir danseuse , lui inventeur. Elle pénétrera à l'Opéra, lui rencontrera Eiffel. C'est exactement un mélange de Cendrillon, de Maléfique  et de l'âge heureux de mon enfance sur les toits de l'Opéra. Classique, charmant on a l'impression de connaître déjà les personnages ( des cousins proches de Quasimodo, du major d'homme de Frankenstein junior) mais cela manque de folie et d'émotion. Par contre Paris 1900 est remarquablement revisité. Pour ceux qui ont du cœur.

A jamais

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                                                            A jamais de Benoit Jacquot (Fr) ¤ 1 h 26
Du titre, on garde "jamais" et l'on ajoute "plus" devant. Ce film est une souffrance, on n'image pas un seul instant qu'il y a juste quelques temps Benoit jacquot réalisait " Le journal du femme de chambre" ou le sublime " Adieux à la reine". On dirait une aventure foireuse des années 70: un homme épouse une femme, meurt , sa veuve vit avec son fantôme. Mathieu Almaric devient insupportable dans ses  mêmes mimiques et Julia Roy se demande ce qu'elle fait là. Pauvre Jeanne Balibar, elle ne méritait pas ça. Rien à sauver. 

mercredi 7 décembre 2016

Ma' Rosa

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                                                                            Ma' Rosa de Brillante Ma Mendoza (Philippines) °° 1h50
J'ai eu un peu de mal à compatir aux malheurs de cette mère "courage" qui est quand même dealeuse sans beaucoup de scrupules, rançonnée par des flics véreux. Elle sauve surtout ses fesses et celle de sa famille en dénonçant comme d'autres l'on fait avant elle ses fournisseurs. Dans cette histoire ce sont plutôt les enfants qui méritent toute notre sympathie et notre compassion. Ce sont eux les courageux qui se sacrifient. En tout encore un film qui ne donne pas du tout envie de partir en vacances aux Philippines. Manille a l'air encore plus glauque que l'enfer: il y règne la corruption à tous étages, la misère, la mauvaise météo , la saleté .... La mise en scène caméra à l'épaule souvent épuisante n'arrange rien. Prix d'interprétation surestimé, je pense.

Rocco

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                                                              Rocco de Thierry Demaizière et Alban Teurlai (Fr) ° 1 h 43
L'idée était intéressante mais le résultat est très décevant. On apprend rien de la vie incroyable de Rocco Siffredi. 1500 films à son actif (sans jeu de mots) et plus de 5000 partenaires. un record dans ce métier. On nous montre des castings vraiment dérangeants avec des actrices aux comportements que je n'arrive pas à très bien comprendre , là est le côté réussi du documentaire. Mais ses fils auraient sans doute aimé être ailleurs. Je ne crois pas beaucoup aux complicités montrées ici entre acteurs et crois plutôt à la dureté des tournages pas si idylliques que ça. Les larmes de l'étalon ne m'ont pas plus ému que ça. Bof.

Une vie

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                                                        Une vie de Stephne Brizé (Fr) °°° 1 h 59
Adaptation brillante du roman de Maupassant que l'on a tous lu au lycée. Stéphane Brizé a délaissé le classicisme pour jouer avec l’expressivité de la lumière utilisant des répliques du quotidien accompagnées d'un son vrai au plus près des personnages. Une main qui caresse, le vent qui fait bouger des feuilles, un regard, un mouvement du corps en disent plus long qu'une écriture appuyée et fidèle. Il ellipse, il choisit, il tranche et c'est diablement efficace, le malaise est présent tout le temps. Les comédiens sont tous très bien. Juste peut-être un peu long. Après "la loi du marché" Brizé nous propose encore un regard autre et intéressant. A voir.

dimanche 4 décembre 2016

L'ornithologue

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                                                        L'ornithologue de Joào Pedro Rodrigues (FR/Por) °° 1 h 27
En une scène de "Elle s'en va" j'étais tombé amoureux de Paul Hamy. Ici il explose, il est prodigieux. D'abord dans son petit kayak, ornithologue, il observe longuement les oiseaux dans des paysages magnifiques au Portugal , puis il est kidnappé par des chinoises suspendu à un arbre, hyper sexy, puis dragué par un berger puis ... enfin petit à petit il se transforme en  Saint-Antoine. Tout le début est grandiose mélange d’irrationalité et de fantasmes dans un décors naturaliste. Et l'on comprend enfin que c'est une évocation  de la vie du saint façon Rodrigues et là cela part en cacahuète. ( les animaux empaillés et les amazones) Mais il y a les yeux clairs de Paul Hamy, ce corps sculpté, sorte d'objet érotique. Il est lumineux et en même temps innocent et résigné, jusqu'à la transformation. A découvrir, pour public curieux et ouvert.

vendredi 2 décembre 2016

Ares

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                                                               Ares de Jean-Patrick Benes (Fr) °°° 1 h 20
Nous sommes en 2035. Le monde a continué de se déliter doucement. Paris est devenu cauchemardesque : une horreur plausible, même vraisemblable dans un avenir proche. Les multinationales ont remplacé les dirigeants et elles ont inventé de nouveaux jeux de cirques pour tester leur produits sur des cobayes humains plus ou moins volontaires. Des produits mortels sont prescrits sans états d'âmes par ces riches manipulateurs. Les gens meurent par milliers. Un seul résiste à l'injection: le patient zéro qui devient une denrée précieuse, Arès ( Ola Rapace, sensationnel, en dieu vivant bodybuildé taiseux au grand cœur). On kidnappe sa sœur, pour la sauver il accepte de remonter sur le ring après avoir pris ce dangereux médoc. C'est formidable ! Il y a une ambiance à la Blade Runner : le Paris des rues est incroyablement réaliste, avec ses tentes pour SDF, ses suintements permanents, ses néons glauques, ses publicités géantes jusque sur la Tour Effeil. Et quel bonheur de retrouver une histoire simple, avec de vrais personnages qui ont tous un vrai rôle à défendre (Hélène Fillières, Micha Lescot, Thierry Hancisse ...) De la SF, du bonheur, et c'est français monsieur.... Allez, on y va...