vendredi 18 octobre 2019

Vie et mort d'un chien

Résultat de recherche d'images pour "vie et mort d'un chien"
Vie et mort d'un chien de Niels Nielsen (traduction) °° La tempête salle Copi
mis en scène de Jean Bechetoille
We are family (bis). La mort suspecte de son frère incite Marcus ,William Lebghil, à faire une thérapie de groupe. Pièce étrange qui démarre par un cri et continue par des dialogues souvent répétés  montrant le dysfonctionnement d'une famille. Le frère aîné semble fou, violent, instable. Cette première partie m'a un peu ennuyé, par contre la deuxième avec Romain Francisco en gourou thérapeute m'a séduit. Cet acteur qui fait aussi les chiens est formidable. Mais tous les autres,William Alice Allwright, Guarani Feitosa , Laurent Lévy, ... sont convaincants. Puis la pièce se répète et l'intérêt diminue de nouveau. Il y a de belles idées de mise en scène même s'il y a beaucoup d'entrées et de sorties. Pourquoi pas.

mercredi 16 octobre 2019

La fameuse invasion des ours en Sicile

Résultat de recherche d'images pour "la fameuse invasion des ours en sicile"
La fameuse invasion des ours en Sicile de Lorenzo Mattotti (Fr/I)°° 1 h 22
Pas tout à fait charmé. Adapté du roman de Buzzati. Beaucoup de couleurs pour un dessin très rigide qui des fois colle parfaitement au propos et d'autres fois pas du tout. Je n'ai pas été convaincu par les les courbes des ours. Il s'inspire beaucoup du "roi et l'oiseau" de Paul Grimault pour le reste de l'histoire. C'est une fable plus politique qu'écologique un peu lourdaude. Mais on a le plaisir d'entendre la voix de Jean-Claude Carrière et c'est déjà pas mal. A vous de voir.

mardi 15 octobre 2019

Chambre 212

Résultat de recherche d'images pour "chambre 212"
Chambre 212 de Christophe Honoré (Fr) °°° 1 h 27
Petite fable philosophique sur l'usure des couples et une réflexion plaisante sur l'adultère. Dès l'ouverture extrêmement réussie, on entre dans un univers décalé un peu à la "Blier" sans le côté cynique et gratuit. La mise en scène malicieuse, se joue du lieu: une rue, deux appartements, avec des plans, des regards de caméras venant de tous côtés. On s'épie, se juge, s'apitoie, se justifie. Les quatre acteurs sont formidables. Quelle belle idée de faire ouvrir les portes seules, passant du présent au passé comme chez Cocteau. Vaudeville inversé avec quantités d'hommage au cinéma : On pense à "Rosebud", à Guitry, à Resnais, à Ozon...Et puis il y a l'apparition magique de Carole Bouquet et toujours une bande son parfaite. Pas totalement réussi mais presque....

samedi 12 octobre 2019

Degas à Orsay 2019

Résultat de recherche d'images pour "degas orsay affiche"
Degas (Orsay) 2019
Très jolie petite exposition sur le monde du spectacle vu par Edgar Degas. Sa fascination pour les danseuses, ses perspectives nouvelles, étranges, fascinantes. Les gros plans qui occupent la moitié de la toile et qui donnent une profondeur incroyable, voire presque du relief. Ses orgies de couleurs comme il le dit lui même. Et puis surtout, pour nous, membres du "Bout du bout du banc" l'explication enfin de "Robert le diable" qui fut donc un ballet de Meyerbeer dont l'action se passe dans un couvent et dont Degas a peint quantité de tableaux. A voir.

Bacurau

Résultat de recherche d'images pour "bacurau affiche"
Bacurau de Kleber Mendonça Filho & Juliano Dornelles (Brésil) °°° 2 H 10
Et dire que j'ai failli passer à côté de ce film en ayant lu à droite à gauche des critiques vraiment dures. Je m'inscris en faux, allez le voir. Bien sûr il est violent sur la fin, mais pas plus que la plupart des navets qui dégomment à tout va. Ici il y a un vrai propos , ce village mystérieusement rayé de la carte, va résister à un groupe énigmatique de touristes meurtriers. C’est une parabole magistrale de l'emprise de la politique sur le pauvre monde. Des nantis bourrés de fric qui vont faire un safari d'humains, sans distinction. C'est la force du film: montrer un lieu où vivent des petites gens en harmonie, des vieux, des laids, des gros, des beaux, noirs, blancs, métis, chacun solidaire de l'autre comme une leçon d'ethnographie poétique qui par d'étranges événements va basculer dans l'horreur. C'est un western futuriste ( drones) mais terriblement actuel. ( rareté de l'eau, corruption, désertification ...) Il y a encore quantité de détails, on ne peut parler de tout. Aussi fort que "Récife" ou "Aquarius" pour moi.

mercredi 9 octobre 2019

Papicha

Résultat de recherche d'images pour "Papicha film"
Papicha de Mounia Meddour (Fr/Alg) °°° 1 h 45
Formidable premier film sans doute autobiographique. Quatre jeunes algériennes sont confrontées à la montée de l'intégrisme, elles qui mangent la vie à pleine dents. Quatre actrices absolument géniales, dynamiques, charmeuses, volontaires, amoureuses, violentes, tendres ...chacune avec sa personnalité, qui aiment leur pays, qui n'ont pas envie de s'enfuir mais qui par la bêtise d'une religion mal digérée vont se faire démolir. Pour lutter contre l'obligation du port du hijab, elles vont essayer d'organiser un défilé de mode à l'intérieur de l'université avec l'aide d'une directrice bienveillante. Cet établissement sera l'espoir, le lieu de lutte, et le tombeau. La scène finale est saisissante. On gardera longtemps en mémoire leur terrible envie de vivre tout simplement. A voir absolument.

Pour Sama

Résultat de recherche d'images pour "pour sama film"
Pour Sama de Waad al-Kateal & Edward Watts (G.B/ U.S) °° 1 h 35
Documentaire insupportable dans le vrai sens du mot sur la vie d'un couple , l'un médecin, l'autre journaliste dans un hôpital d'Alep sous les bombes, après la naissance improbable de leur fille. Certaines images sont difficilement regardables. La réalité en direct et tout un tas d'interrogations sur l’absence de réaction du monde dit "civilisé". Je n'ai jamais vu autant de sang, de douleurs. A voir mais c'est déprimant.