vendredi 13 mars 2026

Orphelin

  

Orphelin de Làszlò Nemes (Hongrie/Fr) °° 2 H 13

On retrouve ici, la façon de filmer de Nemes du "Fils de Saul": les errances dans les rues, les couloirs, les lieux sombres, glauques, détruits, dangereux, par un garçon de 10 ans, obsédé par la disparition (ou la mort) de son père à qui il voue un culte déraisonné. Débarque un autre homme (Grégory Gadebois, absolument différent de d'habitude), boucher, une sorte d'ogre brutal avec sa mère mais aussi bienfaisant qui veut reconnaître l'enfant. Qui est vraiment son père? L'enfant est carrément génial (Bojtorjàn Barabas) dans cette ambiance délétère communiste d'après guerre, mais ces allers venues continuels fatiguent à un moment. Dommage mais c'est à voir. 

jeudi 12 mars 2026

Les sept cadrans

 

Les sept cadrans de Chris Chibnall (G.B) ¤ 1 saison, 3 épisodes

Un gros bof pour cette histoire d'Agatha Christie où l'on trouve pêle-mêle trois morts, une secte mystérieuse, un manoir magnifique, un policier effacé, une fille de bonne famille audacieuse ... avec toutes les lourdeurs d'un téléfilm en costume, époque 1925. C'est comme toujours chez Agatha un peu confus et alambiqué. Il y a d'autres séries à voir en priorité.

Scarlet et l'éternité

 

Scarlet et l'éternité de Mamoru Hosoda (Japon) °°° 1 H 52

Adaptation très poétique d'Hamlet version féminine. Après le très très beau "Garçon et la bête" voici une héroïc fantaisie aux images éblouissantes. Il y a des passages dans le désert de toute beauté avec des tempêtes de sable, des caravanes, on s'y croirait, une imagination visuelle incroyable ( et quelques autres un peu moins réussis) Donc tout n'est pas pourri au royaume du Danemark. On peut y voir quantité de références à d'autres récits fondateurs pour notre plus grand plaisir. Un très beau film d'animation à ne pas rater. 

The night agent 3

 

The night agent de Shawn Ryan (U.S)°° 3 saisons, 30 épisodes ( saison 4 prévue) Netf.

Peut-être serait-il judicieux de s'arrêter à la saison 3 parce qu'on commence à comprendre à quoi ressemblent d'avance les épisodes. Il en faut au moins trois pour qu'on accroche mais comme c'est bien fait , on va jusqu'au bout. Encore une histoire de gros sous avec la présidence des U.S mise en cause cette fois-ci. Un nouveau complot rondement mené avec pertes sérieuses. Pourquoi pas.



mercredi 11 mars 2026

Le testament d'Ann Lee

 

Le testament d'Ann Lee de Mona Fastvold (U.S) °° 2 H 14

Etonnant, gonflé mais long et pesant. Comédie musicale sur une meneuse de secte de protestants dissidents, les shakers,  qui prient par le chant et la danse. La mise en scène est vraiment intéressante, osée, passionnante mais j'ai toujours eu de mal à suivre les illuminés même si c'est une partie de l'histoire des U.S. en dérangeant l'ordre établi par leur neutralité, l'égalité homme-femme et l'abstinence.  Amanda Seyfried est incroyable, elle a là, son plus beau rôle. Pourquoi pas.

Le son des souvenirs

 

Le son des souvenirs de Oliver Hermanus (U.S) °° 2 H 09

Mélo assumé qui tarde à démarrer  mais qui finit en beauté. Pendant la première heure les chants folkloriques chantés par nos deux tourtereaux ( Josh O'Connor toujours aussi parfait, et Paul Mescal toujours aussi craquant) peuvent ennuyer sérieusement. Mais cette histoire qui lorgne vers "Brockebak montain" en moins bien, tirera des larmes aux plus durs d'entre nous parce que les amours qui foirent alors qu'elles auraient pu se dérouler simplement nous plongent dans une mélancolie qui réveille de vieux souvenirs (Maurice, Le temps d'aimer...). A voir. 

mardi 10 mars 2026

Alter ego

 

