lundi 20 octobre 2014

Les funambules

    Les funambules ( XX ème théâtre) °°°°
Quelle merveilleuse soirée nous avons passée en compagnie des chanteurs des Funambules! Une soirée contre l'homophobie, une soirée pour une noble cause : le vivre ensemble. La salle du XX ème était trop petite pour accueillir tout le monde, il a fallu rajouter des chaises. Que de talents: d'abord Stéphane Corbin auteur de cette soirée, dont on se souvient de son très beau "hôtel des roches noires" qui a su enchaîner de façon admirable, tout en accompagnant au piano, le répertoire d'une centaine d'artistes présents sur scène, dont Jérôme Pradon, Denis d'Arcangelo et tous les autres, aux voix superbes. Stéphane a voulu mélanger toutes les générations et faire une parité parfaite entre chansons pour filles et celles pour garçons. Beaucoup d'émotions, quelques rires aussi, il sait raconter le bougre! Il faudra guetter le disque qui sort en début d'année prochaine ( 200 artistes y participeront) et les bénéfices iront à lutter contre l'homophobie. Merci Monsieur Corbin.

Le labyrinthe

 Le labyrinthe de Wes Ball (U.S) °°
Il ne faut pas bouder son plaisir: même si le film est un mélange de Lost et du Cube, pour le début, un jeune homme ( où l'on retrouve mon chouchou de Teen Wolf, Dylan O'Brien) se retrouve dans un lieu inconnu, carré de verdure au centre d'un labyrinthe hostile peuplé de créatures étranges, pour la suite un soupçon de Divergente et deux doigts de Hunger Games. N'empêche que le film est tout à fait regardable, joué par de jeunes comédiens convaincants ( il n' y a qu'une seule fille dans l'histoire et ce n'est pas le personnage le plus crédible) Les scènes sont vraiment saisissantes et assez imprévisibles (pour une fois). Comme la fin nous le dit clairement il y aura une suite que j'irai voir sans faute. James Dashner ayant de cette histoire écrit  une trilogie ( La terre brûlée et Le remède mortel complétant ce Labyrinthe).

Balade entre les morts

  Balade entre les morts de Scott Franck ( U.S) °
C'est le minimum syndical pour Liam Neeson. Une histoire peu crédible, assez prévisible et sans rythme. On balade dans des ambiance à la Franck Thilliez donc il y a toujours quelque chose à prendre mais on frôle souvent l'ennui et puis la fin catho au possible est insupportable comme ces séances aux AA ( alcooliques anonymes). Gros bof.

samedi 18 octobre 2014

Un tango en bord de mer

 Un tango en bord de mer de Philippe Besson ( Théâtre 14) °°
mise en scène de Patrice Kerbrat
Des retrouvailles dans un hall d'hôtel. Un écrivain, la cinquantaine, croise son jeune ex-amant et l'invite à se retrouver le temps d'une nuit, à revivre leur histoire, peut-être à la comprendre. Ils n'avaient pas réussi ni à s'aimer ni à se désaimer. Les différences d'âge, de milieu, de vie peuvent-elles tout expliquer. Mais leur relation a fonctionné. L'écriture est très belle, littéraire mais parfaitement théâtrale. Jean-Pierre Bouvier brille par son interprétation, sa façon de dire "non" est tout à fait réjouissante, ses ruptures de ton, de rythme, formidables. En face, existe Frédéric Nyssen, avec un phrasé rapide qui se bouscule un peu mais qui crée une fragilité. C'est juste un moment, pas plus, assez joli, sans prétention. A voir.

jeudi 16 octobre 2014

Hohusaï

 Hokusai ( Grand palais) °°°
La plus grande exposition du Japonais présentée à l'étranger avant que ses œuvres ne soient installées dans le musée qui va ouvrir au Japon. Certaines de celles-ci vont être renouvelées pour ne pas les abîmer ( problème du à la chaleur des lumières). Tout est somptueux, la période Edo avec des dessins de foules sur les ponts , des vues d'Edo ( Tokyo), les maisons de plaisirs ( il n'y a pas ses estampes osées). En trois coups de crayon il crée une ambiance ou alors ses œuvres sont tellement léchées qu'on s'y perd  pour des heures. Et quelle modernité! ses jeux d'ombres et de lumières, son occupation de l'espace, beaucoup s'en sont inspirés. Tous les thèmes y passent, les animaux, les gens , les plantes, les sentiments et bien sûr ses 36 vues du mont Fuji, ses fantômes, son travail sur l'eau ( cascades, rivières) et sa fameuse vague bleue. Allez-y c'est magique ....

mercredi 15 octobre 2014

Marie Dubois

 Marie Dubois
Les plus anciens fidèles du Daniloris - celui-ci n'était pas encore un blog mais des fiches soigneusement rangées dans un classeur - se souviennent que Marie avait obtenu en 1984 le "César" de la meilleure actrice pour "L' intrus" d'Irène Jouannet , elle partageait la statuette avec Sabine Azéma pour " Un dimanche à la campagne", d'après un jury composé de moi-même. C'était une personne que j'aimais beaucoup; je me souviens d'elle dans "les grandes gueules" avec Bourvil de Robert Enrico, tellement belle et émouvante. Elle a tourné avec les plus grands Rohmer, Truffaut, Marboeuf, Girod, Resnais, Godard, Lautner, Molinaro et tant d'autres. De toutes les façons elle nous manquait déjà. Alors adieu....

Lilting

Lilting de Hong Khaou (G.B) °°°°
Deuxième émotion forte de la semaine, après Mommy, encore des rapports mère-fils. Même sujet pratiquement que "Tom à la ferme", mais apaisé quoiqu'encore plus émouvant. Les acteurs sont une fois de plus formidables , Ben Whishaw, tout en retenu, en deuil de son compagnon, essaie de lier des liens avec la mère de celui, sino-cambodgienne, ne parlant pas la langue (Cheng Pei Pei star en Chine). J'ai adoré cette musique des sentiments, cette façon de mêler passé et présent dans une même scène, en jouant sur des portes qui s'ouvrent, des sons qui arrivent, des regards qui s'enchaînent. Difficile de n'être pas en larmes en sortant de la projection. A voir absolument, gros coup de cœur.