mercredi 31 août 2022

Avec amour et acharnement

 

Avec amour et acharnement de Claire Denis (Fr)° 1 H 56

Ce film interminable ne raconte pas grand chose: les affres de l'amour d'un trio pas aimable du tout. Vincent Lindon reste incroyable même dans ce triste numéro, Juliette Binoche a un texte impossible à défendre et Grégoire Colin continue ses rôles de salaud qu'il le devient dans notre imaginaire. C'est faible et la mise en scène n'arrange rien. On ne comprend absolument pas les rapports toxiques des trois personnages qui nous paraissent pathétiques. Une purge. (comme l'était "Un beau soleil..")

lundi 29 août 2022

Le bal de l'enfer

 

Le bal de l'enfer de  Jessica M. Thompson (U.S) ¤ 1h 46

 Il y a des jours où on se dit: "Tiens je me faire un petit film d'horreur" . Mauvaise idée. Ce film est d'une nullité confondante. Il n'y a rien, ni histoire, ni effet, à aucun moment l'on frémit et mal joué ( faut dire que les comédiens n'ont rien à défendre) On sombre dans l'ennui très vite. A fuir comme l'invitation (titre original)       


dimanche 28 août 2022

Leïla et ses frères

 

Leïla et ses frères de saeed Roustaee (Iran) °°° 2 h 45

Après la "loi de Téhéran", celle de la famille iranienne: un patriarche odieux avide de reconnaissance qui tuerai père et mère par vanité, une femme soumise jusqu'à la caricature et les enfants sacrifiés qui pataugent dans la pauvreté. Tous au chômage qui convoitent les pièces d'or du père pour acheter une boutique au souk, mais celui-ci a d'autres projets : se ruiner au profit de plus riches pour être "parrain" du quartier. Seule la fille travaille et un peu la tête sur les épaules. C'est une famille branquignole très attachante qui rappelle "affreux, sales et méchants" sans l'outrance et avec un discours politique. L'ombre malfaisante de Donald Trump plane qui fait envoler le cours de l'or et s'effondrer les espoirs.  Dialogue impeccable, bien écrit, et mise en scène réussie dont l'évacuation musclée de l'usine ou l'humiliation du papet entre autres. Brillant.

vendredi 26 août 2022

Beast

Beast de Baltasar Kormàkur (U.S) °° 1 h 28

Amusant. Ce film ne casse pas trois pattes à un canard mais a le mérite d'être bien fichu et transporte des idées généreuses: combattre les braconniers, défendre la nature, et d'autres plus américanisantes comme la famille et une sorte de rédemption. Ce safari dans le bush, qui tourne au huis-clos dans une voiture, est ma foi fort sympathique. Un film d'été qui ne vous encouragera peut-être pas à faire un safari en Afrique...



jeudi 25 août 2022

La dérive des continents

 

La dérive des continents (au sud) de Lionel Baier (Suisse) °°° 1 H 29

Baier continue sa balade au quatre coins cardinaux ( Ouest, Est) et maintenant sud. Sur fond de drame humanitaire dont il se moque gentiment, c'est le prétexte à une confrontation entre mère et fils, tout à fait fantaisiste. Isabelle Carré sort un peu de ses rôles de femme fragile pour s'affirmer plus, en employée de la commission européenne et en est d'autant plus émouvante. Face à elle Théodore Pellerin tient la route et Tom Villa joue les faux derches avec panache. Ce film aborde, mine de rien, quantité de sujets brulants d'actualité. Vraiment sympa.

3000 ans à t'attendre

 

3000 ans à t'attendre de George Miller (U.S) °° 1 H 48

Miller s'amuse beaucoup avec ce film kitsch, mais pas si vilain à regarder, nous un peu moins. Tilda Swinton chercheuse en narratologie trouve, Idris Elba son génie coincé dans un flacon, dans le grand bazar d'Istamboul. S'en suivent moultes récits dans le monde des mille et une nuits, avec beaucoup d'allers-retours entre passé et présent et le tout sans sortir d'une chambre d'hôtel. L'imagination est au pouvoir, plus pour les enfants et ceux qui ont gardé leur âme d'enfant. 

lundi 22 août 2022

Philo

 

Philo de Hector Lozano (Esp) °°°   3 saisons, 40 épisodes Netflix

J'enrage de ne pas pouvoir voir les trois premières saisons, appelée "Merli" Netflix ne commence qu'en saison 1 avec "philo", si j'ai bien compris. ( la deuxième arrive début septembre) Cette série, ancêtre de la "Faute à Voltaire", se passe en faculté à Barcelone et suit quelques étudiants et leur professeurs. De toutes les façons il y a Carlos Cuevas et c'est amplement suffisant pour regarder, j'en suis raide dingue ( Comme dirait ma copine Aurore, mon sex-jocker...) et David Solans en est le deuxième. Mine de rien on navigue dans des réflexions philosophiques prétextes à se rincer l'œil.