Alter ego de Nicolas Charlet & Bruno Lavaine (Fr) ° 1 h 39

Frustré. Deux "Lafitte" pour le prix d'un cela promettait deux fois plus de rire mais ce film pas très drôle est assez décevant. Alex a un nouveau voisin Axel qui est son parfait sosie mais avec cheveux et qui a tout en mieux, la maison, la femme etc... donc jalousie jusqu'à la haine. Comique de situation avec une scène assez réussie très moliéresque. Le reste ....

lundi 9 mars 2026

Un voleur sur le toit (Roofman)

 

Roofman de Derek Cianfrance (U.S) ° 2 H 06

L'histoire vraie d'un père de famille, voleur de McDonald, qui après s'être évadé de prison a vécu 6 mois dans un grand magasin au nez et à la barbe de tous. C'est gentil sans plus. Channing Tatum et Kristen Dunst sont sympas mais bon....

Pédale rurale

 

Pédale rurale d'Antoine Vasquez (Fr) ° 1 H 24

Documentaire très léger sur un gay rural qui organise une Pride avec ses copains du coin. Pas de quoi se relever la nuit même si ce Benoit est plutôt sympathique. On n'apprend pas grand chose sur le lieu ni sur la vie de chacun sur leur condition face aux ruraux qui ont l'air plutôt arrangeants. Bof.

samedi 7 mars 2026

Woman and child

 

Woman and child de Saeed Roustaee (Iran) ° 2 H 11 

Déçu. Après "La loi de Téhéran" et Leïla et ses frères" on a du mal à croire que ce film est du même réalisateur . Cette histoire de femme victime d'une société corseté est too much. Un fiancé qui la trompe avec sa sœur à la veille du mariage, son enfant insupportable ( mais vraiment à baffer) qui se tue en sautant par la fenêtre pour échapper à un soi-disant au papy qui le frappe, une mère et une sœur dont on ne comprend jamais le comportement et tout ça dans un climat lourdingue avec un film qui s'étire à n'en plus finir. Ce n'est que portes qui se ferment, qui s'ouvrent, des vitres où l'on écrit et obstruent le cheminement des choses. Un gros bof.

Le chant des lions

 

Le chant des lions de Julien Delpech et Alexandre Foulon ( Tristan Bernard) °°° 1 H 40

Formidable. Enfin une pièce que l'on a plaisir à suivre de bout en bout. D'abord par son sujet l'histoire d'une chanson qui va marquer l'histoire ( Kessel, Druon et Germaine Sablon) par la mise en scène de Charlotte Matzneff, imaginative, rythmée comme il faut, astucieuse avec une pointe d'audace, par le choix d'y intégrer des chansons superbement chantées par Marina Pangos et accompagnées en direct par un musicien touche à tout (cf. la SNCF) un décors sobre mais très efficace et l'interprétation sans faute de tous les comédiens. Elodie Colin, Mehdi Bourayou, Eric Chantelauze, Thierry Pietra et Thibault Pinson. A découvrir sans attendre.

vendredi 6 mars 2026

Un village français

 

Un village français de F. Krivine, P. Triboit, et E. Daucé (Fr) °°° 7 saisons, 72 épisodes

Juin 40 à Villeneuve, petit village du centre de la France. On va suivre pendant 72 épisodes (Il faut avouer que cela fait long) les habitants confrontés à l'occupation allemande qui va durer cinq ans. Daniel maire du village qui essayer de gérer au mieux (ce qui sera rare) Hortense sa femme amoureuse d'un allemand ( et le pire d'entre eux) Raymond ( chef d'entreprise) sa femme (la pire garce qui soit), et tous les autres ordinaires ou héroïques, collabos ou résistants, patriotes du début ou opportunistes de la dernière heure. Période de tous les dangers, début d'une nouvelle ère, de nouvelles règles. La faim, la mort, la survie, trahisons, la peur, la déportation des juifs etc...C'est passionnant, émouvant, addictif même si la cinquième saison est un peu plus molle, mais la fin est prenante. L'interprétation de tous les acteurs, petits et grands rôles sont absolument fabuleux à l'image de Robin Renucci , génial. A voir.

