Bienvenue en absurdie ! Dans un futur proche, les français ont le président qu'ils méritent à force d'élire n'importe qui. ( La petite balade dans les sous-sols de l'Elysée où l'on voit défiler les portraits des anciens présidents est croquignolesque ; c'est là qu'on s'aperçoit le déchéance de la fonction). Les gens, quand je l'ai vu, déroutés, quittaient la salle et c'est dommage parce l'histoire nous réserve quelques bons moments. Le président Philippe Katerine, sobre, se fait appeler Bird et est devenu le plus impopulaire du monde. On décide de revaloriser son blason et tout part en couille. Ce n'est pas qu'une pochade, on aborde de façon burlesque les déviances de notre société comme dans un mauvais rêve. Etonnant et spécial, pour public ouvert.
vendredi 15 janvier 2016
Gaz de France
Bienvenue en absurdie ! Dans un futur proche, les français ont le président qu'ils méritent à force d'élire n'importe qui. ( La petite balade dans les sous-sols de l'Elysée où l'on voit défiler les portraits des anciens présidents est croquignolesque ; c'est là qu'on s'aperçoit le déchéance de la fonction). Les gens, quand je l'ai vu, déroutés, quittaient la salle et c'est dommage parce l'histoire nous réserve quelques bons moments. Le président Philippe Katerine, sobre, se fait appeler Bird et est devenu le plus impopulaire du monde. On décide de revaloriser son blason et tout part en couille. Ce n'est pas qu'une pochade, on aborde de façon burlesque les déviances de notre société comme dans un mauvais rêve. Etonnant et spécial, pour public ouvert.
jeudi 14 janvier 2016
Arrete ton cinéma
Le degré zéro de la comédie. On a de la peine pour Balasko et Zabou qu'on adore, en roue libre qui en font des tonnes. C'est pathétique. Aucun acteur ne tire son épingle de cette bouffonnerie. Pas un gag, pas un bon mot, rien. A conseiller aux personnes qu'on n'aime pas.
Carol
Todd Haynes revisite une nouvelle fois les années 50 et comme dans "Loin du Paradis" il construit un huis clos de sentiments contrariés. Malgré le talent et la joliesse de Kate Blanchett, ce film d'une lenteur plombante, manque de passion. Il ne reste qu'une musique, certes pas désagréable mais qui pousse parfois à l'ennui. Rooney Mara ne m'a pas ému. Cette ambiance feutrée, d'une beauté incontestable,( les couleurs sont magiques) nuit. Tout est retenu et ce que l'auteur veut dénoncer, la morale mal placée, le désarroi du mari, les mensonges, la lutte, du coup passent à la trappe. A voir.
mercredi 13 janvier 2016
Bang gang
Pour un premier film c'est assez gonflé. C'est l'histoire, inspirée de faits californiens, d'une jeunesse insouciante et peut-être inconsciente qui organise des orgies. Il y a du bon: d'abord l'idée qui germe et l'organisation incroyablement simple et naturelle de ces partouzes, tout semble couler de source, aucun questionnement, juste une réponse à des pulsions avec des filles vraies, spontanées, natures et très bonnes comédiennes et des garçons au rôle ingrat, profiteurs, jouisseurs , cyniques, souvent odieux. Et du moins bon: un mélange des genres qui brouille les pistes, une sorte de romantisme à côté de la plaque, l'utilisation des portables et leur danger qui n'est pas exploité, une morale qui plombe, et oui, on peut attraper des MST ou tomber enceinte en baisant. Bref un film à l'équilibre fragile où l'audace n'est pas totalement assumée. A découvrir de toutes les façons.
mardi 12 janvier 2016
Les 8 salopards
On parle de western avec chasseurs de primes, bandits, justiciers c'est surtout une farce façon Cluédo. Certes tout cela se regarde, les 3 heures passent assez vite, mais c'est quand même extrêmement bavard et sans grande invention. L'écran extra large ne se justifie pas, l'action se déroulant en huis-clos. Le grand guignol l'emporte sur l'humour, et on attend sans grande surprise l'acteur manquant du générique ( n'est pas Mankiewicz qui veut)! On regrette des dialogues insignifiants et répétitifs, par contre il réussit les scènes gores qui bizarrement nous sortent du train-train et nous réjouissent. A vous de voir.
dimanche 10 janvier 2016
la fille du patron
Sur un sujet d'actualité, la fragilité des usines, ici le textile, Olivier Loustau offre un portait des petites gens qui les font vivre. Sous prétexte d'une étude d'ergonomie, Alix, dont on apprend qu'elle est la fille du patron, débarque dans les ateliers et séduit un ouvrier qui lui sert de cobaye. En parallèle, on s'intéresse aux autres travailleurs, à leur histoire, à leur amitié et à leur sport partagé ( le rugby) C'est sympathique, sincère mais pas totalement finalisé.
vendredi 8 janvier 2016
Beijing stories
Ce film est d'une profonde tristesse. On suit trois personnages qui rêvent d'un avenir meilleur dans une chine glauque et repoussante. Le réalisateur nous montre une faune qui vivote dans des souterrains insalubres où l'eau déferle quand il y a un orage, où les gens n'ont pas de vie privée. Bref c'est le même sujet d'Au de-là des montagnes, le blouse en plus, la mise en scène en moins quoique pour un premier film , il se débrouille fort bien. Et il sait faire court. Si vous avez le moral.
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