Ce grand mélo est la bonne surprise du mois. Trois histoires pour dénoncer les injustices principales de l'Inde: les femmes victimes du machisme et des castes, la corruption, à tous les étages, qui mine tout et rend les gens immoraux acculés par le chantage et la misère omniprésente. C'est l'Inde moderne, à Bénarès ( Vanarasi) dont on ne voit que les rives du Gange et pas les ruelles immondes, chacun à son portable, son ordinateur mais se heurte aux murs des traditions, des castes, du quand dira t'on, entre archaïsme et modernité. Ce sont les thèmes du film bollywoodien mais sans les chansons, les danses. Des scènes bouleversantes avec des acteurs très bien choisis, Richa Chadda, Sanjay Mishra et le beau Vicky Chadda. A découvrir.
lundi 6 juillet 2015
Masaan
Ce grand mélo est la bonne surprise du mois. Trois histoires pour dénoncer les injustices principales de l'Inde: les femmes victimes du machisme et des castes, la corruption, à tous les étages, qui mine tout et rend les gens immoraux acculés par le chantage et la misère omniprésente. C'est l'Inde moderne, à Bénarès ( Vanarasi) dont on ne voit que les rives du Gange et pas les ruelles immondes, chacun à son portable, son ordinateur mais se heurte aux murs des traditions, des castes, du quand dira t'on, entre archaïsme et modernité. Ce sont les thèmes du film bollywoodien mais sans les chansons, les danses. Des scènes bouleversantes avec des acteurs très bien choisis, Richa Chadda, Sanjay Mishra et le beau Vicky Chadda. A découvrir.
Fantasia
Grosse déception avec ce film du réalisateur de l'Orphelin d'Anyang. Il campe un décors glauque, pollué sans échappatoire et il veut montrer la misère absolue, alors le père est leucémique, la mère fait douze petits boulots, la fille adoptive se prostitue, la fils sèche l'école Stop ! ça suffit on a compris. De plus il ponctue son film par quelques images esthétisantes inutiles. On n'arrive pas s'émouvoir vraiment tant les ficelles sont grosses. Dommage.
dimanche 5 juillet 2015
Love and Mercy
Encore un biopic, stop! Non, courez voir cette histoire de Brian Wilson parce que c'est formidable. Ce n'est pas la vie d'une personnalité que l'on suit de sa naissance jusqu'à la fin, c'est autre chose. La mise en scène est inventive, maligne, l'idée de deux Brian est brillante: Paul Dano est le jeune Wilson, créatif, dingo, testeur de drogues qui s'enferme pour créer plutôt que de faire des tournées avec ses frères et de profiter du succès et qui devient un magicien avec ses musiciens. John Cusack est le "vieux" emprisonné par un Psy gourou qui le bourre de cachetons et le tue doucement avec un sadisme incroyable. Elizabeth Banks joue à merveille, Mélinda, la vendeuse de voiture bimbo qui se révélera être l'incroyable chance du chanteur. La reconstitution des années 60 est formidable, mais ne pensez pas trouver ici des surfeurs torse nus qui dansent sur des musiques endiablées, ce film est triste, mélancolique, délicat et ne ressemble en rien aux autres biopics. Vamos a la playa. Vite ....
Le retour de Fabiola
Comment réussir son retour au village de son enfance quand on a eu une vie d'actrice porno à la capitale Santiago ? Elle veut oublier, repartir à zéro mais tout et chacun fera son possible pour lui rendre la tâche impossible. D'abord son père, veuf, dépassé puis sa sœur fausse aigrie les habitants qui la côtoient pour de mauvaises raisons ( curiosité malsaine, fantasmes sexuels de par ses films...) mais Fabiola a du caractère, sait souvent se protéger, elle ne peut tout simplement pas lutter contre le nombre et la bêtise. Elle est trop démolie pour cela malgré sa force et son courage. A découvrir.
samedi 4 juillet 2015
Tale of tales
Elle pourrait vite sombrer dans le ridicule cette adaptation de Basile l'ancêtre auteur des contes de notre enfance écrit au XXVII siècle, des fois, elle en est à la limite. Il y a des créatures monstrueuses marines ou terrestres assez réussies ma foi, même s'il faut un temps pour s'y faire et puis tous les personnages des contes: ogre, rois, reines, princesses et sorcières avec des histoires abracadabrantesques qu'on aime. Des acteurs qui ont l'air de bien s'amuser. Nous on les suit dans leurs délires de deux heures. Et pourtant le choix de la langue anglaise et d'acteurs internationaux est dommageable. C'était le film idéal pour revisiter le cinéma de Pasolini, avec des gueules inconnues et la musique des mots italiens qui va bien avec. Mais le film se regarde et j'ai, même eu, pour la première fois un petit faible pour une puce.... A découvrir, ou pas .
vendredi 3 juillet 2015
Mezzanotte
Davide pour fuir un père brutal plonge dans les bas-fonds de Catane. Dédié à Jean Genet, on pense à l'homme blessé de Patrice Chéreau, plus qu'à d'autres films dont l'auteur se réfère. Sans complaisance, âpre, dur avec son héros androgyne - pas très aimable d'ailleurs- confronté à la rue, Riso nous bouleverse souvent avec une galerie de prostitués assez délirants et pathétiques. Il n'évite cependant pas quelques clichés un peu lourdingues mais ce film est à découvrir.
mercredi 1 juillet 2015
La bataille de la montagne du tigre
Par le réalisateur de Detective Dee. On entre dans le film pas immédiatement, il faut l'apprivoiser, se retrouver dans ses nombreux personnages. Qui est qui, qui fait quoi, qui est avec qui ? Une fois digérée, l'intrigue est passionnante, à la manière de Sergio Leone mais avec des cascades fulgurantes, des explosions infernales, une pêche d'enfer. Chaque personnage est travaillé, donc intéressant: accoutrés façon théâtre horrifique dans des décors à la Tolkien pour les méchants et lisses mais plaisants pour les gentils. Tiré d'un fait réel, il est à la fois à la gloire de la chine mais critique sur le fanatisme que ce genre de faits peut engendrer. La scène d'après générique le prouve et montre aussi l'excès que Tsui Hark a su éviter.
Inscription à :
Articles (Atom)