Film qu'il faut voir uniquement pour se vider la tête. Le sujet n'a pas d'intérêt ,celui d'accomplir un rêve: réaliser 8 épreuves aux limites du possible. Édgar Ramirez & Luke Bracey font ce qu'ils peuvent, c'est à dire pas grand chose. De belles images comme on dit.
mercredi 10 février 2016
Point break
Film qu'il faut voir uniquement pour se vider la tête. Le sujet n'a pas d'intérêt ,celui d'accomplir un rêve: réaliser 8 épreuves aux limites du possible. Édgar Ramirez & Luke Bracey font ce qu'ils peuvent, c'est à dire pas grand chose. De belles images comme on dit.
lundi 8 février 2016
Prejudice
Tout d'abord, on pense bien sûr à "The Celebration / Festen" un repas de famille qui tourne aux règlements de compte, mais il s'agit plus ici de percer le mystère autour d'un fils très perturbé. Chaque membre de la famille traine une responsabilité féroce. Le père faible (Arno) , sous l'emprise de sa femme qui est incapable de réagir, la mère castratrice (Nathalie Baye) dont on sent la méchanceté (on ne sait si elle est née de l'exaspération des agissements du fils ou si elle l'a fabriquée dans un jeu malsain), la sœur (Ariane Labed) jalouse de quoi? on ne sait, dure, provocatrice qui ne sait répondre aux assauts du frère et l'autre frère, la star qui se fait attendre qui sévit sans comprendre. Les pièces rajoutées à la famille sont dans la même position que le spectateur, effrayés et curieux. Qu'a subit Cédric ( formidable Thomas Blanchard ) pour être aussi peureux et agressif en même temps? La mise en scène d'Antoine Cuypers est parfaite dans l'approche froide, trouble des problématiques, sans lourdeur et qui prend un malin plaisir à brouiller les pistes. A voir.
dimanche 7 février 2016
Chocolat
N'en déplaise aux esprits chagrins ce film est une vraie réussite même s'il ne révolutionne pas la mise en scène, en tout cas il apporte l'émotion, le plaisir, une vraie jubilation de voir Omar Sy et James Thierrée dans un duo d'acteurs exceptionnel. Footit le clown blanc en fin de carrière rencontre un colosse noir dont il soupçonne le talent comique. Il va le sublimer, le faire devenir la coqueluche du tout Paris, peint par Toulouse Lautrec, filmé par Les Lumière. Mais Rafael Padilla attrapera le syndrome "Molière": jouer les grands auteurs, ce que le public ne voudra jamais. D'où une chute vertigineuse et cruelle. Ce qui est passionnant ici, c'est le regard de l'auteur sur le comique "raciste" de l'époque et la prise de conscience de Chocolat. Adoré du public parce que bousculé, humilié par son partenaire; insupportable de nos jours. On croit complètement à la reconstitution du Paris de 1900. Notons une magnifique distribution : Clotilde Hesme , Alice de Lencquesaing , Noémie Lvovsky, Frédéric Pierrot , Olivier Gourmet ,Olivier Rabourdin. Pour le plaisir.
Les délices de Tokyo
L'on croit d'abord avoir affaire à un des ces films culinaires genre "Les saveurs du palais" ou Le festin de Babette" sauf que Tokue (Kirin Kiki) notre charmante vieille petite fée ne s'intéresse qu'aux haricots rouges, contrairement aux autres héroïnes qui étalaient leurs savoirs. On croit entendre la fable, le conte, il était une fois ... Et puis petit à petit la réalisatrice nous parle d'autre chose, du malaise des japonais face à la maladie, face à leur passé, à l'intégration des gens différents quelque soit leur handicap, physique ou social, les tabous, le "qu'en dira-t'on" si important au pays du soleil levant. Les rapports entre le marchand de dorayakis, cette mamie lépreuse et la jeune fille en marge nous bouleversent. Les cerisiers blancs pour une fois ne sont pas là que pour faire joli. Un film mélancolique mais plein d'espoir et de vie. A découvrir.
vendredi 5 février 2016
Les saisons
Si l'on aime les documentaires animaliers celui-ci allie prouesses techniques et une certaine poésie. Les réalisateurs ont procédé pour l'approche au plus près des animaux d" imprégnations" longues mais efficaces, d'utilisation de drones qui donnent des images inhabituelles et magiques. C'est un exploit mais il faut apprécier la nature et le discours écologique pour savourer pleinement ces images splendides.
mercredi 3 février 2016
Anomalisa
Original, c'est sûr, ce rêve ou cauchemar, on ne sait, peut séduire. Certes il y a des moments très forts dans cette nuit sans fin entre un conférencier en téléphonie et une petite femme boulotte. Une animation pour adulte ce n'est pas si fréquent. Cela ressemble beaucoup à "Lost in translation" mais sans la chair, il dénonce une certaine société, le couple, la solitude, la réussite sociale, la famille, l'uniformité du monde soulignée par les masques identiques et les voix toutes masculines mais trop de partis pris nuisent un peu au projet, on s'interroge sur tout. La scène d'amour par contre est vraiment géante et si tout avait été aussi réussi, quel film cela aurait donné... Donc, rare, intéressant, sophistiqué, oppressant. Découvrez-le.
mardi 2 février 2016
45 ans
Le sujet du film fait qu'on hésite un peu et puis on se rappelle que Haigh avait fait le formidable "Week-end" alors on y va. On ne le regrette pas, c'est un film cruel qui joue sue l'amour propre des gens. Trop honnête ou inconscient, on se le demande quand Geoff répond Oui à la question pas si innocente de Katya dans le lit un matin: Aurait-il épousé la femme de la photo si elle n'était pas morte en montagne jadis ? Son univers s'écroule, elle efface petit à petit sa vie commune et s'enferme dans une lutte irraisonnée contre elle même. On gardera ce regard haineux, désespéré, qui clos le film, longtemps en nous . Notons que Charlotte Rampling pour ce rôle est nommé aux Oscar. A voir.
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