mardi 17 octobre 2017

Kingsman : le cercle d'or


Kingsman : le cercle d'or de Matthew Vaughn (U.S) °°° 2 h 21
Deuxième volet. Deuxième réussite.  Nos agents so british sont de retour et ils s’acoquinent avec leur équivalents américains pour notre plus grand plaisir. La qualité et le renouveau attirent les plus grands : Julianne Moore ( qui a l'air de s'éclater), Halle Berry, Jeff Bridges, Channing Tatum et nous retrouvons Taron Egerton ( moins sexy qu'avant) Colin Firth et Mark Strong bien sûr. Les gadgets sont formidables, les situations invraisemblables mais drôles. Du bond avec de l'humour, toujours, même dans la violence et un côté surréaliste bienvenu. Pour le plaisir tout court. 

dimanche 15 octobre 2017

Téhéran tabou


Téhéran tabou d'Ali Soozandeh (All/Aut) °°°° 1h36
Animation pour adultes. On croirait un avertissement pour un film X. Il aborde effectivement la vie sexuelle des iraniens d'une façon crue mais admirablement écrite, filmée. Rien n'est laissé sur le côté. Le réalisateur n'a pas peur d'aborder tous les sujets qui empoisonnent la vie à Téhéran. C'est une fiction réalité chorale noire. Le dessin est de toute beauté, avec des pastels sublimes. Il accentue le contraste entre les situations délicates des protagonistes ( la prostituée, la jeune fille qui doit se racheter une virginité, l'étudiant pris au piège, la future mère aux prises avec un mari frustré et une belle mère envahissante) et la réalité ( les juges coraniques corrompus ou obsédés qui usent de leur pouvoir, les pasdarans qui se mêlent aux civils à la recherche des soirées privées dansantes et interdites ..., les voisins, le qu'en dira-t-on? ) Avec de très belles idées de scénario: le petit garçon muet témoin de tout, notamment, des enchaînements très réussis. Bref une totale réussite. passionnant et émouvant. A voir absolument.

vendredi 13 octobre 2017

Le sens de la fête


Le sens de la fête d'Eric Toledano & Olivier Nakache (Fr) °° 1 h 57
C'est principalement une parade d'excellents acteurs au service d'un film tout à fait sympathique. L'organisation et le déroulement d'une fête de mariage qui tourne mal. Tout est juste, le jeu, les décors, le rythme et pourtant cela ne fonctionne qu'à moitié, peut-être par manque d'un vrai enjeu dans un tel contexte. Par contre l'approche sociale ( les travailleurs sans papier) fait mouche et toutes les situations qui en déroulent amusent, d'autres sont plus lourdes. Le marié ( Benjamin Lavernhe) est parfait en bourge puant, Bacri est Bacri, on l'aime point. Un tantinet décevant mais pas désagréable.

jeudi 12 octobre 2017

Oui !


Oui ! de Pascal Rocher (café de la gare) °°° mise en scène de Rodolphe Sand
Valérie et Stéphane ont décidé du jour de leur mariage: le 8 Juillet mais comme ils sont complètement dépassés par l'organisation ils prennent un spécialiste de cérémonies pour s'occuper de tout. Celui-ci, plus branché boîtes gay du marais que pavillon de banlieue, se laisse attendrir par ce couple hétéro paumé et accepte le défi. Cette "rencontre improbable" est assez irrésistible de drôlerie. Les trois comédiens se donnent à fond, avec une petite préférence pour Pascal Rocher qui use de ruptures de tons, de silences habités savoureux. Une bonne soirée.

mercredi 11 octobre 2017

Happy end


Happy end de Michael Haneke (Fr/Aut/All) ¤ 1 h 47
Un début insignifiant et une fin lamentable. Au milieu une ou deux scènes qui font qu'on ne quitte pas la salle. Qu'est-il arrivé à Haneke? Bien sûr on retrouve toutes les obsessions morbides du réalisateur qui emploie de nouveau Trintignant et Huppert mais pour en faire quoi ? L'image est vilaine, les dialogues pauvres et ridicules, voire exprès inaudibles (la scène de rue avec le fauteuil, pathétique) Certains acteurs se demandent ce qu'ils font là comme ces migrants en scène finale. Seule la jeune fille a un semblant d'intérêt. Si vous êtes maso, c'est pour vous.

mardi 10 octobre 2017

Confident royal - Victoria & Abdul


Confident royal de Stephen Frears (G.B/U.S) °°° 1 h 47
Un film de Stephen Frears ne se refuse pas, surtout quand la royale Judi Dench y excelle. Même si la patte du réalisateur se fait un peu académique l'humour qui s'y distille à tout moment, en fait un pur moment de bonheur. La dame est tour à tour malade vieillissante, acariâtre, amoureuse, coquine, provocatrice, abusée, colérique, enthousiaste mais toujours tendre au regard de ce petit fonctionnaire indien propulsé là par un hasard à peine crédible. Magnifique reconstitution pour une savoureuse satire qui avance quelque fois aussi lourdement que la reine mais qui nous donne bien du plaisir. A voir.