Très belle reconstitution des années soixante-dix, ce film un peu mollasson ne vaut que par l'interprétation de Billy Cudrup. Il y a des longueurs qui gâchent une réelle volonté de bien faire. Il se voit sans déplaisir cependant.
mercredi 6 novembre 2013
Blood ties
Très belle reconstitution des années soixante-dix, ce film un peu mollasson ne vaut que par l'interprétation de Billy Cudrup. Il y a des longueurs qui gâchent une réelle volonté de bien faire. Il se voit sans déplaisir cependant.
samedi 2 novembre 2013
Gravity
Un huis clos dans l'immensité. C'est le pari risqué d' Alfonso Cuarõn. La 3D sauve ce film parce qu'il s'agit en gros d'un satellite bombardé par des milliers de débris d'autres satellites, ils vous arrivent en pleine tronche et c'est assez impressionnant . Bien entendu c'est la faute aux russes qui ont bombardé leur propre vaisseau pour éviter tout espionnage. L'angoisse est bien là et la maîtrise du réalisateur n'est pas en cause: on se rappelle de son extraordinaire " fils de l'homme " . Là où le bat blesse, c'est l'écriture: il ne raconte rien, on s'ennuie un peu entre deux pluies de déchets,où quand Sandra Bullock parle c'est pour débiter des âneries assez plates. La fin est un peu ridicule mais il peut se laisser voir.
vendredi 1 novembre 2013
Miss Carpenter
Des talents gâchés, voilà le ressentiment en sortant du spectacle de Marianne James. Elle n'a rien à raconter. Ce n'est pas écrit, même si cela nous coûte d'en dire du mal. Quelques fois aidé par un public gagné à sa cause, elle improvise joyeusement et ça marche parce qu'elle a du talent et une voix formidable mais sinon, c'est souvent vulgaire et sans intérêt. Les scènes s'enchaînent sans logique et l'humour de répétitions tombe à plat. Pendant une bonne heure on s'ennuie ferme et l'on redoute la suite. Vers les trois quarts du show quelque chose de timide se passe, une émotion se crée et l'on peut suivre la fin sans vouloir partir. Mais l'ensemble est assez mauvais.
Omar
Mélange de film politique et de thriller, c'est surtout une grande tragédie . Manipulation, trahison, amours contrariées. Il y a un souffle puissant qui accompagne ces actions idéologiques. Pas de mélo, on assiste impuissants aux drames qui forcément vont arriver. Et ce palestinien au charme fou, plein de fougue ( les poursuites sont très réussies) est remarquable, dans ses doutes, ses choix, ses erreurs, ses rares joies. Et l'on ressent une fois de plus, de ce nouveau regard vers la Palestine et Israël, comme un immense gâchis.
jeudi 31 octobre 2013
Attila Marcel
Après le magique "Triplettes de Belleville" et le soporifique "Illusionniste" Sylvain Chomet se lance dans le "vrai" film. Avec bonheur. On y retrouve la tendresse des Triplettes, son univers suranné, cette odeur des vieux objets. Paul , Guillaume Gouix toujours aussi bon, déambule lunaire sous les ordres deux vieilles biques ( H. Vincent et la très regrettée B. Lafont) qui l'élèvent depuis la mort de ses parents et qui l'a rendu muet. Et c'est surtout un festival Anne Le Ny , voisine improbable, sorte de magicienne sous acide cultivant des légumes en appartement et qui sert de tapis volant vers le passé du petit. Le film ressemble à son affiche, insolite et attirant mais qui ose beaucoup (le concert des grenouilles psychédélique lors du concours, drôlissime ). A découvrir.
Un château en Italie
Raconter sa vie est un exercice toujours un peu périlleux, souvent on s'y emmêle les pinceaux. C'est le cas ici, malgré quelques traits d'humour mais qui tournent court immédiatement ou deviennent grotesques et malgré la romance ajoutée. On n'y croit qu'à moitié . Surtout on s'agace de tant de nombrilisme, de théâtralité. Mon Dieu que la vie des gens riches est difficile! On va pleurer. Trop, c'est trop. Pourtant on sent qu'elle fait tout pour casser cette image de bourgeoisie, mais lourdement et , au final cela ajoute au malaise, le frère, la mère en font des tonnes. Reste Xavier Beauvois en Zébulon parfaitement odieux qui a un vrai personnage qu'il défend magnifiquement.
Snowpiercer.
Allez, osons! c'est le meilleur film d'après Apocalypse que le cinéma nous ait offert depuis longtemps. Il faut dire qu'il n'est pas américain mais coréen et filmé par Bong Joon-Ho, touche à tout assez brillant, mis à part The host, Memories of murder était génial. Et puis quelle distribution! Tilda Swinton absolument parfaite dans un numéro incroyable de faux derche, méchante et veule à la fois. Et l'on retrouve , Ed Harris, John Hurt, Jamie Bell et Chris Ewans ( Ah Ouuuuuh!) Pas que sexy, acteur mystérieux et attachant. Et puis bien sûr l'histoire tirée d'une BD française, magnifique histoire même si elle semble un peu téléphonée philosophiquement parlant, mais cette reproduction de la société dans ce train qui ne peut s'arrêter avec ses wagons compartimentés selon les classes sociales marche à fond; Les effets spéciaux sont redoutables, les batailles très bien reproduites, l'angoisse est bien là. Et l'on retrouve toutes les couches de la population, du peuple qui survit aux classes fortunées manipulées par un savant fou, capitaine de bateau ivre . A voir et à méditer.
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