mercredi 6 mars 2024

Musée Gustave Moreau

 

Musée Gustave Moreau (°)

Si l'écrin est vraiment beau, les deux immenses ateliers sont impressionnants, ( le rez de chaussée et les appartements étant provisoirement fermés) l'œuvre du peintre ne correspond pas du tout à mes goûts. Des sujets mythiques qui semblent inachevés, bâclés, sombres "dégoulinures" n'émeuvent en aucune façon (enfin pour moi). L'escalier qui rejoint les deux derniers étages est magnifique. A vous de voir.

Comme un fils

 

Comme un fils de Nicolas Boukhief (Fr) °°° 1 h 42

Emouvant. Vincent Lindon, une nouvelle fois parfait, ancien prof, veuf, déboussolé par le chemin que prend l'éducation nationale, en rupture avec elle depuis une histoire de bagarre au collège se trouve à s'occuper d'un jeune Rom battu et exploité par un "oncle". Pas de misérabilisme, ici, juste une histoire d'empathie, de prise de conscience, une aide relativement contrôlée, toujours en relation avec les institutions, sans ambiguïté relayée par une mise en scène simple, débarrassée de tout ce qui pourrait alourdir le propos et jouée par un jeune garçon Stefan Virgil Stoica absolument prodigieux de naturel . A voir.

mardi 5 mars 2024

Hedwig and the angry inch

 

Hedwig and the angry inch de John Cameron Mitchell & Stephen Trask ( musique) Scala °°°

Spectacle qui parait fragile au début et qui gagne en force tout le long grâce surtout à l'incroyable interprétation de Brice Hillairet qui suit le chemin inverse: fort, brillant, exubérant au début et qui se décompose au fur et à mesure. Hedwig, transgenre, d'origine est-allemande, nous dévoile sa vie à travers ses confidences poignantes et des chansons très rock avec un groupe "the angry inch" où sévit son mari Yitzhak dont le le problème principal est une opération bâclée pour pouvoir épouser un sergent américain afin d'obtenir des papiers et un visa. Spectacle hybride ni vraiment musical, ni stand-up (et pourtant...), ni théâtre, ni un concert mais un peu de tout ça en même temps. A voir en évitant le premier rang (ou prévoyez un ciré..)

lundi 4 mars 2024

Mapplethorpe

 

Mapplethorpe de Ondi Timoner (U.S) ° Prime 1 H 42

Voilà un film un peu mou du genou qui ne fait pas trop honneur à son sujet beaucoup plus sulfureux. Heureusement qu'on voit quelques photographies accrochées au mur pour se rendre compte du culot du personnage. On passe sous silence sa vie encore plus scandaleuse avec un Matt Smith plutôt calme et presque rangé des voitures. Un gros bof.

To the lake

 

To the lake de Yana Vagner ( Russie) °° 1 saison, 8 épisodes

Rien de nouveau, ici, mais l'envie de voir une version russe de "Walking dead" sans zombies mais avec des gens malades d'un virus et ses survivants qui s'entretuent. Les paysages enneigés remplacent ceux des états américains. C'est tout à fait prévisible, sans aucune originalité, les personnages sont à peine attachants, mais on va dire que c'est "bien" fait. S'il n'y a rien d'autre à se mettre sous la dent.

Eureka

 

Eureka de Lisandro Alonso (Fr/Arg) ¤ 2 H 27

Pour apprécier un film de cette durée, je réclame un minimum d'histoire, juste un filet. Quand au bout d'une heure quinze il ne se passe rien, je sors, même si je comprends que le réalisateur a voulu sans doute montrer sans appuyer la violence quotidienne, faite aux indiens, passée et actuelle. La démarche est louable, le résultat pas folichon. A vous de tenter l'expérience.

Dune

 

Dune de Denis Villeneuve II (U.S)°° 2 H 46

Beaucoup plus animé que le précédant, les dunes d'Arrakis deviennent le terrain de jeux et de guerres pour Paul Atréides et sa mère Jessica aidés par les Fremmens après qu'il aient été décimés par les Harkonnens ( vous suivez toujours?) et toujours pour maîtriser le pouvoir de l'épice. On en prend plein les mirettes, visuellement c'est très beau; on voit où l'argent est passé. C'est un festival imaginatif: des palais, des vaisseaux, des machines, des êtres "organimécaniques" incroyables mais il se résume quand même à des batailles "guerre des étoiles". Moi j'aurais aimé aller vers toutes ces femmes sorcières, ces prophétesses aux pouvoirs étranges, et surtout vers Jessica ( Rebecca Fergusson) et la Révérende mère (Charlotte Rampling) dans un duel acharné. Mais on passe un excellent moment , avec casting dingue il y a là tout le gratin du cinéma. A voir.