vendredi 21 mars 2014

Henri Cartier-Bresson


Henri Cartier-Bresson ( Beaubourg) °°°
Très belle balade dans l'univers du photographe, ses débuts, en passant par le surréalisme et sa vision du monde lors des ses nombreux voyages. J'ai apprécié surtout ses photos de foules, du monde du travail quand l'homme fait corps avec la machine, ses portraits de gens connus ou non, sa vision politique  et sa façon d'utiliser les courbes, les lignes, les ombres. L'exposition est très bien conçue, en nocturne on profite de la moindre fréquentation qui explose en journée. A voir.

mercredi 19 mars 2014

The canyons

     The canyons de Paul Schrader (U.S) °°
Nous nageons ici,dans des ambiances malsaines de l'Hollywood du sexe, de l'argent et surtout du superficiel. Nous côtoyons des acteurs aux corps de rêves, jeunes et qui sont déjà revenus de tout et qui essayent encore de sortir la tête de l'eau pour rester dans l'aquarium. Tout le monde se jalouse, se croche patte, se vend, s'achète: ça fait froid dans le dos et pourtant dans ce monde cynique vivotent quelques espoirs vite déçus par autre chose de pire. L'action reste entre une deux villas, un bar, un bureau et cela suffit à créer un vrai thriller, avec un vrai suspense, même si tout semble un peu précipité vers la fin. De très bons comédiens surtout Lindsay Lohan assez bluffante . A découvrir.

dimanche 16 mars 2014

How i live now

 How I live now de Kevin Macdonald (G.B) °°
C'est un film étrange, dans une campagne anglaise une américaine qui fuit, pour on ne sait quelle raison les U.S.A, arrive dans une ferme sans adulte peuplée d'enfants à l'aube de la troisième guerre mondiale. On ne saura rien de cette bataille. Qui attaque? Pourquoi? Après un début qu'on suit avec intérêt parce qu'intriguant, on se heurte ensuite au vide du scénario. A vous de voir.

Son épouse

 Son épouse de Michel Spinosa (Fr) °°
Deux lieux pour cette très belle histoire d'amour. La partie indienne est vraiment réussie, ancrée dans la réalité, sans préjugés ni poncifs. Janagi est très convaincante en jeune fille habitée par l'âme d'une française retrouvée morte sur la plage. C'était l'épouse d'un vétérinaire qui accompagnait celle-ci avec beaucoup de difficultés parce que dépendante de drogue, de médicaments. Il va venir en Inde s'affronter aux souvenirs, à ses fautes, lui l'humaniste rationnel. A découvrir.

samedi 15 mars 2014

Monuments men

 Monuments men de George Clooney ( U.S) °
On a retrouvé la 7ème compagnie, le film de Clooney est un hommage involontaire à Robert Lamoureux ! C'est du grand guignol, tout est prévisible. Le début du film, la mise en bouche est d'une longueur incroyable, on se demande quand va commencer le film. Les acteurs n'ont rien n'a défendre pourtant ce sujet passionnant s'y prêtait. C'est un film pour faire plaisir aux copains, c'est bien gentil mais on n'est pas invité et on reste en dehors de la fête. Les discours à chaque disparition sont empesés , la fin devant la madone ridicule.

vendredi 14 mars 2014

her

 Her de Spike Jonze ( U.S) °°
Her est une histoire d'amour d'anticipation. Joachim Phoenix tombe amoureux d'une O.S ( Operating Système) une intelligence artificielle tellement évolutive qu'on ne peut plus faire la différence entre le réel ou la machine, même si Samantha n'a pas d'enveloppe charnelle. On est scotché à la voix de Scarlett Johansson comme Théodore. Petit à petit l'objet du jeu amoureux prend vie, devient son seul repère, l'aide à prendre des décisions comme pour son divorce d'avec son ex, ressent de la jalousie. Et tout le monde autour de lui semble plonger dans un monde parallèle et c'est quand on prend conscience de ça qu'on commence à deviner la fin de l'histoire inéluctable, comme une parenthèse, un monde cotonneux où notre héros reprenait artificiellement goût à la vie. Le scénario est brillant, l'acteur touchant. A voir.

jeudi 13 mars 2014

Le cercle des illusionnistes

  
Le cercle des illusionnistes d'Alexis Michalik ( Pépinière) °°°°
Trois actions, trois moments se télescopent dans ce spectacle drôle et émouvant. Jean-Eugène Robert Houdin petit fils d'horloger, Georges Méliès fils de cordonnier, et Décembre orphelin trois histoires d'époques différentes se nouent dans un tourbillon réglé au cordeau. Et surtout c'est écrit de façon simple, sans fioriture, sans redondance, on va à l'essentiel et ça fait du bien. Ici c'est le plaisir du spectateur qui importe. On marche à fond, on est sous le charme des magiciens, les acteurs aux différentes personnalités sont tous excellents. La mise en scène simple mais efficace malgré les incroyables changements tient drôlement la route; la complexité des successions  de lieux, de décors a du être un casse-tête incroyable à résoudre mais tout semble couler de source. On savoure le travail qui n'apparaît pas tant l'histoire avance sans anicroche. Et puis surtout l'émotion toujours accompagne cette magie kinétographique. Bravo à tous.