Un jeune garçon, différent, étrange frisant l'autisme au caractère surprenant, franc, dur, traumatisé par la mort accidentelle de son père voit sa vie basculer lors d'un concours de mathématiques. Comme ce n'est pas un film américain on évite le suspense de la compétition et le résultat attendu. La mère, incroyablement patiente, les amies du garçon jouent juste. Le personnage le plus intéressant reste le prof mais pas assez fouillé, parce qu'au fond, l'histoire est d'un classique absolu, rien ne vient déranger notre attente. Gentillet mais attachant.
vendredi 12 juin 2015
Le monde de nathan
Un jeune garçon, différent, étrange frisant l'autisme au caractère surprenant, franc, dur, traumatisé par la mort accidentelle de son père voit sa vie basculer lors d'un concours de mathématiques. Comme ce n'est pas un film américain on évite le suspense de la compétition et le résultat attendu. La mère, incroyablement patiente, les amies du garçon jouent juste. Le personnage le plus intéressant reste le prof mais pas assez fouillé, parce qu'au fond, l'histoire est d'un classique absolu, rien ne vient déranger notre attente. Gentillet mais attachant.
mercredi 10 juin 2015
Comme un avion
"Délivrance" à la Tati sur une rivière de France, mais en Kayak (C'est donc un palindrome). Bruno Podalydès s'amuse comme un fou et nous aussi, mais de temps en temps seulement. Bien sûr il y a des moments formidables mais on ne retrouve pas le charme des premiers films de l'auteur. Agnès Jaoui est de nouveau très bien, Vimala Pons a un vrai rôle à défendre, Pierre Arditi vole la vedette à tous en trois mots. Par contre même si il est très en forme Bruno Podalydès ne m'a pas toujours convaincu, par moment il est pourtant formidable. Beaucoup d'idées, de réussites mais quelques lourdeurs ( Les deux garçons, Jean-Noël Brouté et Michel Vuillermoz sont ridicules et alourdissent inutilement l'histoire). Par contre quand cela opère c'est jouissif. A voir de toutes les façons.
Contes italiens
Où l'on retrouve une douce musique, celle des Taviani. Si l'on suit ces cinq contes avec plaisir on est loin de l'univers de Pasolini qui suintait l'érotisme. Là tout est trop lisse, on aimerait un peu plus de méchanceté, de sexe, de bouffonneries, de vie en somme surtout quand la peste noire sévit et que les personnages décident de s'enfermer pour raconter des histoires. Non ce n'est pas académique seulement trop plat. Dommage. Revisitez le "Decameron" et les "mille et une nuits" de Pier Paolo.
mardi 9 juin 2015
Fort Buchanan
Attention OFNI ! Il y a, n'en déplaise à certains, une vraie proposition de cinéma avec cet objet filmé non identifié. Entre Djibouti et une base militaire en forêt française, une poignée d'hommes et de femmes vit dans une atmosphère sexy, déroutante, quelque fois tristouille mais assez séduisante. Ici les militaires sont naturellement homos, n'hésitent pas à s'appeler "mon mari", ont des filles adoptives qui ont pratiquement leur âge, les femmes hétérotes ont des aventures lesbiennes assumées pour tromper l'ennui. C'est parodique ? Peut-être, queer totalement, il y a du Claire Denis de "Beau travail" avec des dialogues de feuilleton familial. C'est complètement décalé. On retrouve David Baiot d' "ainsi soit-il !"et un bucheron style rugbyman ( sans la connerie) assez sublime ( miam, miam). Je ne peux pas recommander ce film parce trop barge mais moi j'ai beaucoup aimé. De plus il ne dure qu'une heure six, le réalisateur s'est arrêté quand il n'avait plus rien à die , d'autres devraient savoir l'imiter....
vendredi 5 juin 2015
San Andreas
L'intérêt du film autre que les effets spéciaux assez bluffants et une scène d'ouverture d'anthologie avec un hélicoptère, est de nous offrir tous les clichés américains cumulés de façon systématique. Ils sont tous là : Les femmes, sorte de bombasses aux seins prêts à exploser comme la retenue d'eau du film, les hommes musclés, aux dents éblouissantes qui se sacrifient les uns après les autres, un petit couple de vieux attendrissant, un couple qui divorce pour de fausses raisons et qui vont se retrouver, un seul méchant, plutôt un lâche qui s'accroche à la vie. Pas vraiment de scènes de panique, ils sont trop obéissants pour cela, juste une scène de vols pour donner le change. Bref que du bonheur. Et surtout une réplique finale qui tue sa mère: Que fait-on maintenant , on reconstruit ! devant un drapeau américain qui se déploie dont on ne sait où...
mercredi 3 juin 2015
Loin de la foule déchaînée
On est loin, très loin de "Festen" et pourtant c'est bien le même réalisateur. Un somptueux mélo, classique, campagnard, très "Dawnton Abbey". Mr Oak remplace Mr Bates et Bathsheba, Lady Mary, celle-ci avait un prénom plus facile à retenir. Trois prétendants, bien sûr elle ne choisira pas le bon. Les acteurs sont tous assez bons, Carey Mulligan et Matthias Schoenaerts notamment. Mais un peu d'imagination dans la réalisation n'aurait pas fait de mal. Sans plus.
dimanche 31 mai 2015
La loi du marché
C'est un film très important parce qu'il montre ce que la société est capable de produire: des gens qui s'auto-humilient, qu'on méprise, qu'on jette, qu'on broie par la volonté de quelques uns. Ce n'est pas manichéen, c'est filmé simplement: les gens sont floutés, de dos ou de trois quart s'il faut que le spectateur se concentre sur l'un d'entre eux. Si la situation première est amusante (quoique pathétique en vrai, vu la pauvreté des accusations) elle devient avec des plans séquences ou fixes une véritable tragédie qui vous noue le ventre. C'est souvent, dans le dénuement le plus complet, avec trois fois rien des scènes insupportables. Là, je vous parle des moments où Vincent Lindon ( tout simplement sublime) travaille dans un supermarché mais il y a ceux du tout début, à pole emploi ou à la banque (la plus écœurante) avec une femme qui essaye de lui refourguer des produits qui l'enfonceront encore un peu plus. Et on commence à comparer avec tous ces politiciens, ces dirigeants qui se vautrent dans le luxe et on blêmit de honte. On est pas aux Guignols de la World Compagny mais avec Gisèle qui a eu l'audace de détourner des billets de réduction pour tout simplement survivre.
Allez voir ce film et n'oubliez pas de prendre des assurances décès ( On ne sait jamais, vous ne voyez pas le rapport ? Moi, non plus).
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