lundi 18 mai 2015

Good kill

Résultat de recherche d'images pour "good kill affiche"Good kill d'Andrew Niccol (U.S) °
Ce film soulève la même problématique qu'"American Sniper" d'Eastwood et le même malaise se crée. Complaisance ou dénonciation? Contrairement au premier, dès le début, le héros déchu s'interroge mais cela ne l'empêche pas d'appuyer sur le bouton meurtrier, ceci étant l'ordre du supérieur, mais la préparation manichéenne de l'assassinat du violeur est un peu limite. A force de tuer par obligation, il s'octroie le droit de tuer par jugement personnel !  Seule la mise en scène, oppressante, qui se limite à visiter tour à tour la maison, souvent vue du ciel comme celles à éliminer et le container de lancement, avec les visages en gros plans reste passionnante. Je reste dubitatif.

Une femme iranienne

Résultat de recherche d'images pour "une femme iranienne film"Une femme iranienne de Negar Azarbayjani (Iran /All) °°°
On dirait que toute l'actualité iranienne se donne rendez-vous en même temps. Après "L'iranien", " Taxi Téhéran" voici "Une femme iranienne", film passionnant et surtout merveilleusement interprété par Ghazal Shakeri & Shayesteh Irani. L'une, plutôt traditionaliste, fait le chauffeur de taxi de nuit pour nourrir sa famille ( son mari étant en prison) et l'autre rebelle, transsexuelle, lutte contre un mariage forcé et pour son acceptation. Leur charisme crève la toile. Même si l'histoire est assez dure, le film en situation est parfois cocasse et même drôle. Elles vont se rencontrer, se reconnaître, s'entraider, se fritter parfois et puis s'aimer à leur façon. Comme quoi la loi iranienne n'est pas qu'intolérance. A découvrir.

samedi 16 mai 2015

Le labyrinthe du silence

Résultat de recherche d'images pour "le labyrinthe du silence affiche"  Le labyrinthe du silence de Giulio Ricciarelli (All) °°°
   Ce n'est pas vraiment le procès des cadres d'Auschwitz qui intéresse le réalisateur mais la prise de conscience de la population allemande de son crime et surtout la parole donnée aux rescapés pour raconter, témoigner. Pour pouvoir évacuer une culpabilité qui restera présente mais qui peut-être permettra de survivre à l'horreur des actes de leurs parents. Parce que, ce que montre ce film, c'est que l'Allemagne entière était quasiment coupable de quelque chose quel qu'en soit le degré. Elle ne pouvait pas faire l'impasse de ce jugement même symbolique par rapport au nombre d'accusés restreint. La mise en scène prend intelligemment le temps de décortiquer le processus d'enquête qui se heurte à la honte, au refus de voir tout en respectant les faits. L'acteur principal, Alexander Fehling ( parfait) obstiné, fiévreux, fonce jusqu'à se brûler. Le défilé des victimes est d'une sobriété insoutenable. Celui des assassins, aux têtes ordinaires questionne sur l'âme humaine. A voir absolument.

vendredi 15 mai 2015

La tête haute

Résultat de recherche d'images pour "la tête haute film affiche"  La tête haute d'Emmanuelle Bercot ( Fr) °°°
Ce film est le cheminement douloureux et âpre de Malony de 6 à 18 ans. Du regard incroyablement innocent et déjà désespéré vers une mère complètement à côté de la plaque mais manipulatrice ( Sara Forestier étonnante) au jeune garçon encore fragile qui balade son fils dans les couloirs du tribunal il s'en est passé des souffrances. La juge c'est Deneuve, magistrale, l'éducateur, Benoit Magimel touchant de vérité. Il y a du Polisse et du Mommy dans ce film, mais avec de l'affectif en plus. Et puis surtout c'est l'incroyable perf du jeune Rod Paradot qu'on a envie de protéger et de gifler en même temps, on redoute le pire à chaque fois (et il arrive). Superbe film. Pour ouvrir le débat, on note que tous ces enfants à la dérive, n'en déplaise à la manif pour tous, sont issus de couples 100% hétérosexuels alors comme modèles d'éducation on repassera. A voir absolument.

mercredi 13 mai 2015

Hyena

Résultat de recherche d'images pour "hyena film" Hyena de Gérard Johnson (G.B) °°
Après un début poussif, confus mais qui a le mérite de brouiller les pistes et de se questionner sur les  protagonistes, le film petit à petit gagne en intérêt : c'est noir très noir, pourtant l'écran est souvent rouge sang ( ici on ne fait pas dans la dentelle) ou blanc de toute cette cocaïne qu'ils s'enfilent ( bonjour le budget si c'était de la vraie!) Sinon l'histoire on l'a vue cent fois, reste la fin maligne comme tout et totalement frustrante). Pourquoi pas mais sans conviction.

Beyond clueless

Résultat de recherche d'images pour "beyond clueless"Beyond clueless de Charlie Lyne ( U.S) °
Ce documentaire n'en est pas vraiment un, c'est plutôt un montage de teen movies qui n'apportent aucune information. Il y a pourtant un discours assez longuet mais on regarde surtout le défilé d'images et s'amuse à reconnaître nos stars d'aujourd'hui dans des rôles improbables. Il faut bien commencer par quelque chose. Pas déplaisant mais pas utile non plus.

mardi 12 mai 2015

Un pigeon perché ....

Résultat de recherche d'images pour "un pigeon perché sur une branche philosophait sur l’existence"   Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l'existence de Roy Anderson ( Suède) ¤
On se souvient du magnifique "Chansons du deuxième étage", c'était une proposition de cinéma enthousiasmante et puis Roy Andersen nous offre ce pigeon indigeste. 39 plans fixes qui durent une plombe. Et de s'interroger sur le pourquoi du comment, c'est mauvais signe. Et puis notre esprit s'évade, pense au boulot, à la liste des commission. Les saynètes se suivent sans rapport entre elles, d'abord intriguent puis agacent. Il vient d'inventer l'ennui à répétition comme d'autres utilisent le comique. C'est le genre de film où chaque plan peut être une fin et elle ne vient jamais. C'est dur pour les nerfs . Bref à éviter .