Jumpers

 

Jumpers de Daniel Chong (U.S) ° 1 H 45

Petit film d'animation qui plaira aux plus petits, important pour une prise de conscience écologique. Mais il ne vaut pas "Le robot sauvage". L'histoire met un certain temps à démarrer et finit au eau de boudin cucul. Mais il y a quand même de très bons moments en compagnie de notre jeune fille robotisée en castor et qui compilent nombreuses références au cinéma. Un pourquoi pas indulgent. 

jeudi 5 mars 2026

La maison des femmes

 

La maison des femmes de Mélisa Godet (Fr) °°° 1 H 50

Dans la lignée de "Je verrai toujours vos visages" ce film hyper émouvant raconte la structure "La maison des femmes" en lutte contre sa fermeture et avec l'administration. C'est autant de visages de femmes battues, violées, torturées etc qu'on oubliera pas de sitôt, autant d'histoire poignantes qui nous remuent le ventre. Le film est servi par des actrices(eurs) absolument merveilleuses: Karin Viard, Eye Haïdara, Laetitia Dosch, Juliette Armanet, Pierre Deladonchamps, Laurent Stocker, Jean-Claude Trichet et toutes les comédiennes qui donnent une vérité dingue aux patientes. A voir absolument.

Orwell : 2+ 2 = 5

Orwell: 2+ 2 = 5 de Raoul Peck (Fr/U.S) °°° 1 H 59

Documentaire passionnant et très riche construit sur un parallèle entre le roman d'Orwell 1984 et l'actualité d'aujourd'hui en passant par la fin du XX ème. Sur l'île de Jura en Ecosse, atteint de tuberculose il écrit. Le réalisateur se sert de ses cahiers. C'est foisonnant, il n' y a pas une seconde pour respirer, digérer toute cette actualité anxiogène. Il reprend les slogans de 84: La guerre c'est la paix, La liberté c'est l'esclavage etc... et on revit effaré, Gaza, La Birmanie, Haïti, La Corée du Nord, Hitler, Franco ... sans oublier Trump, Méloni, Xi Jinping, Poutine, Netanyahou, Le pen, Zémour. Un film hommage magnifique à monter dans toutes les écoles et aux adultes avant d'aller voter l'an prochain.

mercredi 4 mars 2026

Pillion

 

Pillion de Harry Lighton (G.B) °°° 1 H 46

Etonnant et chaud bouillant. Alexander Skarsgard et Harry Melling n'ont pas eu froid aux yeux quand ils ont accepté ce film de bikers sadomaso. Le premier hyper sexy impose une relation de domination pour le plus grand plaisir de l'autre, timide, "moche" (on peut le dire). Mais ce film n'est pas que cela, il raconte une relation incroyable, vivante et pas si malsaine puisqu'elle révèle une sorte d'amour, comme celle de la bête et la belle. Une tragicomédie sulfureuse ( il y a quelques scènes assez hot) mais aussi tendre avec des codes différents ( l'acceptation des parents, de la différence, l'audace des situations, le mystère des désirs). A découvrir par un public averti.

lundi 2 mars 2026

Coutures

 

Coutures d'Alice Winocour (Fr) °°° 1 H 43

Ce n'est pas un film sur la mode même s'il se passe à l'approche de la Fashion Week et qu'il se déroule au milieu de tissus mais plutôt des portraits de femmes qui apprennent. Bien sûr la couturière (Garance Marillier) qui façonne pour la première fois la robe d'ouverture du défilé, mais aussi Ada (Anyier Anei) qui arrive du Soudan du Sud pour un premier défilé et qui essaie de conjurer sa peur comme enfin Maxine (Angelina Jolie) qui se découvre un cancer . C'est un très beau film, un peu fragile mais émouvant qui nous évite tous les clichés du film de mode. A découvrir.



samedi 28 février 2026

Claire Tabouret

 

Claire Tabouret: D'un seul souffle (Grand Palais) °°

Choisie pour réalisée six baies du bas côté sud de la nef de Notre Dame Claire Tabouret expose ses maquettes grandeur nature. Création autour de la Pentecôte, six futurs vitraux contemporains conçus avec les ateliers Simon-Marq. Le premier St Joseph, intitulé "Ils se trouvaient tous réunis dans un même lieu" retient l'attention, un cercle d'hommes très bien construit comme une invitation à partager leur recueillement, après faut voir...

