samedi 4 février 2023

Archive

 

Archive de Gavin Rothery (U.S) °° 1 H 49 sur Netflix

Science fiction aux thèmes habituels . Théo James, toujours aussi sexy essaie de faire revivre sa femme (Stacy Martin) morte dans un accident de voiture dans le corps d'un robot, à l'aide d'archives mémorielles stockées artificiellement. Ils sont basés dans une station perdue dans un paysage de montagne enneigé superbement cinégénique. C'est la toute fin qui est vraiment réussie. Pourquoi, pas.

vendredi 3 février 2023

Knock at the cabin

 

Knock at the cabin de M. Night Shyamalan (U.S) °° 1 H 40

C'est incroyable comme le réalisateur sait créer un début de film formidable ( c'est le cas pour tous ces films), une réelle  atmosphère angoissante avec des sujets plutôt étonnants et puis au fur et à mesure, ça se délite. Ici, un couple d'homos et leur petite fille qui passent des vacances dans un charmant chalet de campagne subissent les menaces de quatre individus banals qui surgissent dont on ne sait où. Il est question de foi, d'apocalypse et de sacrifice. Il faut absolument qu'il apprenne à finir ces ouvrages. Amusant.

jeudi 2 février 2023

Les pigeons

 

Les pigeons de Michel Leeb ( Nouveauté) °

Mise en scène de Eric Supply. On est un peu tristes de voir Francis Huster et Michel Leeb dans cette pièce qui manque de subtilité avec aussi Philippe Vieux ( qui en fait des tonnes) et Chloé Lambert. Serge et Bernard, deux acteurs sur le retour sont convoqués pour un casting au même moment, prétexte pour un règlement de compte comploté par leur ex. Mais est-ce vraiment la réalité? Ce n'est pas honteux mais bon ...


Un chalet à Gstaad

 

Un chalet à Gstaad de Josiane Balasko (Nouveauté) ¤
Mise en scène de Mehdi Mangal

Pièce assez vulgaire qui chagrine plutôt qu'elle ne fait rire. On est désolé pour Josiane Balasko qu'on adore mais tout est exagéré ( le jeu d'Armelle est assez insupportable) Le sujet: des riches se retrouvent dans un chalet pour parler de leur histoires de riches, dénoncées mollement par un faux gourou et une domestique. Cabotinage de tous, texte lourdingue, mais la salle rit. Un très gros bof . 

Christophe Alévêque

 

Christophe Alévêque, Revue de presse Janvier 2023 ( Rond point) °°

Entre Guy Bedos et Coluche , Alévêque nous assène quelques vérités bien senties. On comprend qu'on ne sortira jamais de la mouise, qu'il pourra commenter l'actualité éternellement. On a de quoi rire jusqu'à la fin des temps. C'est finalement assez déprimant dans l'idée mais on rit souvent de la pertinence de ses réflexions. A la prochaine revue...

Aftersun

 

Aftersun de Charlotte Wells (U.S) ° 1 H 42

Des souvenirs de vacances, qui à la revoyure, adulte, ne correspondent pas à ceux de la petite fille de 11 ans qui les a vécus. Un papa aimant qui cachait des fêlures, que l'héroïne découvre lors d'un visionnage vidéo. Bardé de récompenses, ce film m'est insupportable dans sa réalisation. Il y a des petits moments absolument formidables noyés dans un maniérisme horrible, un climat gâché par des mouvements de caméra incessants, des images moches et pourtant l'inversion des rôles, le père fragile et non protecteur face à une enfant curieuse et espiègle était un sujet passionnant et nouveau. Bof. 

mercredi 1 février 2023

Un petit frère

 

Un petit frère de Léonor Serraille (Fr) °°°° 1 h 56

Le titre, l'affiche, la bande annonce, rien ne donne envie de voir ce film et pourtant ! C'est une merveille. Pas trop le sujet qui somme toute est assez banal mais la façon de nous le raconter: la chronique de la vie d'une jeune femme ivoirienne mère de quatre enfants ( Annabelle Lengronne absolument démente de vérité, d'émotion, de tout...) qui vient vivre en France. Elle respire l'envie de liberté, n'est pas forcément aimable, mais travaille dure, aime ses enfants, choisit mal ses amants et refuse le mâle "Jules césar" désigné par la famille ( Jean-Christophe Folly toujours parfait). C'est la précision du détail, de la bonne phrase ou le regard qui arrivent au bon moment. La mise en scène toute en sobriété est parfaite, pas de misérabilisme, elliptique quelques fois pour éviter le déjà-vu, et elle sert tous les personnages dans leur quête, leur espoir, leur désillusion, leur réussite. Elle crée une tension dans chaque scène, habitués, spectateurs que nous sommes à subir les rebondissements faciles des films du même genre et qui n'arrivent pas ou en décalé, ou quand on y pense plus. C'est brillant. Elle nous montre la vraie vie, belle quelques fois,  dure souvent, à l'image du contrôle de police humiliant, mais tellement juste (Ahmed Sylla intense). Un grand film traité de façon modeste et bravo aussi à Stéphane Bak, Kenzo Sambin, Sidy Fofana et le tout petit milan Doucansi . A voir absoulument.