vendredi 21 novembre 2025

Une pointe d'amour

 

Une pointe d'amour de Maël Piriou (Fr) °°1 h 30

Sympatoche. Julia Piaton, qui est de tous les films cette année, s'offre un voyage en fauteuil roulant vers l'Espagne pour un dépucelage tarifié dans un bordel inclusif avec son compagnon Quentin Dolmaire dans le même état. Ils sont accompagnés de Grégory Gadebois  qui leur sert de chauffeur, d'infirmier et qui apporte une touche d'humour bien sentie. Pourquoi pas.

Face à la mer

 

Face à la mer d'Hélène Walsh (G.B) °°° 1 H 49

Dans un petit village côtier, Jack, marié, 3 enfants est ramasseur de moules. Il tient une ferme avec son frère et pense que son fils va rejoindre l'entreprise. Arrive un marin, Daniel, auquel il n'est pas insensible. C'est une histoire émouvante d'une certaine masculinité dans un univers franchement hostile, une communauté rurale, familiale. La réalisatrice arrive à filmer au plus près, sans mièvrerie aucune à capter le désir, l'abandon, la sensualité de deux êtres plus tout jeunes. C'est très beau, dans la lignée de "Seule la terre" ou "Los fuertes" avec un Barry Ward très touchant. A voir lors de sa sortie en salle.

jeudi 20 novembre 2025

Franz K.

 

Franz K. d'Agnieszka Holland (Tch/ Pol/Fr) °°° 2 H 07

Peut-on parler vraiment de biopic, tant la patte d'A. Holland est singulière et primordiale dans ce film. Ici on est plus proche d'un Serebrennikov déjanté qu'une "Kurys"bien sage. Il y a un milliard de plans, tous plus originaux les uns que les autres, un montage de ouf pour nous signifier les différentes facettes de l'écrivain. Elle entrecoupe avec malice les scènes d'époque avec le merchandising actuel de Prague (musée, circuit commenté, statue etc...) ce qui crée une situation comment dire "Kafkaïenne" ? On n'arrête pas de faire le va et vient. On comprend qu'avec un père "ogresque", deux femmes opposées, une sœur aimante, un univers un peu sombre il est écrit "La métamorphose" ou "Le procès". On vir ce film impressionnant comme un rêve (ou un cauchemar, selon). Idan Weiis y est formidable. A découvrir.

La foule

 

La foule de Sahand Kabiri (Iran) °°° 1 H 10

C'est pour l'instant le plus beau film du festival. Téhéran, Hamed, gay iranien, décide d'organiser une immense teuf à l'occasion du départ de son compagnon, dans le garage abandonné de la famille. Son frère tentera de l'en empêcher. Nouveau visage du cinéma iranien, plus festif mais toujours complètement politique et passionnant défiant la censure de l'état. C'est très drôle, provoquant, courageux, autofinancé, réalisé en douze jours à haut risque. Une perle à découvrir lors de sa sortie.

mercredi 19 novembre 2025

A marée haute

 

A marée haute de Marco Calvini (U.S) °° 1 H 45

Lourenço, immigrant brésilien, dont le visa arrive à expiration, vit à Provincetown seul . Son petit ami américain l'a quitté. Il croise Maurice un infirmier en vacances ( où c'est qu'on trouve le même ?) Ensemble, ils vont se reconstruire. Mélo assumé, dans la Mecque gay de la Nouvelle-Angleterre, qui parle d'honnêteté ( c'est pas si fréquent) mais qui ne casse pas trois pattes à un canard. Portrait sexy et touchant de deux êtres en recherche de repères. Pourquoi pas.

L'activiste

 

L'activiste de Romas Zabarauskas (Lituanie) °°° 1 H 33

Premier film du festival digne de réel intérêt. Andrius imprimeur vit avec Deividas, militant de la cause LGBTQ+ qui se fait assassiner chez lui à quelque jours de la Gay pride de Kaunas. Il décide d'infiltrer les fachos pour découvrir l'assassin. Après "Tomber pour Ali" Romas continue de dénoncer les politiques antigay par le truchement de couples qui se séparent ( ou se forment) en Lituanie. Montée nationaliste, LGBTphobie, fake news, les activistes sont les seuls qui peuvent enrayer la machine à broyer. Ambitieux . A découvrir.

mardi 18 novembre 2025

Les rêveurs

 

Les rêveurs d'Isabelle Carré (Fr) °° 1 H 46

Autobiographique. Sincère et doux ce film vient après une grande série sur, peu ou prou, la même thématique et c'est dommage. On n'a plus la même fraîcheur, le même regard neuf et vierge pour l'apprécier vraiment. A 14 ans elle fait une tentative de suicide et est placée dans une institution où elle comprend que plus tard elle sera comédienne. Elle nous évite les crises des ados enfermés qu'on nous aurait affligées ailleurs, pour nous inviter à porter un regard bienveillant et nous offrir un avenir possible à ces jeunes même si les moyens fondent comme neige au soleil. Pourquoi pas.