Grottesco Eva Jospin

 

Eva Jospin Grottesco (Grand palais) °°

Grotesque. Ce n'est pas le ressenti de l'expo d'Eva Jospin mais son titre, motif de la grotte, avec un rapport avec la découverte de le grotte de Néron ( nom d'un chien) qui présente une paroi rocheuse alambiquée. Fait de carton découpé, travaillé elle construit ponts et monts, une sorte de temple de sybille inspiré par le parthénon de Rome, un petit Duomo etc... Peut-être en réunissant toutes ces petites œuvres, elle pourrait en faire une monumentale intéressante, ce n'est pas vraiment ma tasse de thé mais par contre ses deux tapisseries couleur en laine m'ont beaucoup plu.

vendredi 27 février 2026

Sebastião Salgado

 

Sebastião Salgado ( Mairie de Paris) °°° 

Magnifique expo du photographe au talent incroyable, comme un documentaire humaniste. Des mines de Bolivie, aux forêts amazoniennes en passant par l'Afrique et sa décolonisation, Paris, s'arrêtant sur les travailleurs de tout pays, les paysages grandioses de l'Antarctique etc... on n'en prend plein les yeux.  Quand on connait son parcours: la reforestation, ses engagements et tout le reste on ne peut que saluer un grand bonhomme. A voir absolument.

Chers parents

 

Chers parents de Emmanuel Patron (Fr) ° 1 H 26

On ne retrouve pas l'esprit très drôle de la pièce et c'est dommage. tout semble téléphoné. Les répliques tombent un peu à côté pourtant la distribution est alléchante. C'est un faux jeu de massacre et qui du coup ne fonctionne pas. Seul, en deux scènes, Bernard Alane apporte un peu de vérité. On peut éviter.

jeudi 26 février 2026

La femme qui n'aimait pas Rabbi Jacob

 

La femme qui n'aimait pas Rabbi Jacob de jean-¨Pierre Daguerre (Petit Montparnasse) °°° 1 H 30

L'incroyable histoire de Danielle Cravenne , femme de Georges, et ami de Gérard Oury qui détourna un avion sur l'aéroport de Nice pour protester contre la sortie du film "Les aventures de Rabbi Jacob" qu'elle trouvait dangereuse vu le contexte de l'époque. Fait étonnant, très bien mis en scène (avec une exploitation de télés qui pour une fois servent à quelque chose) et très bien interprété, avec un Louis de Funès épatant. A voir.

Rue Màlaga

  

Rue Màlaga de Maryam Touzani (Esp/Maroc/Fr/All/Bel) °°° 1 H 56

Bain de jouvence. Maria Angeles, 79 ans, espagnole, a passé toute sa vie rue Malaga, quartier tranquille et commerçant de Tanger. Elle y est bien même si la routine guette. Sa fille débarque de Madrid et parce qu'elle a des problèmes d'argent décide de vendre l'appartement qui lui appartient et de mettre sa mère en Ehpad. C'était sans connaître cette femme qui va se rebeller et vivre une seconde vie. Drôle, tendre, magnifiquement et espièglement joué par Carmen Maura, ce film fait du bien et sous ses airs gentillets a même un côté audacieux: les scènes de nudité sont d'une sensualité rare vu l'âge des amoureux. Un petit régal.

mercredi 25 février 2026

Marty supreme

 

Marty supreme de Josh Safdie (U.S) ° 2 H 29

Eloge de la goujaterie. Cet homme-enfant persuadé d'être un génie du ping-pong et sûr de sa réussite va écraser tout sur son chemin: sa copine, ses amis, ses rencontres quitte à mentir, voler, blesser, tuer etc... c'est affligeant. Certes la performance de Chamalet, dans un rythme effréné et fatigant, est indéniable mais pour défendre quoi? L'appât du gain, la quête de reconnaissance dans un tourbillon insupportable. C'est invraisemblable, bourré de clichés (qu'on reprocherait à quiconque, la sortie sur les camps est à vomir) et tout est l'avenant ( le chien d'Abel Ferrara, la grossesse d'Odessa A'Zion, la femme objet Gwyneth Paltrow à mille lieux de me too, l'ami d'enfance autiste, le copain noir qu'on gruge (et pas rancunier) cela n'en finit pas. On a envie de botter le cul de ce merdeux mais une scène avec une raquette nous venge et sauve le film in extrémis. Petit beurk.

