jeudi 8 août 2013

Bill Douglas III

 My way home de Bill Douglas ( Ecosse)°°
Jamie a grandi ( un peu). Le reste de sa famille est folle ( toujours). Son père vient même le rechercher à l'internat pour faire une nouvelle tentative de rachat catastrophique. Très jeune il s'en va en Egypte à l'armée où il va pour la première fois sourire ( on progresse) je l'ai même vu poser sa tête sur l'épaule de son camarade de désert... C'est chaud bouillant. L'histoire est toujours aussi prenante même si le côté buté du garçon ne joue plus tout à fait pour lui. Télérama nous apprend que le réalisateur qu'il est devenu, meurt dans l'anonymat et que son interprète Stephen Archibald dans la vie était aussi en internat et serait mort de mauvais traitements. Il y en a que la vie n'épargne absolument pas.

mardi 6 août 2013

Landes

Landes de François-Xavier Vives ( Fr) °
Beau sujet très joliment servi par Marie Gilain et Jalil Lespert, mais le film qui raconte la bataille entre une riche bourgeoise propriétaire de pins et des paysans affamés poussés par des syndicats virulents manque sérieusement de souffle. Seul le décor reflète le lyrisme qui fait défaut à cette histoire. On reste en dehors de cette lutte et c'est dommage.

lundi 5 août 2013

Metro Manila

 Metro Manila de Sean Ellis ( Phi) °°
Après un début plutôt néoréaliste quand il montre la famille quitter les montagnes philippines et arriver dans la capitale tentaculaire Manille, Sean Ellis plonge petit à petit dans le polar, racontant la survie du convoyeur de fonds que notre héros est devenu. La deuxième partie du film est moins convaincante, plus convenue mais reste intéressante à suivre. On a quand même du mal à croire à tout ça. Par contre le portrait de la ville de Manille est superbement réussi: angoissante, grouillante, attirante à la fois. A voir.  

Insaisissables

 Insaisissables de Louis Leterrier ( U.S)°°
Pour une fois on ne boude pas son plaisir face à cette grosse machine américaine, voire végas-ienne. C'est rapide, virevoltant. Même si le propos est assez mince, un peu tiré par les cheveux, on suit nos quatre magiciens-cambrioleurs sans ennui, avec une envie de se faire rouler dans la farine. Parfait pour l'été.

dimanche 4 août 2013

Magnifica presenza

 Magnifica presenza de Ferzan Ozpetek ( Italie) °°°
Bien sûr c'est italien, quoique un peu turc aussi mais surtout ça fleure bon notre Raoul Ruiz. Quel bonheur! Avec légereté Ozpetek nous raconte les dénonciation dans l'Italie fasciste  en s'amusant, en nous amusant mais en finesse avec l'aide de gentils fantômes aurait dit Bénabar dans la chanson. Ils jouent aux albums de notre enfance, dansent le tango, donnent des conseils d'acteurs pas toujours de bons goût. Ce film est servi par un excellent Elio Germano ( Pietro), gay, qui s'accommode très bien de toutes ses présences envahissantes qui palient à merveille au vide de son existence. On rit souvent malgré l'émotion et puis il y a des scènes adorables: quand le gentil et très beau fantôme vient le regarder dormir et dont on attend  le baiser en vain, enfin .... A découvrir ...

Trilogie de Bill Douglas

 My  Childhood °°°°
                                         My ain folk °°°
Trilogie des années 70. C'est absolument bouleversant. Bill Douglas raconte son enfance sans joie, balloté  de grand-mère aimante en mère-grand immonde. Sa mère agonise dans un asile de fous, son père vit juste en face, coureur de jupon, tremblant devant une mère autoritaire, et refusant ce petit être à la bouille renfrognée mais magnifique. Personne à qui se raccrocher: son frère s'éloigne en pension, son ami Helmut, travailleur allemand retourne en son pays. On a envie d'hurler à l'aide. Les images sont somptueuses: le grand frère courant derrière les palissades au rythme du train et se perdant dans la vapeur de la locomotive. Comment peut-il résister à tant de méchanceté; peut-être parce qu'il n'a jamais connu autre chose que cette misère poisseuse, le monde ne serait que cet univers d'escaliers  où il se réfugie dehors et de dessous de table où il se réfugie dedans. A voir obligatoirement. Que nous reserve My way home.

Hijacking

 Hijacking de Tobias Lindholm ( Dan)°°
 Une prise d'otages danois par des mercenaires somaliens. Hyper réaliste, on suit effaré les négociations entre les patrons de la société qui semblent n'avoir que peu de sentiments pour les employés et pourtant  sont obligés d'adopter un tel comportement et cette bande de bandits sans âme qui n'ont rien à perdre que leur vie pourrie somalienne. La mise en scène s'éloigne du mélo où les films américains nous auraient plongé tête baissée. On se sait rien du chargement, de la vie de famille des otages, des mercenaires pour ne s'intéresser qu'à l'action par le biais du chef cuistot. Ce film réalisé par l'auteur de Borgen ( Arte) est terriblement efficace.