mercredi 9 novembre 2022

Close

 

Close de Lukas Dhont (Bel) °°° 1 H 45

Henri Tachan chantait "entre l'amour et l'amitié, il n'y a qu'un lit de différence" et quand les autres viennent aussi y mettre leur nez, cela vire forcément au vinaigre. Ce film est une très belle chronique sur une amitié amoureuse, magnifiquement filmée ( depuis quand la joliesse est-elle un défaut?) Contrairement à ce qui a été dit, Lukas Dhont évite pas mal de pièges: déjà il fonce tête baissée dans le sujet sans détours, et quand le drame arrive ( puisque drame il y a) il évite tous dialogues explicatifs, visages en larmes et tout le tintouin habituel . Bien sûr c'est un mélo, et alors on adore Douglas Sirk, pourquoi on ne pourrait pas verser sa petite larme ici? Les deux comédiens sont formidables Eden Dambrine et Gustav De Waele. Et encore une fois j'affirme qu'Emilie Dequenne est l'une des meilleures comédiennes qui soit. Bouleversant. A voir absolument, même si le grand prix à Cannes est un peu exagéré.

mardi 8 novembre 2022

Jacky Caillou

 

Jacquy Caillou de Lucas Delangle (Fr) °° 1 H 32

Dans les Alpes de haute Provence. Un jeune garçon et sa grand-mère magnétiseuse reçoivent une jeune fille qui a une étrange tache dans le dos. Les médecins ne peuvent rien pour soulager sa souffrance. Celui-ci en tombe amoureux et à la mort de sa grand-mère, essaie de guérir à son tour. Le film interroge, puis séduit dans la durée jusqu'à fleurter avec le surnaturel. Pourquoi pas.

Le cabinet de curiosités



Le cabinet de curiosités  d'après une idée de Guillermo del Toro, ( U.S) ¤ , 1 saison, 8 épisodes avec 8 réalisateurs différents.

Vraiment très déçu par ses petits films d'une heure où le l'on ne retrouve pas la magie de la "cinquième dimension" ou des "contes de la crypte "Rien ne fonctionne ni la présentation du réalisateur, ni les mises en scènes, lourdingues, sans imagination. Peut-être que d'avoir des moyens techniques empêchent les trouvailles et les émotions. Gros bof.

lundi 7 novembre 2022

X

 

X de Ti West (U.S) °°° 1 h 45

A la façon "Massacre à la tronçonneuse (sans tronçonneuse)" ou la "colline a des yeux" ce fil hyper malin joue avec tous les stéréotypes du genre: un tournage de film porno dans les décors idylliques de campagne qui tourne à l'horreur. Les acteurs sont bêtes à manger du foin, les hôtes vieux, méchants et frustrés se feront un plaisir de dégommer tout ça. Mais surtout c'est une réflexion très intéressante (et marrante) sur la vieillesse. Autant on regarde joyeusement se faire charcuter tout ce petit monde, autant on a du mal à voir deux vieux faire l'amour ou une vieille, ne serait-ce, caresser la peau jeune d'une jeune fille. Et surtout c'est finalement très bien mené, le réalisateur prenant son temps, s'amusant à nous donner ce qu'on attend au moment où on l'attend , contrairement aux autres films d'horreur où la surprise est de règle. Inventif. 

vendredi 4 novembre 2022

Le serment de Pamfir

 

Le serment de Pamfir de Dmytro Sukholytkyy-Sobchuk (Uk/Fr/Pol/Chi) °°° 1 H 42

Magnifique. Le même sujet que RMN: un père revient de Pologne dans son village natal où jadis il faisait de la contrebande. On se dit : j'y vais, j'y vais pas et puis un nouveau choc. Comme il y a eu une série extraordinaire de films iraniens, on a une série de même qualité ukrainienne. Ici c'est beaucoup moins glauque parce qu'il y a régulièrement une échappatoire, un sourire, une aide immédiatement contrebalancée par une saloperie, une trahison. La mise en scène est formidable jouant sur les travelings, la photo, la lumière. L'ambiance carnavalesque de la fin, un petit bijou. Oleksandr Yatsentyuk, force de la nature, animal, habité, crève l'écran. A voir absolument.

jeudi 3 novembre 2022

Les papillons noirs

 

Les papillons noirs de Olivier Abbou & Bruno Merle (Fr) ° Arte, 1 saison, 6 épisodes. Netflix

Trop, c'est trop: trop invraisemblable, tirée par les cheveux cette série avec un casting pourtant exceptionnel: Nicolas Duvauchelle, Niels Arestrup, Brigitte Catillon, Lola Creton, Axel Granberger, Alysée Costes... On a du mal à entrer dans l'histoire un peu artificielle, puis celle-ci est très complaisante avec les scènes de violences nombreuses et les revirements  nombreux achèvent notre envie d'adhérer. Cela rappelle le "Serpent", avec Tahar Rahim,  en moins bien. Bof.



Harka

 

Harka de Lotfy Nathan (Fr/Tunisie) °° 1 H 27

Ali survit, solitaire, dans une Tunisie dévastée par le chômage et la corruption. Il habite sur un chantier abandonné, deale de l'essence, se fait exploiter par son patron, prend des risques. A la mort de son père il revient chez lui où il doit s'occuper de deux sœurs et rembourser une dette du défunt. L'injustice et la corruption sont le véritable sujet du film très bien mené et joué par un acteur (Adam Bessa) tout en colère retenue, fiévreux et qui va exploser en plein vol tant la situation deviendra insupportable. A voir.