mardi 24 février 2026

Le rêve américain

 

Le rêve américain d'Anthony Marciano (Fr) °° 2 H 01

Deux français aux rêves qui dépassent l'entendement vont devenir des agents des joueurs de la NBA. C'est le genre de film qui d'habitude ne m'intéresse pas, pour différentes raisons, d'abord le basket est pour repoussoir, le modèle américain auquel il faut se plier pour être reconnu, le monde de l'argent etc... mais cette histoire vraie de Jérémy Medjana et Bouna Ndiaye incarnée par Zadi et Quenard tient la route, évite les facilités, décrypte tout le processus sans oublier le côté sombre de la force. Alors oui, pourquoi pas. 

Gourou

 

Gourou de Yann Gozlan (Fr) °° 2 H 06

Sorte de huis clos qui se passe dans de grandes salles de conférences où Matthieu (Pierre Niney assez impressionnant) soulève les foules suivant un mentor américain dans l'affirmation de soi. Tout est en surchauffe , le gourou, les salles, la mise en scène. Une ministre veut imposer des diplômes (qu'il n'a pas) et donc stopperait son ascension. Il utilisera tous les moyens pour arriver à sa fin (ou pas). Personnage très antipathique dont on suit le parcours sans qu'on ait envie qu'il réussisse. Etonnant.



dimanche 22 février 2026

The rip

 

The rip de Joe Carnahan (U.S) ¤ 2 H 13

Le degré zéro du film d'action. Au cœur d'une équipe de flics de Miami, la méfiance s'installe quand ils découvrent une forte somme d'argent dans une planque. Ils n'y comprennent rien, mais on les rasure nous non plus. C'est débile. Passez votre chemin.

Bistromania

 

Bistromania de Marie-Sophie Chambon (Fr) °°° 1 saison, 9 épisodes

Dans le milieu de la grande restauration trois amis, la vingtaine, décident d'ouvrir leur propre restaurant pour  des raisons qui leur sont propres. L'une après cinq ans d'apprentissage souffre physiquement du rythme imposé, de la violence des services, une autre est agressée sexuellement par un chefaillon, une troisième asiatique par timidité ou culturellement ne sait pas dire non et le dernier travaille dans un guide culinaire et veut s'ouvrir aux réseaux sociaux. Vont-ils réussir leur pari: il leur faut un endroit, de l'argent, et tellement d'autres choses que l'entreprise semble impossible. Très belle série dynamique, intéressante et addictive. A voir.

Marsupilami

 

Marsupilami de Philippe Lacheau (Fr) °° 1 H 39

C'est ma foi une assez bonne surprise. Bien sûr cela ne donne pas dans la dentelle mais les gags souvent font mouche. La bande à fifi se frotte aux anciens et ça marche. Le réalisateur privilégie la vitesse, le rythme, le trash. Il y a de grands moments drolatiques, d'autres moins réussis, plus lourdingues mais dans l'ensemble on passe un bon moment. On n'est pas dans la tendresse d'un Chabbat mais dans l'immédiateté du gag. Pourquoi pas.

Nuremberg

 

Nuremberg de James Vanderbilt (U.S) °° 2 H 28

C'est toujours délicat de nos jours de s'emparer d'un tel sujet car au moindre faux pas on vous traite d'antisémite ou votre façon de faire porte à confusion. Je trouve que le réalisateur s'en sort plutôt très bien et évite le grand Guignol, même si deux, trois scènes sont assez appuyées (le quai de gare, les rapports souvent un peu trop too much entre Rémi Malek (Le psy) et Russel Crow ( Göring)). Mais il évite aussi pas mal de piège; sa durée pour une fois ne gène pas trop. Pourquoi pas.

vendredi 20 février 2026

Maigret et le mort amoureux

 

