Toute petite comédie, pas honteuse mais tout à fait prévisible dans le déroulement. Agréable mais sans plus: elle ne vaut surtout que par le jeu d'Alexandra Lamy et Mathilde Seigner ( oui, oui j'en dit du bien, comme quoi tout arrive, elle est formidable en sœur odieuse). Balasko a l'air de bien s'amuser et en fait un peu trop ( c'est lié au dialogue assez pauvre). Ce film fera le bonheur d'un vendredi soir à la télévision.
jeudi 9 juin 2016
Retour chez ma mère
Toute petite comédie, pas honteuse mais tout à fait prévisible dans le déroulement. Agréable mais sans plus: elle ne vaut surtout que par le jeu d'Alexandra Lamy et Mathilde Seigner ( oui, oui j'en dit du bien, comme quoi tout arrive, elle est formidable en sœur odieuse). Balasko a l'air de bien s'amuser et en fait un peu trop ( c'est lié au dialogue assez pauvre). Ce film fera le bonheur d'un vendredi soir à la télévision.
Les chatouilles
C'est un spectacle qui se bonifie au fur et à masure qu'il avance, sur un sujet pas facile à traiter: le viol. Odette, danseuse performante se bat pour se reconstruire en visitant un psy, luttant aussi contre une mère autiste à ses épreuves et contre des démons qui ne cessent de la hanter. Andréa Bescond joue tous les personnages, enchaînant les scènes avec virtuosité, se servant de la danse pour faire partager cette dénonciation nécessaire. Quelques scènes un peu longuettes avec le professeur de danse, au début du spectacle, par exemple n'empêchent pas l'émotion nous envahir. A voir absolument ( Molière 2016)
mercredi 8 juin 2016
Illégitime
Je suis assez partagé sur ce film fauché qui parait-il, est fait que d'une prise par scène. Le sujet est très intéressant, l'amour entre deux jumeaux qui attendent un enfant. Ils font partie d'une famille de fous, eux-mêmes ne sont pas très nets. Le père était anti-avortement sous Ceausescu et c'est avec cette découverte, lors d'un repas, que le film s'ouvre avec une enguelade qui s'éternise un peu trop. Le hic est que je n'ai pas cru en ses personnes là, la mayonnaise pour moi ne prend pas et je ne sais pas trop pourquoi, les acteurs sont bons, la mise en scène plutôt maligne, la caméra très près des corps,qui suit pas à pas les personnages, me semble trop présente, étouffante empêchant l'empathie mais peut-être est-ce fait exprès. Alors faites vous une idée par vous même.
dimanche 5 juin 2016
Le lendemain
Ulrick Munther est un adolescent inquiétant, froid, déterminé sous un aspect d'ange. Il est blond, calme, passif devant la haine des habitants du village où il revient après avoir fait deux ans de prison pour un acte dont on ne saura que peu de chose. C'est tout à fait passionnant grace à une mise en scène d'une maîtrise absolue pour un premier film ( absence de musique, cadrages, scènes qui s'étirent, lumière froide), la tension est présente dès la première image avec rien et elle monte de façon progressive jusqu'aux affrontements finaux. Tous autour de lui le rejettent chacun à sa façon: ses camarades logiquement, mais aussi son père et son frère maladroitement, la proviseure hypocritement sauf une fille courageuse nouvelle dans le village. On parle ici de violence qu'on a tous en nous et qu'on maîtrise plus ou moins bien . A découvrir.
vendredi 3 juin 2016
A war
Le comandant Pedersen ( Pilou Asbaek de Borgen, il y a d'ailleurs beaucoup d'acteurs de la série) est un militaire compétant, humain et fier de diriger sa troupe. Il a peu de mal à déléguer son pouvoir, il a besoin de tout superviser. Quand pris dans une ambuscade il donne l'ordre de bombarder une zone civile, son destin bascule. Il sauve ses soldats mais est accusé de trahison au code de guerre. De retour au Danemark un procès s'en suit. Ce film est d'une rigueur glaçante tout à fait appropriée au sujet, d'un réalisme incroyable, anxiogène à souhait et pourtant la vraie violence loge au tribunal. C'est vrai qu'il faut des règles en temps de guerre mais le comportement du gradé n'est pas vraiment condamnable non plus. Ce film soulève une vraie réflexion sur l'éthique, la morale en temps de guerre. A découvrir.
mercredi 1 juin 2016
Mr. Gaga
Magnifique portrait du chorégraphe israélien Ohad Naharin. Quand on ne connaît rien à rien , c'est toujours un plaisir incroyable de découvrir un univers d'une personnalité forte et géniale. Il a le talent, l'imaginaire et le don de mener ses troupes pour des résultats prodigieux. Sûr, il a aussi un côté hautain, un tantinet méprisant mais c'est souvent le propre des créateurs. On suit sa vie chronologiquement du kibboutz à la gaga dance. On y apprend ses positions face au gouvernement de censures mais il ne se livre vraiment que du bout des lèvres, (inventant même une histoire de jumeau étrange) on plonge principalement dans son monde chorégraphique: il est fascinant, restez jusqu'au bout les dernières danses sont après le générique. A voir.
Apprentice
Film fascinant, un peu hypnotique sur la responsabilité, la faute. Aiman devient pour des raisons mystérieuses apprenti bourreau. Il suit les conseils avisés de celui en place et qui a exécuté son père. On ne saura pas grand chose de plus, se questionnant tout le long du film sur les raisons de ce choix. C'est malin, et ce secret nous travaille. Le garçon vit avec sa sœur qui trimbale aussi une culpabilité forte et qui va choisir la fuite pour s'en sortir plutôt que l'attrait morbide de son frère qui s'enferme dans une impasse. Intéressant.
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