samedi 11 novembre 2023

Polar park

 

Polar Park de Gérald Hustache-Mathieu (Fr) °°° 1 saison, 6 épisodes Arte

Quel bonheur de retrouver Guillaume Gouix ( toujours aussi craquant) et Jean-Paul Rouve à Mouthe dans le Jura, après "Poupoupidou", pour de nouvelles aventures, en série cette fois. David Rousseau, écrivain de thrillers à succès reçoit un mystérieux message de la part d'un moine qui va l'amener à revenir dans sa ville natale ( la plus froide de France). Une série de meurtres "artistiques" ( comme dans l'art du crime) y sont commis et avec l'adjudant Louvetot ils vont mener une enquête pleine de rebondissements. C'est légèrement décalé, très prenant avec un côté poétique ( du à la neige qui nous fait penser au noir et blanc des policiers d'antan) et peuplé d'excellents comédiens ( Olivier Rabourdin, Feodor Atkine, India hair, Pierre Lottin, Firmine Richard, Soliane Moisset et le choupinou Adel Djemai). A voir.

vendredi 10 novembre 2023

ça tourne àSéoul

 

ça tourne à Séoul de Kim Jee-Woon (Corée) °° 2 h 15

Comment un réalisateur se joue de la censure pour réaliser, enfin, un film qui lui ressemble. Réjouissant mais beaucoup trop long, encore une fois. Et c'est vraiment dommage parce qu'il y a beaucoup de scènes vraiment réussies et drolatiques dans un rythme survolté, mais soutenu. Un film qui filme un film qui  etc... l'ambiance du tournage est excellemment montrée, les comédiens s'amusent beaucoup, nous aussi et c'est le principal. En tout cas la mise en scène est formidable, truffée de références, de plans somptueux et même expliqués puisque repris, mais le film s'étire. S'il vous plait revenez à des durées raisonnables. A voir.

jeudi 9 novembre 2023

Monsieur le Maire

 

Monsieur le Maire de Karine Blanc & Michel Tavares (Fr) °° 1 h 42       

Une comédie cousue de fil blanc, sans réelle mise en scène mais qui fait du bien. Tirée d'un fait divers cette fable montagnarde séduit par sa générosité et le jeu de ses acteurs Clovis Cornillac et Eye Haïdara. Un maire confronté à la désertification de sa commune accepte d'héberger des femmes isolées avec enfants dans un ancien commissariat restauré pour éviter la fermeture de l'école. Très sympa et pas si nunuche que ça. Ces films ont le mérite de faire oublier ceux qui nous ennuient de prétention, c'est déjà ça même si on sait que ce ne sont pas de grands films. Pour un dimanche soir pluvieux.

mercredi 8 novembre 2023

Macbeth Underworld

 

Macbeth underworld de Pascal Dusapin (Opéra comique) ° 2 H 00

Mis en scène par Thomas Jolly. Quand on sait, dès les premières notes, que la soirée va être très longue. Le merveilleux décors et le talent des interprètes ne sauveront pas ( à mes yeux bien sûr) cet Opéra dont ne comprend rien; le livret est d'un abscons absolu. A-t-on besoin d'écrire aussi débilement pour qu'une œuvre soit prise en sérieux ? J'avais pourtant relu un résumé de la pièce quelques jours avant et je ne suis pas arrivé à y entrer et la musique ne possède aucune ligne mélodique à la quelle se raccrocher. Mais au salut, des gens ( à moitié endormis pendant le spectacle) applaudissaient à tout rompre. Donc pour public averti, intelligent, connaisseur ou hypocrite. 


La passion de Dodin Bouffant

 

La passion de Dodin Bouffant de Tràn Anh Hùng (Fr) ¤ 2 h 14

Assommant. Que ce film est obtenu le prix de la mise en scène à Cannes reste un mystère mais qu'il représente la France pour l'Oscar dépasse l'entendement. Long, très long, répétitif, sans enjeu, contrairement au "Festin de Babet", avec des dialogues empesés, théâtraux on s'ennuie ferme et même les plats qui défilent et nous mettent l'eau à la bouche au début, nous pèsent sur l'estomac à la fin. Et ces discours pseudo philosophiques frisent le ridicule. Un tantinet indigeste. Si vous avez de l'appétit

mardi 7 novembre 2023

The old oak

 

The old oak de Ken Loach (G.B/Fr) °°° 1 H 53

On se dit presque encore un Loach, et puis on ressort ému aux larmes, encore une fois, par tant de sincérité et de générosité. Peut-être son dernier à 87 ans, alors ce vieux chêne donne tout son amour en l'humanité parce qu'il y croit malgré les difficultés. Encore un combat, contre le racisme, la bêtise, la petitesse des gens d'un village confrontés à la volonté de quelques uns, à accueillir dignement des réfugiés syriens qui ont tout perdu mais dont on jalouse le peu qu'on leur donne. Un café, un refuge pour plus malheureux encore, un espoir, un lieu d'amitié. Sensible et beau sans fioriture larmoyante. A voir.

lundi 6 novembre 2023

L'enlèvement

 

L'enlèvement de Marco Bellocchio (I) °° 2 H 15

Décidément l'église m'étonnera toujours, toujours une stupidité à accomplir: cette fois-ci le pape Pie IX décide d'enlever un enfant juif à ses parents sous prétexte qu'il aurait été baptisé par sa nourrice en secret 6 ans plus tôt dans l'idée de le sauver d'une mort certaine car malade. ( ce qu'il faudra encore prouver au tribunal) Bellocchio s'attaque à l'institution avec férocité. Le pape est montré sous un aspect assez cruel dans sa démarche à s'approprier l'enfant qui deviendra catholique, après un lavage de cerveau en règle. Une très jolie mise en scène somme toute classique mais loin d'être académique avec de très beaux moments ( les deux robes cachettes, le rêve du pape, celui de l'enfant ...) dans un monde en changement annonciateur de la révolution et d'unification italienne. A voir.