mercredi 14 septembre 2016

Clash

Afficher l'image d'origineClash de Mohamed Diab (Egypte/Fr)°°° 1h37
Les femmes du bus 678 était déjà un très joli film, Diab en signe un second formidable. Tout se passe dans un fourgon de police où sont enfermés frères musulmans et anti frères. La cohabitation va être difficile. On ne quitte jamais ce lieu clos au cœur du danger mais aussi protecteur dans les émeutes où l'on ne sait pas qui attaque, lance des pierres. On suit principalement l'extérieur par les fenêtres du véhicule. La mise en scène est extraordinaire, de cette contrainte de lieu il en crée un suspense avec une caméra qui tournoie sans cesse. C'est haletant, on a jamais l'impression d'étouffement et l'on apprend à connaître et même peut-être à comprendre  les motivations  de tous les prisonniers du fourgon. Ce film permet, un peu, d'entrevoir un début de compréhension dans  ce conflit, difficile à saisir pour nous européens. Le réalisateur joue sur les préjugés, évite les explications simplistes. On imagine même une possibilité de réconciliation. (Ou pas) A découvrir.

mardi 13 septembre 2016

Fronteras

Afficher l'image d'origineFronteras de Mikel Rueda ( Es) °° 1h 36
C'est un film tellement fait de bons sentiments et de sincérité qu'il est difficile d'en dire du mal. Il mêle militantisme et amourette adolescente digne de "plus belle la vie" avec des méchants et des gentils. Les méchants sont très méchants et les gentils sont très gentils. Solidarité rime avec amour. On peut se poser la question si l'ado n'avait pas été aussi amoureux , aurait-il aidé ce jeune arabe sans papier à survivre? La mise en scène est quelque fois incohérente mais le tout se laisse quand même regarder. Pourquoi pas.

Le fils de Jean


Afficher l'image d'origineLe fils de Jean de Philippe Lioret (Fr) °°° 1h38
Il n'a jamais connu son père. Il apprend par téléphone qu'il vient de mourir , qu'il habite au Québec et qu'il va recevoir de lui un colis. Il apprend qu'il a deux frères; il veut les rencontrer et s'embarque pour Montréal s'en trop savoir ce qu'il adviendra. Voilà le propos simple de ce film, fait de petites touches, de silences, de non dits, d'émotions et de prises de bec quelque fois. On voit vite arriver le coup de théâtre mais les rapports entre les gens sont vraiment réussis. Surtout la fin les adieux à l'aéroport sont tout à fait émouvants et loin de toute sensiblerie. La façon dont Pierre Deladonchamps s'introduit obstinément et presqu'amoureusement dans cette famille ( Les relations ambiguës avec la fille) est remarquablement bien filmée. A voir.

mercredi 7 septembre 2016

Comancheria

Afficher l'image d'origineComancheria de David Mackenzie (U.S) °°° 1h42
C'est une sorte de  nouveau western de facture classique qui se sert du social pour faire avancer l'action. On sait bien évidement la fin de l'histoire donc on s'intéresse surtout aux rapports entre ces deux couples d'hommes qu'ils soient  braqueurs ou flics. C'est un "Robin des bois" qui aurait sauté l'étape de l'honnêteté. Les flics entre deux blagues racistes essaient de tromper leur ennui en partant à la recherche des voleurs. C'est nonchalant, répétitif mais assez passionnant quant aux réactions des témoins de l'histoire ( Serveuse, clients et troupeau de bœufs (le Texan moyen) prêt à dégainer dès qu'il s'en sent autorisé. A voir.

Jeunesse


Afficher l'image d'origineJeunesse de Julien Samani (Fr) °° 1h23
Kevin Azaïs s'embarque sur le Judée pour rompre avec sa vie pourrie. Ils espère voir du pays, confronter sa fougue à l'inconnu. Mais ce bateau est conduit par Jean-François Stevenin, revenu de tout surtout du médiocre et Samir Guesmi qui ne vaut pas plus. On comprend le côté initiatique et poétique du film plus intimiste qu'aventurier mais celui-ci manque de souffle, même si la "bête" est très ciné génique. Pourquoi pas.

mardi 6 septembre 2016

Un petit boulot


Afficher l'image d'origineUn petit boulot de Pascal Chaumeil (Fr) °° 1h36
Film d'humour noir chez des prolos malmenés par la vie, après la fermeture de leurs usines, sauvés par un malfrat sympathique qui leur offre un petit boulot pas ordinaire. L'ouvrier déchu c'est Romain Duris très à l'aise en tueur à gages et le parrain du Nord c'est Michel Blanc hilarant. Pour son dernier film, P. Chaumeil étant mort juste après, réalise un film sans prétention qui vaut surtout par son dialogue. On passe un agréable moment. Notons la prestation d'Alex Lutz bidonnante en chefaillon cynique. Pour le plaisir.

vendredi 2 septembre 2016

Divines

Afficher l'image d'origineDivines de Houba Benyamina (Fr) °°° 1h45
Plus que " clito" c'est "Money" que l'on retient du film. L'argent qui pousse nos deux gamines sympathiques, grandes gueules à agir. Elles ont la tchatche, la rage. Mais par rapport aux autres films sur la banlieue elles ont l'intelligence, le raisonnement, l'envie de sortir de cette merde. Elles savent parler. Que faire quand sa mère alcoolique survit dans un bidonville, ou n'a que la mosquée comme horizon. Aloes on zieute Rebecca, la rebelle, celle qui s'en sort, qui a le monde à ses pieds,, le miroir aux alouettes. La mise en scène est vive, tourbillonnante, simple, moins cérébrale que "Bande de filles" de Sciamma plus collée au quotidien elle maintient l'intérêt jusqu'au bout malgré quelques maladresses vers la fin. Et puis en parallèle Le beau danseur ( Kévin Mischel) l'espoir, la seule issue, sauvées par l'art ? De toutes les façons Oulaya Amamra et Déborah Lukumuena sont tout simplement géniales, l'une n'existant pas sans l'autre. A découvrir.