Le parfait amerloc , celui qui a vaincu la maladie, qui se bat, qui écrase tout sur son passage, qui crée une fondation contre le cancer, qui a gagné sept tours de France n'était en somme qu'un arriviste prétentieux, avide de gloire et de pouvoir. Le problème n'est pas trop qu'il est menti, berné son monde, discrédité le cyclisme une fois de plus mais qu'il est emmené avec lui d'autres gens plus fragiles peut-être, et tout ça avec un cynisme sans nom. Stephen Frears ne s'attarde pas sur la course qui survole trop mais nous plonge dans le monde glaçant du dopage et dans celui tout aussi pourri du journalisme sportif. Ben Foster est absolument crédible évoluant dans un monde parallèle persuadé d'être à l'abri de tout. Vraiment intéressant à défaut d'être un grand Frears (My Beautiful Laundrette, Les Liaisons dangereuses, The Queen )
vendredi 18 septembre 2015
The program
Le parfait amerloc , celui qui a vaincu la maladie, qui se bat, qui écrase tout sur son passage, qui crée une fondation contre le cancer, qui a gagné sept tours de France n'était en somme qu'un arriviste prétentieux, avide de gloire et de pouvoir. Le problème n'est pas trop qu'il est menti, berné son monde, discrédité le cyclisme une fois de plus mais qu'il est emmené avec lui d'autres gens plus fragiles peut-être, et tout ça avec un cynisme sans nom. Stephen Frears ne s'attarde pas sur la course qui survole trop mais nous plonge dans le monde glaçant du dopage et dans celui tout aussi pourri du journalisme sportif. Ben Foster est absolument crédible évoluant dans un monde parallèle persuadé d'être à l'abri de tout. Vraiment intéressant à défaut d'être un grand Frears (My Beautiful Laundrette, Les Liaisons dangereuses, The Queen )
Fou d'amour
L'entreprise est fort sympathique mais au final la comédie qu'aurait due être ce film reste assez plate. Bien sûr il y a deux, trois moments savoureux, ce curé ( Melvil Poupaud) accro au sexe, ressemble à un enfant devant une pâtisserie. Mais la mise en scène est maladroite, les acteurs peu crédibles. Ramos n'est pas assez drôle ou alors pas assez méchant, il n'a pas su choisir.
dimanche 13 septembre 2015
Life
Quelques jours dans la courte vie de James Dean. C'est de genre de sujet qui effraie, le biopic obligatoire de l'artiste qu'on pas encore fait. Et bien, c'est effectivement assez douloureux à vivre. Déjà l'acteur Dane DeHaan est insupportable avec sa façon de marmonner, de geindre, les lèvres serrées et son regard de chien battu. Il ne ressemble pas à Dean, soit, mais il n'est absolument pas sexy, aussi on ne comprend pas l'attrait du photographe. Je ne sais si James Dean était effectivement comme cela, mais pour un acteur tout juste connu son comportement est vraiment incompréhensible. Le sujet du film est lui aussi assez mince, alors le réalisateur ne cesse de montrer des portes qui se ferment, des gens qui s'assoient, qui se lèvent, et ce, pendant un bon bout de temps avec des répliques inintéressantes. Robert Pattinson, le vrai héros du film sauve l'entreprise de l'ennui absolu, par un simple regard, une moue, une phrase; il fait vraiment passer une émotion. Notre œil s'illumine enfin au générique final quand on voit défiler les vraies photos et où l'on se rend compte que James Dean avait vraiment du "chien". Bof.
samedi 12 septembre 2015
Youth
avec Michael Caine, Harvey Keitel, Paul Dano, Rachel Weisz, Jane Fonda...
Aux pieds des Alpes, dans un hôtel sanatorium de luxe, deux octogénaires, l'un chef d'Orchestre et l'autre cinéaste, amis de longue date vont vivre leur derniers soubresauts d'hommes, entourés de personnages plus ou moins loufoques . On y croise Miss Monde, Maradona, un jeune premier hollywoodien, mais aussi des anonymes: un couple muet, une petite fille curieuse. Sorrentino, après nous avoir bluffé avec "La grande Bellezza" nous offre une autre petite merveille. C'est bien sûr sa grammaire cinématographique qui éblouit. S'enchaînent des moments qui nous parlent de tout ce qui fait la vie. Et puis il y a la façon: il a quelque chose a lui, mélange d'audace, d'expériences peut-être trop stylisées pour certains mais qui existent vraiment et qui ne sont pas seulement là pour épater la galerie. Amour, gloire, beauté, orgueil, petitesse, jalousie, générosité, amitié, vulgarité, colère, tout y passe et à la fin tout redevient étrangement serein. A voir et à vivre.
La solitude du coureur de fond. Un homme malheureux en ménage, père d'un enfant s'en va courir en pleine nature pour se ressourcer. En voix off, ses pensées nous accompagnent, comme pour nous, quand nous sommes dans la même situation, on refait le monde, tout du moins son propre univers. C'est plein d'humour, les réflexions se bousculent ( on se rend compte qu'on a les mêmes) et le film est ponctué de petites mésaventures qui font qu'il va se retrouver les fesses à l'air ou dans les bras d'une jolie fille. Ceci dit, cette expérience tourne un peu en rond, mais nous permet d' apprécier des paysages magnifiques. C'est déjà ça.
jeudi 10 septembre 2015
Prémonitions
On savait depuis Dexter que les serial killers pouvaient être sympathiques, ce film le confirme. Après un début poussif et inintéressant au possible, arrive Colin Farell médium hors pair qui assassine, dans les formes, des grands malades pour leur éviter la souffrance. Il sera confronté à Anthony Hopkins autre médium, moins performant, qui essaiera de l'en empêcher. Nous autres, médiums critiques doués, voyons que le film ne restera pas dans les annales !
lundi 7 septembre 2015
Le tout nouveau testament
Joyeusement foutraque, on peut résumer ainsi le nouveau film de Jaco van Dormael. J'avais adoré, contre tous,Mr. Nobody , le précédant. Celui-ci n'est pas aussi réussi, mais il fourmille d'idées. Certaines sont brillantes et amusantes d'autres tombent à plat, mais au moins le réalisateur ose, propose contrairement à d'autres qui refont toujours le même film. Dieu ( Benoît Poelvoorde) s'ennuie depuis la nuit des temps et s'amuse à faire chier le monde, mais il s'en prend aussi à sa femme et à sa fille qui vont se rebeller. Celle-ci s'enfuie sur terre à la recherche d'apôtres: cette partie du film est peu longuette mais n'empêche que les gags, les idées, les inventions, les plans bizarres se bousculent, surprennent et amusent. Les acteurs ont accepté de jouer le jeu et c'est tant mieux (Catherine Deneuve ,Serge Larivière , François Damiens ,Yolande Moreau ) On peut être hermétique à ce genre d'humour un peu suranné mais je ne boude pas le plaisir que j'y ai pris. A vous de juger.
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