jeudi 6 octobre 2022

Novembre

 

Novembre de Cédric Jimenez (Fr) °°° 1 H 40

Les jours d'après, la traque des terroristes du point de vue des forces de l'ordre en immersion totale. Avec un montage incroyable d'efficacité, on suit minute par minute toute l'enquête comme si on y était. On s'intéresse peu aux protagonistes ( à part Anaïs Demoustier peut-être) seulement à leur rôle, à leur travail, aux filatures, aux avancées, jusqu'à l'assaut incroyable de l'appartement criblé de balles, la scène semble ne jamais s'arrêter. Le film passe à une vitesse grand V, évite le glauque avec un début malin qui faire vivre les attentats sans les montrer, bref une piqûre de rappel pour ne pas oublier cette tragédie.

Le sixième enfant

 

Le sixième enfant de Léopold Legrand (Fr) °°° 1 H 32

Extrêmement bien écrit, ce premier film parle avec délicatesse d'un sujet grave, être parent à tout prix, quand on est dans l'impossibilité d'en avoir. Il prend le temps de nous présenter chaque personnage, ses envies, ses limites, ses interdits. Le deal d'offrir un enfant de "trop" est-il si immoral que ça, entre religion, réalisme de la situation, envie de faire le bien. On suit la grossesse de Meriem avec le même sourire qu'Anna, avec la même peur au ventre. Interprétation parfaite pour un film délicat et créateur d'émotions.

mardi 4 octobre 2022

Le parfumeur

 

Le parfumeur de Nils Willbrandt (  All) ¤  Netflix

Assez mauvais film qui donne un peu le change au début mais qui se perd très vite. Une jeune femme voulant retrouver son odorat utilise le parfum d'un jeune savant criminel pour arriver à ses fins , notamment pour récupérer son amant. Un parfum fabriqué avec des substances de jeunes victimes pour élaborer une senteur absolue. Lourdinque.             


The woman king

 

The woman king de Gina Prince-Bythewood (U.S)°° 2 H 15

Un braveheart féminin, ça nous change . Au Dahomey (futur Bénin) des femmes guerrières résistent aux esclavagistes. Ce qui est intéressant ici (et nouveau) c'est que Hollywood a misé sur une femme pour réaliser une histoire de femmes qui ont des rôles occupés d'habitude par les hommes. Le rôle du roi n'est que représentatif, même s'il reste important et les deux autres sont des très méchants. Viola Davis, productrice, est parfaite, as usual, comme le sont toutes les actrices (Thso Mbedu...) Donc des femmes libres pour un sujet juste mais traité de façon tout à fait classique, il manque sans doute une vision mais c'est très agréable à suivre.

lundi 3 octobre 2022

Blonde

 

Blonde de Andrew Dominik (U.S) °° 2H 46
D'après Joyce Oates. J'ai rarement vu un film aussi triste, aussi déprimant que celui-ci. Certes Maryline n'a pas eu une vie heureuse, mais là on a l'impression qu'elle n'a vécu que dans la souffrance, l'angoisse, le mépris, la vulgarité, la honte etc... pourtant elle est magnifiquement filmée ( et interprétée par Arna de armas) Rares sont les sourires non forcés de l'actrice, les moments de joie ou simplement de paix. C'est extrêmement dérangeant. Ce n'est pas un biopic, juste une relecture personnelle plutôt culotée et bien faite qui trouble notre esprit critique. C'est passionnant pourtant j'ai assez souffert de le regarder jusqu'au bout, mais surtout faites vous une opinion. Avec aussi Adrien Brody, Bobby Cannavale,..)



Sans filtre

 

Sans filtre de Ruben Ostlund (Suède) °°° 2 H 29

Fable sinistre mais jubilatoire. J'avais  tellement détesté "The square" que je trainais les pattes pour cette nouvelle palme d'or d' Ostlund. Et puis surprise, ce film pamphlet contre les ultrariches, bourré d'humour, super façonné, sans prise de tête, au propos cash fonctionne totalement; On ne voit pas les deux heures passer, c'est un bon signe même si certaines scènes s'étirent un peu. Il n'aime pas ses personnages (-encore que..)  des nantis composés d'influenceurs, d'oligarques russes répugnants ou de chefs d'entreprises tout aussi pourris et nous les livre en pâture pour notre plus grand plaisir mais quelque part ils nous sont sympathiques parce que, sans doute, proches de nous. 

dimanche 2 octobre 2022

Alvaro Soler

 

Alvaro Soler (Bataclan) °°° 2 H 15

La magie opère immédiatement avec Alvaro qui sait, en une chanson, mettre une ambiance de tonnerre dans la salle du Bataclan. Tout est danse, mouvement, sourire, bienveillance et chansons que toute la communauté hispanisante ( et pas seulement) connaît par cœur. Le public est divers, les jeunes filles bien sûr, mais aussi leurs mecs, des très jeunes et des plus vieux. Il a chanté tous ses tubes, sans interruption avec une pêche d'enfer, une bonne humeur communicative. On ne pensait pas danser autant . Bref une excellente soirée qui rebooste le moral. C'était à vivre.