dimanche 8 janvier 2017

Primaire

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Primaire d'Hélène Angel (Fr) °°° 1h45
Je ne sais pas comment sera perçu ce film par les gens qui ne connaissant pas la classe mais j'ai trouvé que pour une fois l'école était montrée dans sa réalité. Sara Forestier est une professeur des écoles plus vraie que nature. Souvent j'ai croisé de telles personnes qui ne savent pas s'arrêter à temps, qui s'oublient dans leur travail au détriment de tout le reste. Tout sonne juste, la stagiaire qui prend conscience de la difficulté, le rased, les collègues, le directeur, le groupe classe ( les enfants sont vraiment très bons) l'ambiance générale de l'école, le rôle des parents, leur défaillance. J'ai entendu Jean- Marc Lalanne, au "Masque" dire que les enfants étaient trop "mignons"! Où il a vu cela dans le film, qu'il aille déjà affronter ceux-là sans y laisser des plumes ... Sinon, l'histoire d'amour avec Vincent Elbaz est nulle, et le discours devant l'inspecteur ridicule, mais pour le reste chapeau. A voir.

Neruda

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    Neruda de Pablo Larrain (Chili/Fr/Esp) °° 1h48
Biopic différent, étrange, surréaliste et poétique. On suit la cavale du grand poète pourchassé par un policier au nom délicieux " Peluchonneau" à travers tout le Chili. Une traque que suivit tout le peuple chilien qui adorait l'homme. Larrain nous montre d'ailleurs un Neruda pas très sympathique mais charmeur, loufoque, imprévisible et surtout déterminé à provoquer le pouvoir. Son ennemi juré, sous le charme lui aussi, qui lit tous les livres, est le personnage intéressant, pathétique, inquiétant et au final désarmé et bêta . Il commente en voix off comme s'il se regardait lui même agir. Le montage du film est extra. Chaque scène est décortiquée pour nous apparaître en complémentarité, nous offrant des regards différents. Le jeu des acteurs est formidable. Ceci dit, le film est un peu long et des fois notre esprit s'éloigne pour revenir à l'action. Intéressant.

mercredi 4 janvier 2017

American pastoral

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American pastoral d'Ewan Mcgregor (U.S) °° 1h48
Ewan MacGregor adapte Philip Roth. Une vision de l’Amérique période avant et après guerre du Vietnam.  Une famille va exploser pour quantité de raisons. C'est passionnant, émouvant mais la mise en scène ambitieuse est un peu lisse pour un sujet aussi vaste: la guerre, les conflits raciaux, le terrorisme. De toutes les façons les interprétations d'Ewan Mcgregor, Jennifer Connelly (ex miss beauté) et Dakota Fanning ( petite ado révoltée mais piégée dans ses luttes pas toujours belles)  sont formidables et l'émotion est présente tout le long du film, souvent on retient ses larmes. A voir

Passagers

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Passagers de Morten Tyldum (U.S) °° 1h54
Lors d'un vol qui transporte 5000 passagers endormis vers une nouvelle planète le vaisseau percute des astéroïdes qui l'endommagent. Une capsule s'ouvre, Chris Pratt se retrouve seul pour un voyage qui va durer encore 90 ans. Cette première partie est formidable, une réflexion passionnante sur le temps, la solitude, la vie. Son seul contact est un androïde ( Michael Sheen, parfait) à qui il confie ses souffrances d'homme perdu et sa volonté de " réveiller" Aurore (Jennifer Lawrence). Ce qu'il fera et en quelques jours on assiste à une vie amoureuse en accélérer. Après, le film sombre hélas dans le classique absolu sans âme et sans idée. Dommage. Plaisant quand même.

mardi 3 janvier 2017

Fais de beaux rêves

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 Fais de beaux rêves de Marco bellocchio (I) °°° 2 h 10  
Absolument poignant. Massimo est un garçon qui a vécu toute sa vie avec le souvenir de sa mère morte. Une mère qu'il adorait, souriante, aimante. Mais il a toujours su que quelque chose n'était pas tout à fait clair. Petit il hurle sa volonté de voir la morte, ce qu'on lui refuse. Il n'arrive donc pas à se libérer de cette disparition. Grand, devenu journaliste à succès, il est encore pris de crise d'angoisse. C'est un film d'une simplicité tragique. Bellocchio dans une mise en scène absolument magistrale questionne l'intime, passant du passé au présent dans des flash-back d'une évidence absolue et parsème son film  de jolies  madeleines ( Belphegor, Rafaela Carra, Ugo Tognazzi ... ) avec des prises de position politiques discrètes. Une merveille.        

lundi 2 janvier 2017

Hedi

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                                                       Hedi de Mohamed ben Attia (Tunisie) °°°
Hedi futur jeune marié fait sa crise. A l'image de la révolution passée il met lui aussi en cause les traditions, fait voler en éclats le carcan familial, s'émancipe du boulot de commercial chez Peugeot prend enfin le temps de vivre un peu. Hedi c'est Madj Mastoura qu'on voit s'épanouir petit à petit grâce à la rencontre d'une jeune danseuse pour touristes de club. Il a envie de tout faire valdinguer et pourtant tout n'est pas si simple: il y a sa mère étouffante, castratrice qui dirige, ordonne commande; sa fiancée effacée, timide sans aucune envie d'avenir, son frère modèle fictif et sa belle rencontre, libre, drôle, passionnée. Tout cela se mélange et entraîne Hedi sur chemin inconnu, dangereux mais vivant . Le réalisateur réussit à créer un véritable suspense par sa mise en scène subtile. A découvrir

L'ami

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                                                        L' ami de Renaud Fély & Arnaud Louvet (Fr) °°
L'on suit surtout Elie de Cortone, le disciple de François d'Assise qui acceptât un compromis avec le pape pour établir l'ordre des franciscains. C'est Jérémie Renier toujours excellent qui s'y colle. De beaux tableaux , une image soignée, des chants agréables mais somme toute une réflexion un peu faible sur les doutes, la foi, la politique religieuse de l'époque. On ne croit pas beaucoup à l'interprétation d'Elio Germano et de ses frères et on ne comprend pas trop leurs réels souhaits. Curieux.