mardi 29 mars 2016

Midnight special

Afficher l'image d'origineMidnight special de Jeff Nichols (U.S) ° 1 h51
Jeff Nichols voulait rendre hommage à Steven Spielberg avec ce film qui revisite les SF des années 80, et bien, pour se faire, rendons hommage au maître en regardant " Rencontres du troisième type" entre amis au salon, plutôt que cette farce indigeste qui ne raconte rien. Sûr le début est vraiment bien foutu, cette quête étrange où on l'on ne sait rien; le questionnement promettait beaucoup: qui est cet enfant, qui sont ses ravisseurs, qui est cette secte ? De la secte ? on en parle pas. De la police, FBI ? Pas grand chose non plus. La mère ? une énigme. L'ami de trois jours ? Un mystère. Bref beaucoup de bruit pour rien, si peut-être des idées pour architectes avec le final. Bof.

vendredi 25 mars 2016

Evolution

Afficher l'image d'origineEvolution de Lucile Hadzihalilovic (Fr) ° 1h21
Attention OFNI ! C'est une bizarrerie, qui au début intrigue puis lasse un peu. La réalisatrice imagine un monde de femmes habillées de même façon, se ressemblant presque toutes physiquement et qui  engrossent de façon artificielle de jeunes garçons pour faire des bébés amphibiens. Je suis peut-être à côté de la plaque mais c'est ce que j'ai compris. Si une certaine poésie existe et séduit, les décors - l'hôpital dégueulasse - et le jeu des infirmières viennent à bout de notre bienveillance. Si vous êtes amateur d'étrangeté, de symboles, de psychologie au rabais....

mercredi 23 mars 2016

Les ogres

Afficher l'image d'origineLes ogres de Léa Fehner (Fr) °°° 2 h 25
On est au milieu du gué: on imagine le passé de cette troupe folle, on vit l'instant présent chargé du vécu de chacun et, sans doute, va-t-on vers un avenir qui ressemblera trait pour trait à ce vent de folie qui souffle sur ce film. Léa Fehner, sur deux heures trente, nous plonge dans un tourbillon sans fin, beaucoup de bruit, de hurlements. La caméra tourbillonne. Les scènes s'enchaînent comme au théâtre sans pause. Pourtant le film n'est pas qu'hystérique, sinon on aurait décroché assez vite, il respire aussi. Il nous offre des moments magnifiques de comédie pure (chez le gynéco), de tendresse, d'amour et ses moments de saloperies ( L'ogre metteur en scène, on a souvent envie de le gifler; le spectacle à tout prix ne justifiant pas tout), de malaise ( la vente aux enchères) Et plane Tchekhov: ils en sont des personnages, ils en ont la verve, l'ivresse, les emportements, les excès  mais aussi la mélancolie, la générosité, la joie de vivre. Les acteurs sont tous formidables. On pense Fellini, Kusturica, ou Mikhalkov, rien que ça.....

mardi 22 mars 2016

Brooklyn

Afficher l'image d'origineBrooklyn de John Crowley (Irl / G.B /Canada)°° 1h53
Reconstitution plus que soignée des années 50, sur les immigrés irlandais aux portes de Brooklyn. C'est le même scénario que des "migrants" avec la Cotillard même si Saoirse Ronan tombe en de bien meilleures mains. C'est un mélo dans la grande tradition, classique, sans surprise, sans même un coup de théâtre qui nous secouerait un peu. Tous est lisse, trop lisse, sauf les yeux de Emory Cohen qu'il a très beaux. Bref une toute petite chose pas désagréable mais sans plus.

samedi 19 mars 2016

Chansons aux enchères: laurent Viel

Afficher l'image d'origineChansons aux enchères; Laurent Viel (Mathurins) °°
Voilà un spectacle fort sympathique qui revisite nos chansons d'autrefois qu'on a aimées fredonner. Laurent Viel les met en scène véritablement, n'hésitant pas à jumeler des textes, à faire des raccourcis intéressants. Certaines sont vraiment interprétées du façon remarquable, on en a des frissons. Toutes sont plaisamment présentées. Par contre éviter le samedi 17h00, l'heure où se donnent rendez-vous les mamies insupportables qui passent leur temps à parler pendant le show en se demandant tout fort qui est le chanteur, ou qui jouent avec leur portable, ça gâche un peu le plaisir. A voir.
Afficher l'image d'origine10 Cloverfield Lane de Dan  Trachtenberg (U.S) 1 h 46 °°°
Après un accident de la route,  Michelle se réveille dans une sorte de bunker. Elle ne se rappelle rien. Perdue, elle pense avoir été enlevée. Son « gardien » magnifique John Goodman tente cependant de la rassurer en lui expliquant qu'il l'a sauvée, après une attaque chimique. Michelle a cependant du mal à y croire et décide de s'échapper à l'aide d'un jeune homme (John Gallagher, Jr.) qui avait aidé leur, peut-être kidnappeur, a construire l'abri. Le réalisateur brouille très astucieusement les pistes et nous laisse toujours dans le doute sur la véracité de la situation. Je suis moins convaincu par la fin mais c'est un film parfaitement anxiogène comme on les aime. 

mercredi 16 mars 2016

Merci patron

Afficher l'image d'origineMerci patron de François Ruffin (Fr) °°° 1 h24
On aimerait en rire mais la situation misérable des " Klur" nous en empêche, un peu. Dans cette bataille chtie contre Bernard Arnault pdg  luxe d' LVMH, le réalisateur a su employer le dosage parfait entre combat et humour. On vit cette histoire comme un thriller, la peur au ventre, le sourire au lèvre, on tremble, on jubile. Ce film fait du bien, et donne envie de découvrir le canard picard "Fakir" journal fâché avec tout le monde ou presque. C'est la synthèse idéale pour comprendre le monde politique et financier de notre pays. Qui tient la bourse pilote l'avion: la honte à ces barbouzes et ces politiques véreux qui se tiennent par la barbichette. A voir obligatoirement.