lundi 6 janvier 2025

Joli,joli

 

Joli, joli de Diastème (Fr) °° 1 H 55

On peut sauver deux trois moments sympas de cette comédie musicale veillotte qui se traîne en longueur. D'abord il y a William qui est bien partout, Laura Felpin qui montre un autre visage et retrouver J.J Vannier, Thomas VDB, Grégori Baquet, Alexis Moncorgé ...et surtout Victor Belmondo dont le sourire enjôleur continue de charmer, mais pour le reste c'est assez lourdingue: les chorégraphies datent des Carpentier et sont ridicules, certaines chansons sont déprimantes, on ne croit pas au couple Dedienne-Ludig et c'est long, long. Mais à vous de voir. 

dimanche 5 janvier 2025

 
Itinéraire de Pierrot, un comédien plutôt rigolo (Guichet Montparnasse) °°° 1 H 15

de et avec Pierre Trapet mise en scène par Cédrick Lanoé
Incroyable ! réussir cet autoportrait si drôle et tendre revisitant ses souvenirs quand on perd la mémoire. C'est prodigieux. Il a trouvé une astuce magique: c'est son complice qui servira de souffleur, tout en jouant la comédie. Du coup on ne sait plus ce qui est joué, soufflé ou improvisé. La salle était enchantée. Quand le rire rencontre l'émotion. Cet hommage au théâtre me faisait un peu peur vu les circonstances mais non il faut y aller.

Wallace et Gromit: la palme de la vengeance

 


Wallace et Gromit: la palme de la vengeance de Nick Park & Merlin Crossingham (G.B) °° 1 H 10 N

Toujours d'une très grande prouesse technique, ce stop motion procure encore beaucoup de plaisir même s'il est plus formaté que ces prédécesseurs. Je ne sais pas si on atteindra la perfection de " Shawn le mouton" et l'on est ravi, après 20 ans, de retrouver nos deux héros, inventeurs géniaux pour le meilleur et pour le moins bon. ( Ici pour le pire , le design du nain robot est vraiment réussi et totalement effrayant) A voir. 

samedi 4 janvier 2025

Bird

 

Bird d'Andrea Arnold (G.B) °°° 1 H 59

Magistral ! J'ai eu un peu de mal à entrer dans le film et pourtant, quelle claque. Quand on parle de mise en scène, de mise en images, de mise en son, de montage, ce film en est un exemple de réussite. Une pauvre gamine essaie de  survivre dans une famille recomposée déjantée: le père (Barry Keoghan) à l'âge d'un ado de 12 ans ( et encore), la mère vit avec un mec violent terrifiant avec trois adorables gamins, le tout dans des squats qui feraient fuir les rats parisiens. Mais elle sait aussi rêver et Bird ( Franz Rogowski, son apparition est hilarante) son ange gardien, sorte de fée clochette punk, va lui ouvrir les portes d'un imaginaire bienfaiteur et la sortir d'une torpeur tétanisante. On est partout à la fois dans ce film: au concert (les musiques sont géniales), au zoo: défile une armée de bestioles qui vient nous apaiser, dans la réalité dure "Ken Loachienne" du Kent, dans l'onirisme... Ce film fait peur mais donne un peu d'espoir porté par cette jeunesse qui lutte. Film différent mais à voir absolument. 

vendredi 3 janvier 2025

My sunshine

 

My sunshine d'Hiroshi Okuyama (Japon) ° 1 h 30

Rien de bien folichon. Le sujet pourtant promettait beaucoup; l'homophobie rampante, secrète et bien présente au Japon. Malgré un début plutôt prometteur, on s'ennuie ferme à voir patiner constamment nos deux petits héros dans ce pays de neige. Il n'y a pas vraiment de mise en scène et c'est assez répétitif. A vous de voir.

Mon inséparable

 

Mon inséparable de Anne-Sophie Bailly (Fr) °° 1 H 34

Le film évite le mélo qu'il aurait du être vu le sujet; une mère qui porte depuis des années la responsabilité d'élever un enfant handicapé mental léger, apprend que celui-ci a mis enceinte sa petite amie partageant le même handicap. Ne partez pas, c'est Laure Calamy (elle peut tout faire, tout jouer) la maman et cela change tout. On s'intéresse surtout à l'après, à la, peut-être, seconde vie de la mère, au détachement inéluctable. A découvrir.

Un ours dans le jura

 

Un ours dans le jura de Franck Dubosc (Fr) °°° 1 H 52

Jubilatoire et réussi. Quel bonheur que de savourer cette comédie "fargotesque", thriller déjanté, pas vraiment méchant mais cruel, c'est comme dirait Poelvoorde le seul film où il y a plus de morts que qu'habitants. Les acteurs s'amusent, autant que nous, à camper des caractères très bien écrits et placés dans des situations cocasses, drôles ou absurdes mais toujours plausibles. C'est un festival Laure Calamy battante amorale, Franck Dubosc parfait en lâche mais touchant vendeur de sapin, qui confirme ses talents de metteur en scène après "Tout le monde debout" et quantité de seconds rôles qui existent (Joséphine de Meaux, E. Devos, K; Higelin, un ours ...) sans oublier le côté social .Vive le Jura . Un film qui fait du bien.