jeudi 22 août 2019

Roubaix, une lumière

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Roubaix, une lumière d'Arnaud Desplechin (Fr) °°° 1 H 59
Après la parenthèse ratée "Des fantômes d’Ismaël" on retrouve Desplechin magnifique dans un registre nouveau le polar. Une octogénaire est assassinée dans une impasse de Roubaix. Des voisines ( Léa Seydoux et Sara Forestier) appellent la police. De témoins elles deviennent suspectes. De ce fait divers, qui l'avait impressionné, l'auteur en décortique l'âme dans une mise en scène sublime portée par un Roschdy Zem incroyable d'humanité, de sagesse, d'intuition. Portrait d'une ville et de ses gens aux histoires toujours compliquées mais tellement touchantes. A voir. 

mercredi 21 août 2019

Je promets d'être sage

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Je promets d'être sage de Ronan Le Page (Fr)°° 1 H 32
Entreprise absolument sympathique où l'on sourit plus souvent qu'on ne le pensait. Pio Marmaï est vraiment fait pour ce genre de rôle ( bien meilleur ici que "En liberté" n'en déplaise aux critiques) et Léa Drucker est de nouveau formidable ( Je l'adore). Pas besoin que loufoqueries façon "Perdrix" une histoire toute simple, convenue certes mais qui respire la bonne humeur avec des seconds rôles épatants. Comme dirait l'autre, c'est pas du Lubitsch mais...

L'intouchable, harvey Weinstein

L'intouchable, Harvey Weinstein d'Ursula Macfarlane (U.S) °° 1 H 39
Glaçant. Témoignages des victimes les moins connues du prédateur magnat du cinéma à 'Hollywood .
Inculpé pour viol, agression sexuelles ces plaintes vont aboutir au # MeToo. Rien ne devait l'arrêter et vu son comportement, son influence, son physique d'ours mal léché, de cette brutalité qui suinte de partout, on se rend compte du courage de ces actrices , car on peut noter que les grandes sont totalement absentes. Ce shérif qui voulait faire la loi partout est sous les barreaux, il ne peut plus bénéficier de l'hypocrisie du système. Très intéressant.

mardi 20 août 2019

Midsommar

Midsommar d'Ari Aster (U.S) ¤ 2 H 20
Intrigué dans un premier temps, même si les scènes américaines non rien de particulier, ce film qui n'en finit pas, tourne au ridicule avec un scénario peu crédible voire simpliste. Pourtant on imagine ce qu'il aurait pu être, façon " Rosemary's Baby" cette secte jouant le rôle collectif du diable. Souvent pas très bien joué, cet objet passe à côté. Dommage parce que Ari Aster a du talent.

lundi 19 août 2019

Perdrix

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Perdrix d'Erwan Le Duc (Fr) °° 1 H 39
Un peu dans la lignée de "Au service de la France", une sorte d'humour décalé, pouvant être réaliste mais en même temps absurde, bref une proposition différente et c'est tant mieux. Mais quand on ose cela peut vraiment marcher et quelques fois beaucoup moins. Ce n'est pas grave c'est un film plaisant où l'on a plaisir à retrouver Swann Arlaud timide gendarme romantique et Maud Wyler trublion , sans gène, franche du collier à la limite de l’insolence, une bande de nudistes révolutionnaires, sans oublier Fanny Ardant, Nicolas Maury et une joyeuse équipe de flics branquignolesques. Doucement barré.

Une grande fille

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Une grande fille de Kantemir Balagov (Russie) °° 2 H 17
 Mise en scène remarquable, image magnifique. L'auteur en est conscient et en rajoute beaucoup. Pourquoi autant étirer cette histoire étouffante. Deux femmes traumatisées par la guerre font une sorte d'alliance pour partager leur vie d'après. L'une a des absences figées (qui seront dramatiques) et est amoureuse de l'autre devenue stérile qui essaie de survivre et dont le rêve est d'avoir un enfant. Toutes deux sont infirmières de guerre. Il y a de beaux personnages : le paralysé, le médecin chef, l’amoureux transi qui nous apportent un peu de respiration dans ce monde glauque. Irritant mais passionnant en même temps. Russe, quoi.

dimanche 18 août 2019

Crawl

Interprétation du rêve Crocodile
Crawl d'Alexandre Aja (U.S) ° 1 h 27
Contrat rempli au minimum. Certes Aja sait créer une ambiance anxiogène redoutable au début de son nouveau film avec l'arrivée du cyclone et la descente aux enfers que constitue la cave repère d’alligators affamés. Mais beaucoup trop de situations invraisemblables ( même si le film en est déjà une) nous éloignent de la peur et nous tirent vers la moquerie. (je veux absolument la marque de la cabine de douche qui résiste aux assauts des mâchoires redoutables et coups de queue de nos grosses bêtes plus que n'importe quelles autres obstacles rencontrés). Divertissant.