Maigret et le mort amoureux de Pascal Bonitzer (Fr) ° 1 H 18

Qu'on me dise quel est l'intérêt de ce film qui ressemble comme deux gouttes d'eau aux nombreuses adaptations télévisuelles des années passées. L'intrigue n'accroche pas. On se fout se savoir qui a tué cet ambassadeur. Podalydès est un autre Maigret crédible, Anne Alvaro sobre et inquiétante comme d'hab et quantité de petits rôles complètent des personnages à une seule scène qui n'apporte rien. Bof.

jeudi 19 février 2026

Dans le couloir

 

Dans le couloir de Jean-Claude Grimberg (Théâtre Hébertot) °° 1 H 10

Cela ressemble un peu à du Beckett; un vieux couple, Christine Murillo et Jean-Pierre Darroussin parlent à leur fils enfermé dans sa chambre à travers une porte, sans trop savoir au début s'il est réellement là. Un fils de 40 ans aux cheveux blancs. Il ne répond jamais. Pourquoi on ne le sait pas trop. Il semblerait qu'il accepte de dire quelques mots énigmatiques qui auront peut-être une explication au final. Cruel, drôle, comme la vie des vieux de nos jours, seuls, abandonnés de leurs enfants qui attendent la mort. Pourquoi pas.

Un monde fragile et merveilleux

 

Un monde fragile et merveilleux de Cyril Aris (Liban/U.S/All) °°° 1 H 49

Beyrouth. Un garçon , une fille voisins et amis enfants, se retrouvent adultes dans des conditions drolatiques. Alors que la ville s'écroule, eux, essaient de construire une histoire d'amour dans le chaos ambiant. Avec beaucoup de flashbacks tendres, ce film est bourré d'émotions, d'humour, à la manière d'Ettore Scola de "Nous nous sommes tant aimés". Et le couple vedette Mounia Akl et Hassan Akil sont hyper attachants. A découvrir. 

mercredi 18 février 2026

After the hunt

 

After the hunt de Luca Guadagnino (US) ¤ 2 H 19

Une prof d'université est confrontée à la dénonciation d'une brillante étudiante contre un de ses collègues. Elle-même est détentrice d'un secret qui menace d'être révélé. Après "Bigger splash", "Call me by your name", "Challengers", "Queer", Guadagnino sévit encore une fois avec un film long, vide, bavard, avec une narration poussive, un film sur la cancel culture gâché par la suffisance du réalisateur.


Le mystérieux Regard du flamant rose

 

Le mystérieux Regard du flamant rose de Diego Cespedes (Chili) °° 1 H 49

Dans le désert chilien, au début des années 80, vivent en communauté quelques transsexuels dont certains sont malades du HIV, sous la tutelle de mama Boa, femme forte qui mène tout cela à sa façon. Elle a donné un nom d'animal à toutes, dont Flamenco (Flamant rose) parce qu'elle avait des jambes interminables qui a adopté une petite fille devenue ado. L'entourage les déteste et en a peur. Film étrange, attachant, où l'intolérance n'est que façade et où surtout triomphe l'amour. Entre Almodovar et John Waters. A découvrir.



Promis le ciel

 

Promis le ciel d'Erige Sehiri (Tun) °°° 1 H 32

Film magnifique, très dur, sur des femmes africaines en situation précaire en Tunisie. Trois fois primé à Angoulême. Il tourne autour d'une pasteure ivoirienne (Aïssa Maïga), journaliste qui vit à Tunis et qui héberge une étudiante prometteuse et une maman qui cherche à s'en sortir (Deborah Christelle Lobe Naney absolument géniale de naturel, une force de la nature qui vous arrache des larmes). Trouver sa place quand tout autour de vous n'est que danger, racisme, violence, un sujet traité avec finesse, tendresse  et qui nous bouleverse.

mardi 17 février 2026

Submersion

 

Submersion de Byung-woo Kim (Corée) ¤ 1 h 46

Film "catastrophe" très nul qui imagine la submersion de la Corée sous les eaux qui montent à n'en plus finir. C'est bête, irréaliste et très mal joué. J'avais envie que le fils de l'héroïne se noie tellement il est insupportable. A éviter pour gagner deux heures de temps.

