mercredi 26 août 2026

The Dog Stars

 

The Dog Stars de Ridley Scott (U.S) °° 1 h 59

Bien sûr cela fait un épisode de plus dans la longue liste des films postapocalyptiques, après "Last of us" , "The walking dead, " La route" etc... on retrouve ici des actions déjà vues, l'aéroport lieu miracle, l'attaque zombique...  mais Scott a un vrai talent de narration et rend hommage à ce genre de cinéma en y apportant sa pierre. Film sombre où la violence n'est pas que le cœur du récit, où l'on réfléchit sur le mode de vie le plus cool, seul ou mal accompagné? Et pourquoi pas être sauvé par l'amour. La fin mennonite est de trop, dommage parce que Jacob Elordi (beau gosse vraiment touchant dans sa mélancolie à bord de son avion comme  une échappatoire au malheur)  Josh Brolin, Guy Pearce et Margaret Qualley sont tous très bien. Pourquoi pas.

Le guide du parfait gentleman assassin

 
Le guide du parfait gentleman assassin (Théâtre de Palais royal) °°°

de Freedman (livret) & Lutvak (Musique) adapté par Stéphane Lapporte et brillamment mis en scène par Virginie Lemoine. 

D'après le roman de Roy Horniman. On passe un excellent moment avec cette comédie musicale qui rappelle "Le noir de va si bien"  Pacôme-Le poulain, où la mort est sujet à rire. Nous sommes à Londres en 1906, un jeune homme sans le sou apprend par hasard qu'il pourrait être l'héritier de riches nobles qui ont, jadis, brutalisé sa mère. Mais huit autres héritiers le précèdent, il va méthodiquement les éliminer un par un. La mise en scène très inventif, efficace et réussie fait beaucoup pour la pièce avec bien sûr le talent des acteurs Gaëtan Borg (Les funambules, 31, Exit, super chanteur) et surtout Benoît Cauden hilarant dans tous les rôles de le riche famille ( moliérisé avec "Les producteurs" de Michalik). A voir en étant mieux placés que nous.



mardi 25 août 2026

 

La bande dessinée parle cash (Musée de la monnaie) °°°

Très belle et intéressante expo au musée de la monnaie quand la BD parle argent, flouze, oseille, pognon, trésor, aventuriers, voleurs (euses) épargnants (avares), milliardaires, joueurs (euses), faussaires, et de la pierre philosophale. J'ai beaucoup aimé. dépêchez-vous elle finit bientôt.

samedi 22 août 2026

True detective (saison 4)

 

True detective de Nic Pizzolatto (U.S) °° saison 4 , 6 épisodes.

En Alaska, deux femmes détectives enquêtent sur la mort de 8 scientifiques qui travaillaient dans une station de recherche arctique de Tsalal. Récit intime avec une Jodie Foster austère qui fleurte avec le fantastique. C'est assez étouffant, ça manque pas mal de nuance dans le récit. Il faut attendre la fin pour trouver un peu de cohérence entre vieilles histoires personnelles, enquête actuelle, croyances religieuses et vie sociale compliquée qu'implique le lieu du drame. Pourquoi pas.

Oklahoma honey

 

Oklahoma honey de Andrew Patterson (U.S) °°° 2 H 18

En voilà une surprise qu'elle est super bonne! McConaughey ( que j'apprécie moyen d'habitude) revient ressuscité en apiculteur amateur de bluegrass et il est formidable. La première heure est à pisser de rire, d'un humour noir certes mais qui fait tellement de bien. ( la fonte du miel et l'aventure dans le collège on n'est pas près de les oublier). Et puis il y a de beaux moments de poésie simple: le concert improvisé du parking, les abeilles sur le bras de Matthew, un repas entre amis jusqu'au coup de théâtre et le vol des ruches, là, le ton change et on s'embarque dans un thriller sanglant tout aussi passionnant avec une jeune amérindienne Angelina Lookingglass parfaite. C'est un ovni risqué , inventif, maîtrisé, bref du plaisir à revendre. A voir.

mercredi 19 août 2026

Adya et Otto van Rees

 

Adya et Otto van Rees (Musée Montmartre) °°° 

Très belle expo sur des artistes néerlandais inconnus (de moi) qui ont tout partagé: l'amour bien sûr, la peinture, de début des avant-gardes: divisionnisme, cloisonnisme, cubisme etc... avec un retour au réalisme, les deuils aussi ( ils ont perdu leur première fille dans un accident de train). Couple romanesque qui essaie de s'affranchir des codes bourgeois en s'installant dans une maison sans confort, recevant toute l'intelligentsia de l'époque vers Fontainebleau mais aussi à Montmartre au bateau-lavoir. Ils cultiveront leur propre style, en changeant souvent, en expérimentant passant du paysage postimpressionniste au collage, la broderie, la sculpture. Une belle vie artistique réussie.

Fjord

 

Fjord de Cristian Mungiu (Fr/Nor/Rou) °°° 2 H 26

Dérangeant donc passionnant. En Norvège une famille d'origine roumaine perd la garde de ses enfants après un signalement. Certes on peut reprocher au film une sorte de parti pris plutôt favorable à la famille mais je pense que le réalisateur loin de vouloir critiquer le système de protection de l'enfance norvégien met plutôt en exergue la radicalisation systémique de celui-ci. Ce film n'est pas aimable, il tiraille, il trouble le spectateur que nous sommes, il questionne et ça fait du bien. Choc des cultures. Selon son "camp" elle sert ou dessert l'un comme l'autre. Religion, laïcité, vie privée, protection de mineurs , tout y est. Doit-on enquêter puis selon sévir, ou sévir et prendre le temps d'une enquête? Ici ce qui pose problème, c'est la rapidité des sanctions et l'engrenage des choses qui bloquent tout dialogue. D'ailleurs on n'entend jamais la parole des enfants, ni leur souhait. Les mesures de précautions pour le bien de ceux-ci ne vont-elles pas dans le sens opposé, plutôt inhumaines? Faut dire que la représentante de l'assistance sociale n'est pas piquée des hannetons, c'est une sorte de gorgone sans âme, un brin caricatural mais bon, en tant qu'enseignant ( chez nous la démarche est totalement différente) j'ai vu des personnes qui ayant un petit pouvoir se comporter presque pareil. Bref un film à voir absolument ( le casting est parfait) pour en discuter dans nos chaumières.