mercredi 12 novembre 2014

Quand vient la nuit

  Quand vient la nuit de Michaël R. Roskam ( U.S) °°°
Bob est barman, un simple barman mais dans un lieu qui sert à blanchir l'argent de la mafia du coin. Evidemment c'est moins facile d'être cool, et de se tenir à distance. Et Bob adopte un adorable chien pitbull trouvé dans une poubelle qui a appartenu à un sale type assassin qui veut le récupérer pour passer ses humeurs dessus. Et puis Bob tombe amoureux de l'ex de celui-ci, ça fait beaucoup. Et Bob enfin, est l'employé de son cousin, un gars pas tout à fait réglo. Roskam adapte Dennis Lahane et réussit à distiller une atmosphère douce, glauque mais terriblement anxiogène. La mise en scène est parfaite évitant tous les poncifs du genre mais surtout servi par un acteur formidable Tom Hardy. A voir.

mardi 11 novembre 2014

Chambre froide

Chambre froide de Michele Lowe ( Pépinière) mise en scène Sally Micaleff °°
Trois femmes qui se réunissent tous les mois pour des raisons tout à fait détestables se découvrent un soir dans une situation qui pourrait résoudre radicalement leur problèmes graves de couple: leurs trois maris sont enfermés par accident dans une chambre froide ! Très beau trio que constituent, Pascale Arbillot, Anne Charrier et Valérie Karsenti , elles ont le sens du rythme, de la rupture, passent d'une situation grave à un éclat de rire tout en finesse. On rentre assez doucement dans l'histoire mais une fois installée on apprécie le spectacle. A voir.

Interstellar

  Interstellar de Christopher Nolan (U.S) ¤
2 h 50 ! Et pourquoi tant de temps ? Que nous raconte ce film ? Rien ou quasiment. Pour moi, cette philosophie est de la pâtée pour chat. Je crois que je ne suis pas fait pour ces grands westerns genre "Gravity" . Pourtant il commençait vraiment bien: un immense nuage de poussière qui balaie la campagne américaine et qui la jette dans une étrange attente d'une catastrophe imminente et puis plus rien. Le vide sidéral , sans jeu de mot. Quelques belles images pour donner le change, des comédiens connus qui n'ont pas grand chose à défendre, et une logorrhée spirituo-métaphysico-débile. A éviter. ( Lilting, Mommy, Felicidad, 71 sont toujours à l'affiche par exemple).

samedi 8 novembre 2014

De l'autre côté du mur

 De l'autre côté du mur de Christian Schwochow (All) °°°
Vu l'accueil que l'on réserve à cette veuve de scientifique est-allemand une fois passée le mur, il est normal que la paranoïa s'installe. Elle, qui a vécu déjà tellement d'interrogatoires qu'on devine vraiment durs vu le dernier qu'elle subit à la frontière ( Cette scène est importante et l'humiliation qu'elle vit perdurera par la suite) ne peut que dégénérer dans le malaise de ce refuge aux allures de prison. Un pensionnaire soupçonné d'être un mouchard y survit depuis deux ans ( Alexander Scheer touchant) On se demande comment tout ça va finir. Le réalisateur a réussi à créer une atmosphère pesante qui plombe et interroge. A voir parce que "l'après" n'a jamais été abordé.

mercredi 5 novembre 2014

' 71

 ' 71 de Yann Demange (G.B) °°°
1971, c'est l'année, on est en pleine guerre entre l'anglais et irlandais du Nord. Yann Demange nous offre un film qui est le contraire des films du genre, assez froid, antihéroïque, peuplé d 'acteurs dont on ne sait plus dans quel camp ils appartiennent ce qui ajoute à la confusion de nos sentiments et qui prouve que ces tensions étaient ridicules. Il y mêle des enfants paumés ou perturbés par leur passé, des familles prises dans l'action par hasard, des colabos louches et surtout aucune explication sur le pourquoi du comment. C'est haletant, passionnant, déroutant, intense, assez dur: finalement on s'accroche à la seule problématique qu'on nous offre le soldat Gary échappera-t-il à la mort? A voir pour le pathétique de la situation.

Une nouvelle amie

  Une nouvelle amie de François Ozon (Fr) °°
Tout est parfait dans ce film, l'interprétation déjà de Romains Duris, visage en gros plan, les larmes prêtes à couler de ses yeux joliment, maquillés qui se métamorphose jamais ridicule, Anaïs Demoustier, l'amie qui écoute, qui comprend, le sujet, surprenant, décalé, peu traité au cinéma, à part par quelques films lourdingues, la mise en scène qui se joue de nous de chausse-trappe en surprises et pourtant quelque chose ne fonctionne pas vraiment, mais quoi ? Je n'ai pas encore trouvé, peut-être trop lisse, une utopie qu'on imagine irréaliste et qui le devient. Voilà c'est sans doute plus un conte auquel on a envie de croire , auquel on s'oblige à croire un peu, en vain. A voir de toutes les façons.

samedi 1 novembre 2014

Samba

   Samba d'Olivier Nakache & Eric Tolenado (Fr) °°
Après un début réussi vraiment drôle, le film flirte sur les bons sentiments et nous offre une fin pas terrible. Il n'empêche qu'on passe un très bon moment. Cette histoire pas tout à fait scénarisée est servie par de bons comédiens. On aurait aimé que les auteurs restent sur le côté caustique, décalé, un peu documentaire du début, le sujet s'y prêtait. Je suis sûr qu'on peut lier générosité, tendresse et dénonciation des situations des sans-papiers avec un humour plus grinçant en comptant sur l'intelligence du spectateur. Pourquoi pas.