Urchin

 

Urchin de Harris Dickinson (G.B) ° 1 H 39

Je n'ai jamais réussi à éprouver la moindre empathie pour ce paumé insupportable qui épuise toute personne susceptible de l'aider. H. Dickinson n'a pas choisi la facilité pour son premier film. On s'ennuie ferme (j'ai entendu un spectateur ronflé fortement, et je l'ai compris). Du réalisme, de l'onirisme aussi mais trop, c'est trop, cet oursin ne passe pas vraiment.

lundi 16 février 2026

La grazia

 
La grazia de Paolo Sorrentino (I) °° 2 h 13

Terriblement long. Même si j'adore la façon de filmer du réalisateur, ses plans, ses cadres, ses choix de mise en scène pourquoi étirer à l'infini une histoire somme toute très simple. Cela gâche le vrai plaisir qu'on a avec ce film qui raconte les six derniers mois de présidence italienne d'un homme qui devra choisir sur une loi pour l'euthanasie, et la grâce de personnes emprisonnées. Quand même intéressant.

A pied d'œuvre

 

A pied d'œuvre de Valérie Donzelli (Fr) °°° 1 h 32

Enfin un bon film en cette année 2026 et ce n'était pas gagné, vu le sujet: un photographe arrête son métier pour devenir écrivain à plein temps et vivote de petits métiers pour survivre. Pas très folichon mais c'est sans compter sur la réalisation parfaite de Donzelli et le talent de Bastien Bouillon. Un glissement inéluctable vers la précarité sans effet d'aucune sorte. A noter tous les petits rôle sont joués par des comédiens de talent: Ledoyen, Donzelli, P. Katrine, Barazzone, Marie Rivière, Claude Perron, Michel Gondry, Christopher Thompson etc... et surtout André Marcon. A voir.

dimanche 15 février 2026

Aucun autre choix

 

Aucun autre choix de Park Chan-wook (Corée) ° 2 H 19

Après Costa-Gavras, une nouvelle version du "Couperet" de D.E Westlake. Une vision plus trash, plus comique mais pas forcément plus réussie. Pendant la première heure, on s'ennuie ferme et les scènes excentriques et exagérées fatiguent. Tout foire tout le temps et notre héros aura toutes les peines du monde à éliminer la concurrence pour son futur emploi. Même si certaines scènes sont réussies je reste dubitatif. Mais à vous de voir.

samedi 14 février 2026

Le gâteau du président

 
Le gâteau du président de Hasan Hadi (Irak) °° 1 H 42

Un film irakien, ce n'est pas courant aussi on est ravi de pouvoir découvrir le sud de ce pays, une région de marais tout à fait cinématographique. Nous sommes sous le règne de Saddam Hussein dont le culte de la personnalité se voit à chaque image. Pour son anniversaire, il demande aux enfants des écoles de lui faire un gâteau. Pas de chance le titrage au sort désigne Lamia, une bonne élève, mais pauvre qui vivote avec sa grand mère. Commence une chasse à l'ingrédient pour composer ce gâteau épique dans les rues qui va tourner au cauchemar (même s'il y a quelques scènes drôles). On pense à Vittorio de Sica (du vélo) tant les malheurs s'enchaînent sur cette magnifique petite Baneen Ahmad Nayyef qui crève l'écran. A découvrir.

vendredi 13 février 2026

Dreams

 

Dreams de Michel Franco (Mex) °°° 1 H 35

Cynique. Un danseur mexicain franchit clandestinement la frontière U.S pour entrer dans une compagnie de San Francisco et retrouver sa directrice dont il est l'amant. Mais sa présence tant appréciée sexuellement dérange en dehors des ébats. Rapports de force, pouvoir de l'argent, différence sociale, tout ne va pas se passer simplement. Chacun se comportant de façon assez dégueulasse jusqu'à la dernière scène horrible. Dans une mise en scène âpre et sobre, Jessica Chastain et Isaac Hernandez sont parfaits. A découvrir.  

