Le premier homme d'après Camus ( Théâtre de La Reine blanche) °°
samedi 6 juin 2026
Le premier homme
The boroughs
The boroughs: retraite tranquille de Jeffrey Addiss & Well Matthews (U.S) °° 1 saison, 8 épisodes
C'est la même chose que "Stranger Things" avec des papys et mamies mais en mieux parce que moins dans le délire visuel et effets spéciaux nullos. On est en Ehpad ou plutôt dans un village pour personnes âgées construit par des gens immortels qui nourrissent une "chose" avec leur jus de cerveaux, pour le rester, immortels. Sur le papier ça fait pas sérieux, en regardant le film non plus mais les acteurs sont bons et c'est plutôt amusant avec un semblant de réflexion sur la mort, la vieillesse, et le temps qui passe et qui n'est plus. Pourquoi pas.
Le virtuose
Le virtuose de Daniel Roher (U.S) °°° 1 H 49
Film de braquage différent des autres par la sobriété des actions. Là, où il y aurait des fusillades, des courses poursuites insupportables, on nous montre un jeune homme sensible (Leo Woodall très sexy) à l'oreille absolue mais hypersensible aux bruits jusqu'à la douleur si celui-ci est trop fort. Finalement ce n'est que pour rendre servir qu'il devient forceur de coffres forts, pour aider Dustin Hoffman, son patron, à payer sa note d'hôpital, entre autre. Polar "doux" qui nous braque gentiment. A voir.
vendredi 5 juin 2026
Toutes mes sœurs
Toutes mes sœurs de Massoud Bakhshi (Iran) ° 1 H 18
Bien sûr l'entreprise est louable: filmer et regarder grandir, pendant 18 ans, deux petites filles plus ou moins cloitrées dans l'Iran d'aujourd'hui. Cela aurait pu être un témoignage formidable s'il y avait eu un minimum à raconter. Les visages des femmes sont évités, les hommes invisibles, les petites vite voilées pour respecter l'usage et à l'école est une petite ouverture vers l'extérieur. Mais quoi d'autre ? Rien ou si peu. On est de tout cœur avec un peuple iranien, avec les femmes surtout mais ce documentaire ne vaut que par l'interdit qui rode sinon...
jeudi 4 juin 2026
Santa
Santa de Tristan Carné (Bruxelles) °°°° 1 H 45
Un concert époustouflant avec un public belge plus que parfait pour une artiste généreuse, audacieuse qui donne tout , tout le temps. C'est du jamais vu, quasiment en permanence perchée dans les airs, sur son piano ou harnachée survolant le public ravi, traversant celui-ci en pleine communion. Beaucoup de tableaux quasi christiques et une voix incroyable. Comment fait-elle pour bouger autant, sauter, virevolter et chanter aussi bien en même temps? C'est une très belle artiste qui fera une immense carrière; elle en a le talent, l'envie et l'on sent qu'elle adore les gens, sa munificence prévaut.
The plague
The plague de Charlie Polinger (U.S) °°° 1 H 35
Dérangeant. Un camp d'été avec des préados qui imaginent au quotidien des jeux cruels, humiliants, dégradants sur un enfant différent. Ils sont à baffer, vraiment antipathiques et pourtant on imagine parfaitement que c'est la réalité dans bien des cas. Cela m'a rappelé trois années sur les sept que j'ai passé en internat, ces jeux de pouvoir, de bande, de petit chefaillon qui peuvent rendre infernal la vie dans une souffrance intolérable. Mais ce qui est remarquable, ici, c'est la mise en scène qui utilise les lieux comme une arme anxiogène: les couloirs, les vestiaires, les barres de lit des dortoirs, les stores de fenêtres, les angles des murs .. La première scène de plongeons dans la piscine où se déroule principalement l'action est une merveille. A voir.
mercredi 3 juin 2026
Le garçon qui faisait danser les collines
Le garçon qui faisait danser les collines de Georgi M. Unkovski (Macédoine/Serbie/ Croatie/Tchéquie) °° 1 H 39
Chez les Yörük de Macédoine, un jeune berger ( obligé par son père , il préfèrerait étudier) trouve sa voisine très jolie mais celle-ci doit se marier bientôt à un autre, contre sa volonté elle aussi . Ils vont s'émanciper tous les deux grâce à la musique. Le début est assez convenu, mais petit à petit , on va s'attacher à Ahmet et surtout à son petit frère devenu muet depuis la mort de leur mère. Ce conflit entre tradition et modernité est conté avec humour, cf les moutons à la rave partie, ou le groupe de femmes sous un arbre qui commente la vie. Un premier film prometteur.