dimanche 29 septembre 2019

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Trois jours et une vie de Nicolas Boukhrief (Fr) °°° 2 H 00
 Pierre Lemaitre scénarise joliment son roman. Le réalisateur, lui, crée une ambiance anxiogène tout le long du film, alors que l'on sait d'emblée qui le responsable de la disparition du petit Rémi. On s'intéresse aux villageois, à leur comportement face au non-dit, au chantage, au petits arrangements avec les morts. Tous les acteurs sont bons (Bonnaire, Torreton, Pablo Pauly, Charles Berling). Trois jours d'horreur et une vie à les payer. Déprimant mais passionnant.

We are family

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We are family de et avec David Dos Santos (Funambules) °°°
Ce qui fait la force du seul en scène de David Dos Santos est l'absence de pathos. Ici, l'humour est toujours présent, même si le vécu est douloureux, cela n'empêche pas l'émotion. Une mise en scène sobre et l'absence de décors font que l'on se concentre sur son passé. David sait interpeller le public, use habilement des ruptures dans le récit et nous amuse constamment. Etre rejeté par sa famille est une épreuve que beaucoup d'entres nous connaissent, se construire une nouvelle famille également, aussi on se reconnaît tous en lui. Pari réussi, public conquis. Très beau one man show. A voir.

samedi 28 septembre 2019

Le dindon

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Le dindon de Jalil Lespert (Fr) ° 1 h 25
Mou. Le comique de Feydeau ou de Labiche tient au rythme. Cela doit pétiller, nous perdre dans les intrigues, nous ravir de bons mots, ne jamais nous lâcher. Ici tout traîne en longueur; Les acteurs ne semblent pas être dans leur emploi, ni Galliène, ni Boon, ni Sylla, ni Alice Pol, seule Laura Calamy s'en sort. A éviter. 

Port authority

Port authority de Danielle Lessovitz (U.S) °°° 1 H 42
Sensible, fort et beau. Paul est un jeune en conditionnelle. Paumé, il quitte Pittsburgh pour aller habiter chez sa sœur. Elle lui claque la porte au nez. Après une agression dans le métro il trouve refuge chez des gars pas très nets qui trafiquent sur le dos de plus malheureux encore en les expropriant. Mais il tombe amoureux de Wye sublime jeune noire adepte du voguing. Il découvre le milieu "queer". Magnifique mise en scène , entre douceur des sentiments, violences des rues, et fièvres des nuits dansées. Leyna Bloom, icône LGBT est fascinante et Fionn Whitehead, après "Roads" est l'acteur le plus intéressant de l'année. ( Je craque complètement pour son sourire triste). A voir absolument.

jeudi 26 septembre 2019

Palace

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Palace de Jean-Michel Ribes (Théâtre de Paris) °°°°
Formidable adaptation de la célèbre émission qui faisait notre bonheur dans les années 80. l'esprit, l'humour, l'absurde, le décalé, la jouissance des mots, des situations sont les mêmes. J.M Ribes a su remplacer les Lemercier, Ronny Coutteure, Eva Darlan, Marc Dudicourt, Jacques François, Philippe Khorsand et tous les autres par une nouvelle joyeuse équipe bourrée de talents. Ils sont tous formidables, les connus et moins connus. Et les petits rôles aussi (Gwendal Marimoutou et Thibaut Orsoni en tête) Une soirée qui remonte le moral et qui vous donne la pêche....

mercredi 25 septembre 2019

Ceux qui travaillent

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Ceux qui travaillent d'Antoine Russbach (Suisse) °°° 1 H 42
Fort. Olivier Gourmet est une fois de plus magistral dans ce film qui dénonce un capitalisme inhumain. Inhumain, il l'est. Il a donné un ordre à peine croyable et pour une fois, l'acteur nous offre un visage noir. Son rôle est indéfendable et pourtant il arrive à nous attendrir, surtout grâce à sa relation avec sa fille Mathilde. Devenu un monstre d'égoïsme, il sacrifie tout à sa boîte, ne sachant plus les valeurs des choses. Il va être viré, mais finalement pas pour les bonnes raisons. Pas d'effets de manches, ici, du concret, de la réalité jusqu'à la nausée. Un regard nouveau sur le film social. A voir .

mardi 24 septembre 2019

Portrait de la jeune fille en feu

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Portait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma ( Fr) °° 2 H 00
Très "joli" film qui  parle de passion mais qui curieusement dégage une froideur paradoxale. Tout est lisse, propre à l'image de cette maison où rien ne traîne, pas une poussière,ni une miette, où tous les vêtements sont immaculés . Les rapports sont distants jusqu'à très tard dans l'histoire. Mais pourtant, quelques fois ça prend, on sent les regards fuyants, les gestes qui dénoncent le désir. Terriblement classique dans la forme, et comme l'amour entre ces deux jeunes femmes n'est pas empêché en ce moment présent, ça manque de chair. A vous de voir.