Send help

 

Send help de Sam Raimi (U.S) °° 1 H 53

Jubilatoire. C'est le retour de Sam Raimi qui nous amuse plus qu'il nous effraie avec cette robinsonnade gore. Un patron hors sol, prétentieux et un brin tyrannique se retrouve sur une île déserte après le crash de son avion en compagnie d'une secrétaire qu'il ne peut pas blairer parce que, quoique très compétente et jeune, ressemble plus à Carmen Cru qu'à Margot Robbie. S'en suit une guerre des Roses très réjouissante. Amusant.

jeudi 12 février 2026

Diamanti

 

Diamanti de Ferzan Ozpetek (It) °° 2 H 15

Malgré les critiques pas très élogieuses je trouve ce film généreux et plein de tendresse. Le réalisateur veut rendre hommage aux femmes, surtout aux actrices. Il imagine un atelier de couture où est représenté un panel de femmes ( amoureuse, battue, la cheffe tyrannique, l'alcoolique etc..) mais sans être trop démonstratif. C'est souvent attachant, quelque fois drôle mais toujours intéressant. A découvrir.

The mastemind

 

The mastermind de Kelly Reichardt (U.S) °°° 1 H 50

Très joli film qui s'apprécie petit à petit. Le générique illisible fait craindre le pire, surtout que le début est franchement raté mais dès que l'action ( c'est un grand mot puisqu'il s'agit d'un faux film de braquage) commence on est, encore une fois, sous le charme de Josh O'Connor monstre d'égoïsme même s'il semble ne pas s'en rendre compte, un homme commun, sans qualité qui se rêve cambrioleur et qui s'y jette avec de l'aide de branquignoles à qui je ne confirais pas la garde de mon chat. Amérique moche des années 80, dans le Massachusetts, la réalisatrice déroule sa mélancolie, son cynisme, dans un décors visuel et sonore qui ponctue l'actualité et qui s'amuse avec nous, avec un héros pas à la hauteur, et des seconds rôles qui déjouent tout espoir. La fin est magnifique comme quoi... A découvrir.

mercredi 21 janvier 2026

Le mage du Kremlin

 
Le mage du Kremin d'Olivier Assayas (fr) °° 2 H 36

L'ascension de Vladimir Poutine décortiqué avec brio dans une belle adaptation de Giuliano da Empoli, sous l'emprise redoutable et cynique de Vadim Baranov, (Vladislav Sourkov, en vrai) homme de l'ombre comme un poisson dans les eaux troubles des arcanes du pouvoir. Thriller efficace, long, très long, comme une piqûre de rappel (Boris Eltsine, le capitalisme sauvage du début, les oligarques richissimes, les trafiquants, Autocratie, complotisme, etc...) A découvrir.

Un jeune homme de bonne famille

 

Un jeune homme de bonne famille de Sébastien Lifshitz (Fr) °° 1 H 30

Autre documentaire de Lifshitz sur un acteur porno homo de films hétéros. On replonge dans les années 70 80, ce qui est intéressant: la libération sexuelle, le Paris ouvert, l'industrie pornographique, la censure, l'arrivée du SIDA mais on reste un peu en dehors parce que c'est un peu lisse. Mais la vie de Claude est vraiment hors norme, il vit en Ariège et se raconte avec émotion mais avec trop de détachement. Pourquoi pas.

Hamnet

 

Hamnet de Chloé Zhao (U.S/G.B)°° 2 H05

Ceci n'est pas un biopic, mais une histoire d'amour . Un film sur le deuil. Comment réagit-on à la perte d'un enfant. Il faut attendre la toute fin de l'histoire pour entendre le nom de Shakespeare. Tout cela par le regard de sa femme Agnès. Le film n'a rien d'exceptionnel mais on se laisse charmer par le doux visage de Paul Mescal et l'énergie de Jessie Buckley. Pourquoi pas.

mardi 20 janvier 2026

Sans pitié

 

Sans pitié de Julien Hosmalin (Fr/Bel) °° 1 h 33

Film dont on a l'impression de l'avoir déjà vu mais honnête, bien joué par Adam Bessa le taciturne et Tewfik Jallab plus atrabilaire. Dans le milieu des forains un traumatisme resurgit. Le retour au pays du fils à l'occasion de l'enterrement de la mère va se transformer en cauchemar. Le côté sympa est de voir une communauté souvent décriée plus sereine et accueillante. Pourquoi pas.